The Fort Worth Press - A Berlin, un couple d'Ukrainiens revit sa passion pour la photo argentique

USD -
AED 3.6725
AFN 65.498831
ALL 81.910095
AMD 378.010177
ANG 1.79008
AOA 917.000095
ARS 1442.232097
AUD 1.447974
AWG 1.8
AZN 1.679026
BAM 1.658807
BBD 2.01469
BDT 122.336816
BGN 1.67937
BHD 0.376968
BIF 2960
BMD 1
BND 1.274003
BOB 6.911584
BRL 5.272703
BSD 1.000305
BTN 90.399817
BWP 13.243033
BYN 2.865297
BYR 19600
BZD 2.011721
CAD 1.37165
CDF 2230.000045
CHF 0.777555
CLF 0.02195
CLP 866.710083
CNY 6.93805
CNH 6.939685
COP 3700.85
CRC 495.911928
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.825019
CZK 20.603404
DJF 177.71986
DKK 6.34081
DOP 62.995021
DZD 130.060373
EGP 46.856399
ERN 15
ETB 155.150026
EUR 0.849125
FJD 2.216898
FKP 0.732184
GBP 0.739795
GEL 2.69498
GGP 0.732184
GHS 10.974974
GIP 0.732184
GMD 72.999956
GNF 8760.500761
GTQ 7.672344
GYD 209.27195
HKD 7.81303
HNL 26.454967
HRK 6.3973
HTG 131.225404
HUF 322.782007
IDR 16886.95
ILS 3.119945
IMP 0.732184
INR 90.321502
IQD 1310.5
IRR 42125.000158
ISK 122.900592
JEP 0.732184
JMD 156.449315
JOD 0.708997
JPY 156.633502
KES 129.000438
KGS 87.449771
KHR 4033.000063
KMF 419.000058
KPW 900.030004
KRW 1471.989986
KWD 0.30744
KYD 0.833598
KZT 493.342041
LAK 21500.000573
LBP 85550.000319
LKR 309.548446
LRD 186.150152
LSL 16.260081
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.324959
MAD 9.185022
MDL 16.999495
MGA 4440.000275
MKD 52.338218
MMK 2099.783213
MNT 3569.156954
MOP 8.049755
MRU 39.849936
MUR 46.050157
MVR 15.450164
MWK 1737.000329
MXN 17.55195
MYR 3.951299
MZN 63.749722
NAD 16.285115
NGN 1367.09822
NIO 36.701015
NOK 9.81742
NPR 144.639707
NZD 1.684896
OMR 0.384507
PAB 1.000314
PEN 3.367497
PGK 4.265974
PHP 58.815021
PKR 279.737212
PLN 3.587406
PYG 6605.373863
QAR 3.641349
RON 4.3236
RSD 99.675965
RUB 76.750999
RWF 1453
SAR 3.750175
SBD 8.058149
SCR 14.65365
SDG 601.502308
SEK 9.06708
SGD 1.27589
SHP 0.750259
SLE 24.450569
SLL 20969.499267
SOS 571.484438
SRD 37.870144
STD 20697.981008
STN 21.05
SVC 8.752036
SYP 11059.574895
SZL 16.305262
THB 31.850216
TJS 9.362532
TMT 3.505
TND 2.847496
TOP 2.40776
TRY 43.61304
TTD 6.773307
TWD 31.665034
TZS 2584.999947
UAH 43.163845
UGX 3570.701588
UYU 38.599199
UZS 12275.000276
VES 377.985125
VND 25955
VUV 119.687673
WST 2.726344
XAF 556.374339
XAG 0.015352
XAU 0.000213
XCD 2.70255
XCG 1.802745
XDR 0.691101
XOF 554.499549
XPF 101.697491
YER 238.401353
ZAR 16.34654
ZMK 9001.196933
ZMW 18.580528
ZWL 321.999592
  • AEX

    -5.1500

    985.14

    -0.52%

  • BEL20

    -20.5200

    5525.05

    -0.37%

  • PX1

    -23.1300

    8238.17

    -0.28%

  • ISEQ

    -319.0500

    13200.06

    -2.36%

  • OSEBX

    1.4100

    1767.03

    +0.08%

  • PSI20

    -102.1300

    8779.01

    -1.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.2400

    4084.58

    -0.25%

  • N150

    -8.7600

    3975.26

    -0.22%

A Berlin, un couple d'Ukrainiens revit sa passion pour la photo argentique
A Berlin, un couple d'Ukrainiens revit sa passion pour la photo argentique / Photo: © AFP

A Berlin, un couple d'Ukrainiens revit sa passion pour la photo argentique

Quand les bombes russes ont commencé à pleuvoir sur Kiev, sa ville natale, Katya Hridina-But était enceinte de son troisième enfant et fière propriétaire d'un laboratoire de photographie argentique.

Taille du texte:

Après une année et demi mouvementée, elle est désormais installée à Berlin avec son mari Dima, leur fille aînée parle aujourd'hui couramment l'allemand et le couple propose ses services aux mordus de la pellicule dans la capitale de la première économie européenne.

Dans leur magasin Film Speed Lab (FSL), ils disent offrir un service de développement des négatifs en 24 heures à tous les amoureux de la photographie d'antan qui renaît de ses cendres depuis quelques années.

"Les films ne sont pas morts, la demande augmente", dit l'entrepreneuse de 38 ans. Un intérêt nourri par les médias sociaux, ce qui ne manque pas d'ironie, note-t-elle.

Les Ukrainiens "ont les mêmes intérêts que les gens aux Etats-Unis ou en Allemagne, ils regardent tous TikTok et font de la photo", selon elle.

La jeune femme, qui a donné naissance à son enfant pendant son exode à Tchernivtsi, dans l'ouest ukrainien, se présente comme le cerveau de la petite entreprise.

Son mari, exempté de mobilisation car père de trois enfants, y apporte toute sa passion pour la photographie.

Cet homme de 40 ans dit aimer "l'émotion folle" émanant d'un film qui, contrairement au numérique, exige de la patience avant de révéler sa beauté et sa puissance.

- "Ondes positives"

Il dit aimer aussi les parcs de leur quartier bobo et familial de Prenzlauer Berg, la modernité de son magasin moitié labo, moitié salle de séjour, l'accueil chaleureux des voisins.

"Les gens s'intéressent à ce que nous faisons", dit-il. "Ce sont des gens très bien, les ondes sont positives".

Le couple Hridina-But, qui s'exprime avec l'AFP encore essentiellement en anglais, a rejoint les rangs, encore modestes, des petits entrepreneurs parmi les plus d'un million de réfugiés ukrainiens enregistrés en Allemagne depuis le début de l'invasion russe.

Tous deux ont surmonté assez rapidement les obstacles de la redoutée bureaucratie allemande pour lancer leur affaire.

La paperasserie, "c'est juste une particularité du pays, il faut passer par là, et puis tout fonctionne", affirme Katya, qui a reçu aussi l'aide précieuse d'amis allemands et de certains de leurs salariés.

Leur entreprise n'est pas encore rentable mais l'activité ne cesse d'augmenter.

Ils sont désormais une équipe de cinq, majoritairement ukrainiens, à vendre et développer des pellicules couleur ou noir et blanc et proposer aussi un traitement ECN-2 pour les films cinéma.

Parallèlement, ils ont conservé leur boutique à Kiev, qu'une dizaine de salariés continuent de faire tourner pour eux.

L'Allemagne a fait une exception à la loi pour les Ukrainiens demandeurs d'asile leur permettant d'intégrer immédiatement le marché du travail.

Quelque 36.000 avaient trouvé un emploi stable dans le pays à fin janvier, selon les dernières données du gouvernement allemand, dont un millier travaillaient à leur compte.

- Vareniki à la cerise -

L'entreprise FSL a une clientèle dans toute l'Allemagne, parmi laquelle figurent aussi des réfugiés qui fréquentaient leur boutique de Kiev, comme Yana Isaienko.

La jeune femme de 22 ans travaille désormais chez FSL et alimente son dynamique compte TikTok. Elle s'est aussi engagée dans l'organisation le 24 février, soit un an après le début de la guerre, d'une exposition dans le magasin montrant une série de photos destinées surtout aux exilés qui souffrent du mal du pays.

Mais ces images fortes permettent aussi d'ancrer la guerre au coeur des préoccupations des clients allemands, juge-t-elle.

Parmi ses préférées figurent celle d'une grand-mère ukrainienne aux joues rouges en train de confectionner les fameux raviolis "vareniki" à la cerise, et celle d'un "hérisson tchèque", du nom des obstacles antichar improvisés apparus dans les rues de Kiev, avec une fleur dont la tige est comme plantée dans le métal.

Avec l'invasion, "vous commencez à penser différemment à votre famille, à votre histoire. Vous voulez rassembler le plus de choses possible", dit-elle.

Le photographe ukrainien indépendant Stan Gomov, 27 ans, aime venir au magasin qui lui permet de se sentir "chez lui", dit-il.

"Et plus généralement, ajoute-t-il, "il est important actuellement de se soutenir les uns les autres".

M.T.Smith--TFWP