The Fort Worth Press - Une mode durable et responsable: le mantra des créateurs de la Fashion Week de Lagos au Nigeria

USD -
AED 3.672504
AFN 64.499662
ALL 81.349681
AMD 368.601612
ANG 1.789884
AOA 917.999923
ARS 1395.32753
AUD 1.386789
AWG 1.8
AZN 1.709066
BAM 1.664922
BBD 2.017519
BDT 122.90693
BGN 1.668102
BHD 0.378325
BIF 2981.344252
BMD 1
BND 1.268148
BOB 6.921708
BRL 4.946297
BSD 1.001694
BTN 94.415643
BWP 13.412506
BYN 2.830826
BYR 19600
BZD 2.014625
CAD 1.36574
CDF 2315.999836
CHF 0.780215
CLF 0.022638
CLP 890.970338
CNY 6.80185
CNH 6.804973
COP 3739.68
CRC 459.54114
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.86572
CZK 20.717895
DJF 178.37594
DKK 6.368302
DOP 59.575193
DZD 132.081972
EGP 52.716803
ERN 15
ETB 156.416039
EUR 0.85222
FJD 2.1892
FKP 0.735472
GBP 0.737435
GEL 2.67948
GGP 0.735472
GHS 11.269164
GIP 0.735472
GMD 73.000265
GNF 8791.554931
GTQ 7.648696
GYD 209.575129
HKD 7.83315
HNL 26.609979
HRK 6.423201
HTG 131.198897
HUF 304.064499
IDR 17346.8
ILS 2.901355
IMP 0.735472
INR 94.260497
IQD 1310
IRR 1312899.999705
ISK 122.550027
JEP 0.735472
JMD 157.783169
JOD 0.708984
JPY 156.846009
KES 129.320233
KGS 87.420502
KHR 4018.030059
KMF 418.999658
KPW 900.010907
KRW 1460.901035
KWD 0.30794
KYD 0.834759
KZT 463.893216
LAK 21982.446732
LBP 89702.650016
LKR 322.556205
LRD 183.81558
LSL 16.369726
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.336032
MAD 9.142502
MDL 17.234041
MGA 4159.536883
MKD 52.566492
MMK 2099.841446
MNT 3580.445259
MOP 8.079611
MRU 40.080024
MUR 46.72044
MVR 15.455013
MWK 1742.000584
MXN 17.28395
MYR 3.950253
MZN 63.89906
NAD 16.369765
NGN 1360.099815
NIO 36.705007
NOK 9.297049
NPR 151.073086
NZD 1.68306
OMR 0.384502
PAB 1.001694
PEN 3.457501
PGK 4.359596
PHP 60.604995
PKR 279.114204
PLN 3.60622
PYG 6130.874854
QAR 3.642971
RON 4.485899
RSD 100.054997
RUB 74.651292
RWF 1468.60767
SAR 3.775297
SBD 8.032258
SCR 13.977646
SDG 600.495888
SEK 9.27567
SGD 1.269005
SHP 0.746601
SLE 24.599549
SLL 20969.496166
SOS 571.50184
SRD 37.430999
STD 20697.981008
STN 20.857277
SVC 8.764716
SYP 110.548305
SZL 16.369704
THB 32.269885
TJS 9.360949
TMT 3.51
TND 2.869502
TOP 2.40776
TRY 45.302695
TTD 6.77614
TWD 31.407096
TZS 2599.009829
UAH 43.865066
UGX 3746.456572
UYU 40.052438
UZS 12138.314988
VES 496.20906
VND 26310
VUV 118.093701
WST 2.711513
XAF 558.427617
XAG 0.012587
XAU 0.000212
XCD 2.70255
XCG 1.805297
XDR 0.694505
XOF 558.399094
XPF 101.522929
YER 238.59797
ZAR 16.45035
ZMK 9001.205819
ZMW 19.082156
ZWL 321.999592
  • AEX

    -12.0700

    1019.42

    -1.17%

  • BEL20

    -85.5500

    5469.75

    -1.54%

  • PX1

    -97.1000

    8202.08

    -1.17%

  • ISEQ

    6.4700

    12943.75

    +0.05%

  • OSEBX

    -22.2200

    1979.14

    -1.11%

  • PSI20

    -132.5200

    9134.3

    -1.43%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.2800

    3998.61

    -2.16%

  • N150

    -54.0100

    4199.02

    -1.27%

Une mode durable et responsable: le mantra des créateurs de la Fashion Week de Lagos au Nigeria
Une mode durable et responsable: le mantra des créateurs de la Fashion Week de Lagos au Nigeria / Photo: © AFP

Une mode durable et responsable: le mantra des créateurs de la Fashion Week de Lagos au Nigeria

Quatre jours avant le défilé d'Éki kéré à la Fashion Week de Lagos, les machines à coudre étaient toujours en mouvement dans l'atelier de cette marque nigériane en vogue, au cœur de la capitale culturelle et économique du pays le plus peuplé d'Afrique.

Taille du texte:

Ce jour-là, Abasiekeme Ukanireh, fondatrice de la marque, a réuni mannequins et couturiers pour les derniers ajustements en vue de cet événement phare de la mode africaine, qui s'est tenu de mercredi à dimanche soir.

"Chaque année, en tant que créatrice, je cherche toujours à aller un peu plus loin en matière de durabilité", a expliqué à l'AFP Mme Ukanireh, 35 ans.

En 2025, elle indique avoir mis davantage l'accent sur l'utilisation de l'indigo, mais aussi de teinture à base "de noix de kola".

Sa marque, lancée en 2020 est reconnue pour l'usage du raphia et de boutons en coques de noix dans ses créations.

Lors de son show dimanche, une trentaine de mannequins ont défilé dans des tenues inspirées des cérémonies de mariage traditionnelles d'Ikot Ekpene, surnommée "la ville du raphia", dans l'Etat d'Akwa Ibom (sud-est) d'où est originaire la créatrice.

La dentelle habituelle a été remplacée par du raphia, du carton et du lin.

- Inciter les créateurs -

Abasiekeme Ukanireh affirme que la Lagos Fashion Week encourage les jeunes créateurs "à penser de manière durable, car ils savent que pour réussir ou simplement y participer, ils doivent adopter une approche responsable ".

Omoyemi Akerele, qui a fondé en 2011 ce grand rendez-vous des passionnés de mode, a mis en place en 2018 un programme incubateur baptisé "Green Access" qui repère, forme et accompagne de jeunes créateurs africains, en leur donnant des outils pour développer des collections durables.

"Même si la durabilité est au cœur de leur pratique du design, il s'agit de les encourager à être plus responsables. Ceci en repensant leurs choix à chaque étape du processus créatif et en comprenant que cela commence par les matériaux", explique Mme Akerele à l'AFP.

Avec la Fashion Week de Lagos, elle veut montrer que "la créativité africaine a sa place sur la scène mondiale" et qu'elle constitue "un catalyseur pour la fierté culturelle et le changement systémique durable".

La fondatrice de la Lagos Fashion Week encourage non seulement les créateurs à adopter une mode durable, mais aussi les consommateurs, notamment à travers son initiative Swapshop qui permet d'échanger des vêtements qu'ils ne portent plus contre d'autres pièces.

"On a tous des vêtements chez nous qu'on ne met plus. C'est super de pouvoir les troquer avec des personnes aussi stylées que celles qui assistent à ce type d'événement",s'enthousiasme Danielle Chukwuma, commerçante de 43 ans venue voir plusieurs défilés au Federal Palace Hotel de Lagos.

- Surconsommation -

Elle a découvert les créations de designers nigérians, mais aussi de talents venus d'autres pays d'Afrique, comme l'indo-kényane Ria Ana Sejpa de la marque Lilabare qui a participé pour la troisième fois à la Fashion Week de Lagos.

"Je pense que Lagos est la capitale africaine de la mode. La mode fait partie de la culture ici. Les gens sont fiers de leur style, ils aiment se démarquer et n'ont pas peur d'être audacieux ou glamour", confie à l'AFP la jeune femme de 34 ans.

Elle a présenté 25 tenues aux tons beige, blanc, marron, orangé et vert lors de son défilé créées à partir de fibres d'ananas, de bananier ou de marc de café.

"Il est essentiel de prendre en compte notre écosystème, les atouts de l'environnement et des personnes qui vous entourent, et de prendre des décisions conscientes à chaque étape du processus de création", indique Ria Ana Sejpa.

Un avis partagé par la Nigériane Florentina Hertunba, 31 ans, fondatrice de la marque Hertunba, qui s'impose dans le paysage de la mode de son pays.

Elle affirme utiliser des tissus traditionnels nigérians, comme l'Aso Oke et l'Akwe̩té, ainsi que d'autres produits locaux, recourir à des emballages biodégradables et limiter les déchets.

"Cette pièce est recyclée. Un ancien tissu a été transformé en fil, puis réutilisé pour la créer", explique la jeune femme en montrant une robe noire à motifs dans son atelier à Lagos.

Pour elle, la mode durable ne pourra se généraliser que si les consommateurs suivent le mouvement.

"L'un des plus grands dangers, c'est cette culture de la surconsommation, où l'on achète sans cesse de nouveaux vêtements pour chaque occasion. La mode durable progresse positivement, mais la surconsommation aussi", s'inquiète-t-elle.

L'essor de la fast fashion dans le monde génère une quantité croissante de déchets textiles: 92 millions de tonnes de déchets textiles sont produits chaque année, selon les Nations Unies, et l'Afrique en récupère des millions de tonnes chaque année qui finissent par être brûlés dans des décharges à ciel ouvert.

L'industrie de la mode contribue à hauteur de 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

L.Holland--TFWP