The Fort Worth Press - Aux Etats-Unis, la star palestinienne d'Instagram Motaz Azaiza a le spleen de Gaza

USD -
AED 3.672504
AFN 65.000368
ALL 81.431326
AMD 361.239406
ANG 1.789785
AOA 918.000367
ARS 1544.046724
AUD 1.452222
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.754002
BBD 2.018116
BDT 124.801578
BGN 1.747831
BHD 0.378548
BIF 2997.982153
BMD 1
BND 1.283978
BOB 12.019192
BRL 5.504904
BSD 1.002018
BTN 94.051388
BWP 13.802968
BYN 3.000673
BYR 19600
BZD 2.015246
CAD 1.41125
CDF 2320.000362
CHF 0.819824
CLF 0.024951
CLP 981.982871
CNY 6.676504
CNH 6.670804
COP 3236.357114
CRC 454.419084
CUC 1
CUP 24.048249
CVE 98.887942
CZK 21.83445
DJF 178.43146
DKK 6.708504
DOP 60.885162
DZD 136.261154
EGP 53.769786
ERN 15
ETB 164.454778
EUR 0.896804
FJD 2.265604
FKP 0.748808
GBP 0.748083
GEL 2.59504
GGP 0.748808
GHS 11.707995
GIP 0.748808
GMD 74.503851
GNF 8874.938344
GTQ 7.657056
GYD 210.062329
HKD 7.84204
HNL 26.930631
HRK 6.76901
HTG 131.321465
HUF 326.000354
IDR 18108.5
ILS 3.18593
IMP 0.748808
INR 93.910504
IQD 1519.035021
IRR 1891353.000352
ISK 122.790386
JEP 0.748808
JMD 159.024259
JOD 0.70904
JPY 158.47504
KES 130.209408
KGS 87.447804
KHR 4082.328147
KMF 442.00035
KPW 899.999961
KRW 1363.803789
KWD 0.31098
KYD 0.83512
KZT 449.127842
LAK 22542.486884
LBP 89728.711717
LKR 333.213757
LRD 170.342137
LSL 16.570826
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.412269
MAD 9.794718
MDL 17.910408
MGA 4553.159051
MKD 55.203803
MMK 2099.945107
MNT 3601.130253
MOP 8.088606
MRU 40.453791
MUR 47.030378
MVR 15.403739
MWK 1737.500561
MXN 18.62354
MYR 4.061504
MZN 63.903729
NAD 16.570826
NGN 1347.210377
NIO 36.87727
NOK 9.459904
NPR 150.482041
NZD 1.807175
OMR 0.384144
PAB 1.002108
PEN 3.451773
PGK 4.566611
PHP 63.108038
PKR 277.126855
PLN 3.94555
PYG 6263.39626
QAR 3.662795
RON 4.792204
RSD 105.484059
RUB 81.925564
RWF 1478.947132
SAR 3.756342
SBD 8.048583
SCR 13.773553
SDG 601.503676
SEK 9.894504
SGD 1.282704
SHP 0.748923
SLE 22.950371
SLL 20969.504398
SOS 572.620062
SRD 37.583504
STD 20697.981008
STN 21.972109
SVC 8.76732
SYP 13001.999685
SZL 16.565176
THB 33.550369
TJS 9.243442
TMT 3.5
TND 2.998341
TOP 2.40776
TRY 50.141304
TTD 6.795211
TWD 32.775304
TZS 2647.773642
UAH 45.39348
UGX 4098.470921
UYU 40.312094
UZS 11956.414511
VES 896.316404
VND 25582.5
VUV 118.73125
WST 2.787825
XAF 588.264929
XAG 0.019249
XAU 0.00024594347
XCD 2.70255
XCG 1.805838
XDR 0.707052
XOF 588.264929
XPF 106.954845
YER 236.625037
ZAR 16.51943
ZMK 9001.203584
ZMW 20.360522
ZWL 321.999592
SSP 5745.232324
MXV 2.095222
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Aux Etats-Unis, la star palestinienne d'Instagram Motaz Azaiza a le spleen de Gaza
Aux Etats-Unis, la star palestinienne d'Instagram Motaz Azaiza a le spleen de Gaza / Photo: © AFP

Aux Etats-Unis, la star palestinienne d'Instagram Motaz Azaiza a le spleen de Gaza

Un soir de semaine dans une église de Philadelphie, la foule boit les paroles d'un grand barbu venu de Terre Sainte: le photographe palestinien Motaz Azaiza, star des réseaux sociaux grâce à ses témoignages sur Gaza.

Taille du texte:

Sans publicité, et sans que le lieu ne soit annoncé à l'avance pour des raisons de sécurité, des centaines de personnes sont venues voir "Motaz".

Lorsqu'il apparaît, jeans, basket, t-shirt noir et lunettes dorées, l'assemblée se lève d'un bond pour l'acclamer. Lui semble tituber. Sa voix vacille au micro et il hoquette presque.

"J'aurais aimé que vous me connaissiez sans qu'il ne soit question de génocide", lance-t-il. Avant les attaques du Hamas contre Israël et les bombardements israéliens en représailles, Motaz Azaiza était presque inconnu.

Le grand gaillard de Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, postait des photos sur son quotidien et venait d'être embauché par l'agence des l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) afin de gérer ses contenus en ligne.

Sur Instagram, il comptait environ 25.000 abonnés, un succès d'estime à Gaza. Mais sans plus.

Mais dès les premières frappes israéliennes, ses images saisissent.

Son compte explose. Il devient photographe de guerre par la force des choses.

Les abonnés se multiplient pour atteindre aujourd'hui les 16,7 millions, près de huit fois la population de Gaza.

- Partir, raconter -

Après 108 jours de bombardements, de morts et de poussière, Motaz Azaiza parvient à quitter Gaza via l'Egypte et devient en quelque sorte ambassadeur du territoire, invité par des diplomates et des ONG à raconter le quotidien des Palestiniens toujours sur place.

"En tant que photojournaliste, je ne peux pas regarder ce qui se passe comme n'importe qui. Je viens de là-bas (Gaza), c'est chez moi (...) On regrette toujours d'être parti", dit-il, ajoutant dans un soupir: "Quand on perd un ami, un membre de la famille, on se dit: +ok, je suis sauf mais (si j'étais resté) je serais la même chose qu'eux, seulement un chiffre pour le reste du monde".

Ce mois-ci, le Palestinien fait une tournée sur le sol américain afin de collecter des fonds pour l'Unrwa, agence clé à Gaza mais dont les finances sont atrophiées par la suspension des contributions de certains pays, à commencer par les Etats-Unis.

"Qui veut donner 20.000 dollars? J'ai besoin de 20.000. Personne? Qui alors pour 10.000? Allez, 10.000", lance à l'assemblée un responsable de l'ONG Unrwa USA. A 5.000 dollars, cinq mains se lèvent. Puis d'autres à 2.000 et 1.000 dont celles de Nabeel Sarwar. Pour lui, les photos de Motaz Azaiza permettent "d'humaniser" Gaza.

"Quand vous regardez les photos, que vous voyez un enfant, vous entrez en relation avec cet enfant, avec la poussière sur son visage, la famine, la tristesse. Ce sont ces photos qui m'ont permis de saisir la vraie tragédie à Gaza", glisse ce résident de Philadelphie.

- Un "million de mots" -

"Des journalistes de Gaza comme Motaz ont vraiment touché une corde sensible chez nous, parce que vous pouvez sentir l'authenticité", explique Veronica Murgulescu, 25 ans, étudiante en médecine à Philadelphie.

"Les principaux médias aux Etats-Unis et en Occident manquent de cette authenticité" alors qu'avec des photojournalistes ou influenceurs de Gaza comme Motaz Azaiza ou Bisan Owda, dit-elle, "je me sens connectée".

Ces deux hommes ont réussi à "façonner le discours public, en particulier parmi les jeunes, non seulement dans le monde arabe, non seulement au Moyen-Orient, mais à l'échelle mondiale, y compris aux États-Unis", relève Sahar Khamis, professeur de communication à l'université du Maryland et spécialiste des réseaux sociaux au Moyen-Orient.

"L'aspect visuel est hyper puissant, très convaincant lorsque vous avez des témoignages directs de gens. On dit qu'une image vaut mille mots, mais lorsqu'il s'agit de la guerre ou d'un conflit c'est un million de mots, c'est plus que ce que vous pourriez dire dans un essai", explique-t-elle à l'AFP.

Ce soir-là à Philadelphie, Motaz Azaiza se place au coeur de la foule pour immortaliser la scène d'un selfie avant de serrer la main aux donateurs.

"Je n'arrive pas à gérer toute cette gloire, tous ces gens qui veulent vous entendre, c'est une grande responsabilité, mais ce n'est pas moi", dit-il à l'AFP. "Tout ce que je veux, c'est que ce génocide se termine pour pouvoir retourner à Gaza et continuer à y prendre des photos".

P.McDonald--TFWP