The Fort Worth Press - Avec "Peter von Kant", Ozon convoque l'esprit de Fassbinder à la Berlinale

USD -
AED 3.672497
AFN 64.000233
ALL 81.141852
AMD 369.280072
ANG 1.789884
AOA 918.000317
ARS 1387.744127
AUD 1.378035
AWG 1.80125
AZN 1.708457
BAM 1.66265
BBD 2.014749
BDT 122.739232
BGN 1.668102
BHD 0.377779
BIF 2977.17516
BMD 1
BND 1.266375
BOB 6.912147
BRL 4.936103
BSD 1.000319
BTN 94.284014
BWP 13.393294
BYN 2.82688
BYR 19600
BZD 2.011842
CAD 1.363395
CDF 2316.000192
CHF 0.77689
CLF 0.022652
CLP 891.490279
CNY 6.81125
CNH 6.797499
COP 3728.58
CRC 458.882886
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.737647
CZK 20.62015
DJF 178.129529
DKK 6.345555
DOP 59.489098
DZD 132.260355
EGP 52.718601
ERN 15
ETB 156.191986
EUR 0.849203
FJD 2.181101
FKP 0.735472
GBP 0.733775
GEL 2.680593
GGP 0.735472
GHS 11.253597
GIP 0.735472
GMD 73.516915
GNF 8779.111037
GTQ 7.638065
GYD 209.28562
HKD 7.831115
HNL 26.592878
HRK 6.398399
HTG 131.015429
HUF 301.928019
IDR 17302.25
ILS 2.901355
IMP 0.735472
INR 94.10355
IQD 1310.409317
IRR 1312999.99976
ISK 122.119713
JEP 0.735472
JMD 157.559837
JOD 0.708986
JPY 156.310502
KES 129.150131
KGS 87.420504
KHR 4012.462436
KMF 419.000295
KPW 900.010907
KRW 1449.770026
KWD 0.30771
KYD 0.833606
KZT 463.246483
LAK 21952.079977
LBP 89578.733949
LKR 322.106516
LRD 183.561655
LSL 16.321053
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.327387
MAD 9.168463
MDL 17.210233
MGA 4153.5787
MKD 52.354442
MMK 2099.841446
MNT 3580.445259
MOP 8.06845
MRU 40.023293
MUR 46.719719
MVR 15.454995
MWK 1734.539906
MXN 17.208599
MYR 3.909495
MZN 63.910195
NAD 16.320915
NGN 1358.569936
NIO 36.809868
NOK 9.272255
NPR 150.856686
NZD 1.673401
OMR 0.384439
PAB 1.00031
PEN 3.464888
PGK 4.353426
PHP 60.277982
PKR 278.719136
PLN 3.588104
PYG 6122.509702
QAR 3.646217
RON 4.469702
RSD 99.69304
RUB 74.553769
RWF 1466.504015
SAR 3.758223
SBD 8.019432
SCR 13.728947
SDG 600.500282
SEK 9.20459
SGD 1.265685
SHP 0.746601
SLE 24.650193
SLL 20969.496166
SOS 571.690887
SRD 37.430987
STD 20697.981008
STN 20.827577
SVC 8.752758
SYP 110.548305
SZL 16.315722
THB 32.056023
TJS 9.348017
TMT 3.505
TND 2.901604
TOP 2.40776
TRY 45.248497
TTD 6.76678
TWD 31.356504
TZS 2597.505751
UAH 43.802978
UGX 3741.312987
UYU 39.99779
UZS 12121.753102
VES 493.496435
VND 26310
VUV 118.093701
WST 2.711513
XAF 557.627717
XAG 0.01224
XAU 0.00021
XCD 2.70255
XCG 1.80278
XDR 0.694413
XOF 557.637198
XPF 101.384408
YER 238.624998
ZAR 16.311525
ZMK 9001.193347
ZMW 19.055796
ZWL 321.999592
  • AEX

    -12.0700

    1019.42

    -1.17%

  • BEL20

    -85.5500

    5469.75

    -1.54%

  • PX1

    -97.1000

    8202.08

    -1.17%

  • ISEQ

    6.4700

    12943.75

    +0.05%

  • OSEBX

    -22.2200

    1979.14

    -1.11%

  • PSI20

    -132.5200

    9134.3

    -1.43%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.2800

    3998.61

    -2.16%

  • N150

    -54.0100

    4199.02

    -1.27%

Avec "Peter von Kant", Ozon convoque l'esprit de Fassbinder à la Berlinale
Avec "Peter von Kant", Ozon convoque l'esprit de Fassbinder à la Berlinale

Avec "Peter von Kant", Ozon convoque l'esprit de Fassbinder à la Berlinale

François Ozon a fait souffler l'esprit des années 1970 pour l'ouverture de la Berlinale avec son "Peter von Kant", une relecture passionnée d'une figure tutélaire du cinéma allemand, Fassbinder, en course pour l'Ours d'Or.

Taille du texte:

Il y a quarante ans, l'oeuvre originale de Rainer Werner Fassbinder, "Les larmes amères de Petra von Kant", était montrée lors de ce même festival.

La présentation de cette nouvelle version, librement inspirée de l'originale, tenait à coeur à François Ozon, cinéaste stakhanoviste et éclectique, pour qui le réalisateur et homme de théâtre allemand décédé il y a trente ans est un modèle, dont il s'était déjà inspiré pour "Gouttes d'eau sur pierres brûlantes" (2000).

Il a choisi cette fois une oeuvre qui explore la nécessité et l'impossibilité d'aimer, ainsi que l'ivresse du pouvoir qui guette les artistes.

Dans sa version, le personnage principal, Petra von Kant, est remplacée par son alter ego masculin, Peter, interprété intensément par l'un de ses acteurs fétiche, Denis Ménochet ("Dans la maison", "Grâce à Dieu").

Il incarne un réalisateur égocentrique qui tombe fou amoureux d'un acteur débutant, Amir, interprété par Khalil Gharbia, dont c'est le premier rôle de cinéma. Une passion dévorante qui va finir par se retourner contre Peter von Kant lorsqu'Amir va prendre son indépendance, sous les yeux de l'une des anciennes muses du réalisateur, interprétée par Isabelle Adjani. Ultime clin d'oeil à l'histoire du cinéma, l'actrice allemande Hanna Schygulla, qui jouait dans la version de Fassbinder, reprend du service.

Dans cette réalisation en forme de déclaration d'amour au cinéma, qu'il a autoproduit, le réalisateur de "8 Femmes" ou "Swimming Pool" démontre une nouvelle fois sa capacité à créer des univers singuliers et très différents d'un film à l'autre, avec cette fois une envie de "refilmer les années 1970", l'une de ses périodes favorites.

"Ce qui m’intéressait, c'était d'incarner et de faire comprendre la souffrance de ce personnage de Peter von Kant", qui désespère en découvrant que "l'amour pur" n'existe pas, a ajouté François Ozon en présentant son film à Berlin.

- Réconcilier les cinémas -

Projeté jeudi soir en séance de gala, "Peter von Kant" ouvre la course à l'Ours d'Or, rabotée à six jours cette année contre une dizaine habituellement en raison de la crise sanitaire. Ce qui n'empêche pas les festivaliers de célébrer leurs retrouvailles avec les salles, après un ersatz de festival l'an dernier, en ligne uniquement.

Au total, au cours de cette 72e édition, 18 films seront visionnés par le jury, qui s'est retrouvé physiquement autour de son président, le grand nom américain du thriller M. Night Shyamalan ("Sixième Sens", "Incassable").

A ses côtés, le réalisateur japonais Ryūsuke Hamaguchi, tout juste auréolé de quatre nominations aux Oscars dont celui de meilleur réalisateur pour "Drive My Car", ainsi que le cinéaste brésilien Karim Aïnouz, la réalisatrice Zimbabwéenne Tsitsi Dangarembga ou l'actrice danoise Connie Nielsen, connue notamment pour ses rôles dans "Gladiator" ou de reine des Amazones dans "Wonder Woman".

Alors que la planète cinéma s'inquiète plus que jamais pour son avenir en raison de la pandémie, de l'essor des plateformes et de la crise du cinéma d'art et essai, les jurés ont émis unanimement l'espoir de réconcilier cinéma "commercial" et d'auteur.

"Le rôle de la Berlinale, c'est de déclarer qu'il n'y a pas de fossé" entre ces deux types de cinéma, a souligné Ryūsuke Hamaguchi en conférence de presse, quand Connie Nielsen a souligné que "les festivals de cinéma sont essentiels pour mélanger les choses".

En l'absence de grosses productions américaines et de leurs cortèges de stars, le festival penchera toutefois cette année largement du côté d'un cinéma plus confidentiel.

On retrouvera en compétition des personnalités connues, parfois déjà primées, à l'instar du vétéran italien Paolo Taviani, 90 ans, mais aussi la Française Claire Denis pour la première fois en compétition, ou le premier long-métrage autour des attentats du 13-Novembre à Paris, centré sur un récit de survivants du Bataclan.

S.Palmer--TFWP