The Fort Worth Press - La protection des sources des journalistes ne s'arrête pas aux portes du restaurant

USD -
AED 3.673101
AFN 63.0001
ALL 83.604285
AMD 377.459953
ANG 1.790083
AOA 917.000048
ARS 1395.780301
AUD 1.409334
AWG 1.8025
AZN 1.707104
BAM 1.698067
BBD 2.012346
BDT 122.592856
BGN 1.709309
BHD 0.377696
BIF 2970
BMD 1
BND 1.27672
BOB 6.904306
BRL 5.201801
BSD 0.99914
BTN 92.269556
BWP 13.578585
BYN 2.99684
BYR 19600
BZD 2.009473
CAD 1.370895
CDF 2265.000014
CHF 0.786085
CLF 0.02294
CLP 905.999782
CNY 6.95625
CNH 6.88406
COP 3697.37
CRC 468.334867
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.624965
CZK 21.188039
DJF 177.921328
DKK 6.480435
DOP 60.949943
DZD 132.470393
EGP 52.248031
ERN 15
ETB 157.374993
EUR 0.86726
FJD 2.20855
FKP 0.751829
GBP 0.749299
GEL 2.720232
GGP 0.751829
GHS 10.88497
GIP 0.751829
GMD 73.504849
GNF 8774.999982
GTQ 7.653371
GYD 209.039327
HKD 7.83652
HNL 26.570157
HRK 6.5334
HTG 131.058583
HUF 337.577035
IDR 16956
ILS 3.09713
IMP 0.751829
INR 92.412801
IQD 1310
IRR 1314149.999925
ISK 124.529865
JEP 0.751829
JMD 157.174113
JOD 0.709035
JPY 158.957495
KES 129.422666
KGS 87.45063
KHR 4018.501607
KMF 428.999589
KPW 900.043905
KRW 1487.249884
KWD 0.30655
KYD 0.832653
KZT 481.436783
LAK 21475.000083
LBP 89550.000145
LKR 311.138509
LRD 183.249991
LSL 16.75999
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.409888
MAD 9.394982
MDL 17.430149
MGA 4154.999941
MKD 53.425156
MMK 2100.153228
MNT 3574.497589
MOP 8.064858
MRU 40.11496
MUR 46.702368
MVR 15.459942
MWK 1736.999576
MXN 17.713315
MYR 3.924498
MZN 63.90203
NAD 16.760399
NGN 1355.69364
NIO 36.719758
NOK 9.599499
NPR 147.632919
NZD 1.708481
OMR 0.384496
PAB 0.99918
PEN 3.428501
PGK 4.302502
PHP 59.570011
PKR 279.275012
PLN 3.695295
PYG 6476.931358
QAR 3.64325
RON 4.4223
RSD 101.858027
RUB 82.40247
RWF 1459
SAR 3.754485
SBD 8.05166
SCR 13.094206
SDG 601.000061
SEK 9.26824
SGD 1.276815
SHP 0.750259
SLE 24.597717
SLL 20969.510825
SOS 571.502932
SRD 37.625023
STD 20697.981008
STN 21.6
SVC 8.742121
SYP 110.875895
SZL 16.760018
THB 32.2805
TJS 9.576859
TMT 3.48
TND 2.92101
TOP 2.40776
TRY 44.209102
TTD 6.779043
TWD 31.845046
TZS 2615.000298
UAH 43.89828
UGX 3771.52085
UYU 40.615395
UZS 12105.00028
VES 446.24625
VND 26300
VUV 119.587146
WST 2.754209
XAF 569.538132
XAG 0.012501
XAU 0.0002
XCD 2.70255
XCG 1.800754
XDR 0.70982
XOF 575.503998
XPF 104.220974
YER 238.44249
ZAR 16.65635
ZMK 9001.188047
ZMW 19.488689
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.9500

    1013.71

    +0.59%

  • BEL20

    50.7700

    5179.52

    +0.99%

  • PX1

    46.0300

    7982.33

    +0.58%

  • ISEQ

    -25.9000

    12306.74

    -0.21%

  • OSEBX

    5.7000

    1972.42

    +0.29%

  • PSI20

    41.0800

    9170.82

    +0.45%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    50.3600

    3780.46

    +1.35%

  • N150

    30.4800

    3889.14

    +0.79%

La protection des sources des journalistes ne s'arrête pas aux portes du restaurant
La protection des sources des journalistes ne s'arrête pas aux portes du restaurant / Photo: © AFP/Archives

La protection des sources des journalistes ne s'arrête pas aux portes du restaurant

La protection des sources ne s'arrête pas aux portes d'un restaurant: la Cour de cassation a consacré ce principe en tout lieu, même en dehors des rédactions, une décision très attendue par les journalistes, qui officient de plus en plus à l'extérieur.

Taille du texte:

La plus haute juridiction judiciaire a donné raison, dans un arrêt rendu mardi, au journaliste Philippe Miller, interpellé au cours d'un rendez-vous dans un restaurant et qui contestait la saisie de ses notes, de son ordinateur portable et de son téléphone.

Cette décision était très attendue par les organisations et syndicats de journalistes, qui officient à l'extérieur ou en télétravail et rencontrent leurs sources dans des lieux publics.

"C'est une très grande victoire pour la protection du secret des sources et la profession des journalistes", ont salué les avocats de M. Miller, Pierre-Eugène Burghardt et Bertrand Périer, auprès de l'AFP.

La protection des sources des journalistes n'est pas absolue, et peut être levée par le juge, mais reste essentielle au travail des journalistes. La loi "encadre la saisie des documents et du matériel d'un journaliste lorsqu'elle est réalisée en certains lieux: local professionnel, véhicule professionnel et domicile", a souligné la Cour de cassation dans un communiqué.

"L'interprétation de cet article doit être compatible avec les exigences formulées par la Cour européenne des droits de l'Homme", poursuit-elle. "Quel que soit l'endroit où sont saisis ses documents ou son matériel, un journaliste doit pouvoir s'y opposer dès lors qu'il fait état de ce que l'exploitation de ces éléments pourrait porter atteinte au secret de ses sources".

- Question "inédite" -

Fin 2024, Philippe Miller, titulaire d'une carte de presse et officiant pour un site internet, Warning Trading, spécialisé dans "l'information sur les arnaques financières", avait été arrêté dans un restaurant parisien en compagnie d'une femme, soupçonnée d'être sa source.

Les enquêteurs la soupçonnaient d'avoir volé des données au cabinet Ziegler, où elle avait fait un stage. Le cabinet est à couteaux tirés avec Warning Trading, qui dénonce ses pratiques, et a depuis obtenu sa condamnation pour dénigrement devant le tribunal de commerce.

A l'époque, la jeune femme avait été mise en examen mais le journaliste, lui, était ressorti libre de garde à vue. Il demande depuis la restitution de ses notes, de son ordinateur et de son téléphone portable, saisis à cette occasion.

L'affaire est remontée jusqu'à la plus haute juridiction française, qui a reconnu mi-janvier en audience publique que la question posée était "inédite".

La décision, même si elle ne permet pas dans l'immédiat à M. Miller de récupérer ses carnets "ouvre une voie de recours totalement nouvelle aux journalistes" qui souhaiteraient contester une perquisition, a précisé Me Burghardt.

- "Garde-fous" -

A l'audience, l'avocat général, Alexandre Aubert, avait défendu la saisie du matériel du journaliste.

Le législateur a été "particulièrement soucieux de ne pas ériger le journaliste en citoyen hors du commun", avait-il souligné, appelant à s'en tenir au texte du code de procédure pénale, qui ne prévoit de protection particulière qu'au sein d'une rédaction, dans les véhicules ou au domicile du journaliste.

Reporters sans frontières et le Syndicat national des journalistes (SNJ), qui avaient apporté leur soutien à Philippe Miller, avaient fait de ce dossier une question de principe.

Le SNJ estimait que l'affaire plaide aussi pour une réforme "d'urgence" de la loi sur la protection des sources de 2010, pour "mettre en place de véritables garde-fous pour limiter les atteintes à la liberté de la presse".

Les craintes à ce sujet se sont multipliées ces derniers mois en France du côté des organisations de journalistes, dans le sillage de l'affaire Disclose, un média qui avait évoqué des dérives de la coopération militaire franco-égyptienne.

La journaliste Ariane Lavrilleux a bénéficié d'un non-lieu dans ce dossier, dans lequel un ingénieur militaire présenté par la juge comme sa source doit être jugé pour compromission du secret de la défense nationale, mais le parquet général de Paris a fait appel de cette décision à l'automne.

K.Ibarra--TFWP