The Fort Worth Press - Dans l'Irak à sec, un artiste engagé pour préserver la gondole traditionnelle

USD -
AED 3.67315
AFN 62.501894
ALL 82.895377
AMD 377.43981
ANG 1.790083
AOA 917.000249
ARS 1397.043972
AUD 1.426269
AWG 1.8
AZN 1.701164
BAM 1.689807
BBD 2.011068
BDT 122.513867
BGN 1.709309
BHD 0.377544
BIF 2965
BMD 1
BND 1.277469
BOB 6.900038
BRL 5.264202
BSD 0.998523
BTN 93.323368
BWP 13.643963
BYN 2.973062
BYR 19600
BZD 2.008078
CAD 1.373215
CDF 2272.999771
CHF 0.787065
CLF 0.023082
CLP 911.430295
CNY 6.880496
CNH 6.887385
COP 3710.78
CRC 465.684898
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.249798
CZK 21.08545
DJF 177.719921
DKK 6.43939
DOP 59.874978
DZD 132.329874
EGP 52.333484
ERN 15
ETB 157.374943
EUR 0.86197
FJD 2.215403
FKP 0.749521
GBP 0.745075
GEL 2.714994
GGP 0.749521
GHS 10.90504
GIP 0.749521
GMD 73.000295
GNF 8780.000427
GTQ 7.648111
GYD 208.902867
HKD 7.83385
HNL 26.519871
HRK 6.492297
HTG 130.780562
HUF 333.9935
IDR 16887
ILS 3.11565
IMP 0.749521
INR 93.20435
IQD 1310
IRR 1315050.000338
ISK 123.759468
JEP 0.749521
JMD 157.274927
JOD 0.709002
JPY 158.436498
KES 129.499915
KGS 87.449895
KHR 4014.999734
KMF 424.99986
KPW 900.003974
KRW 1486.099262
KWD 0.306469
KYD 0.832131
KZT 481.288689
LAK 21549.999713
LBP 89550.00001
LKR 313.539993
LRD 183.597935
LSL 16.929749
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.395005
MAD 9.36197
MDL 17.464295
MGA 4164.999833
MKD 53.144761
MMK 2099.452431
MNT 3566.950214
MOP 8.056472
MRU 40.109805
MUR 46.790313
MVR 15.449851
MWK 1737.000048
MXN 17.785601
MYR 3.939498
MZN 63.909518
NAD 16.820349
NGN 1377.369623
NIO 36.720223
NOK 9.74727
NPR 149.304962
NZD 1.705335
OMR 0.384476
PAB 0.998475
PEN 3.472965
PGK 4.305501
PHP 59.433501
PKR 279.249835
PLN 3.669815
PYG 6524.941572
QAR 3.644019
RON 4.391298
RSD 101.219943
RUB 81.918638
RWF 1460
SAR 3.754283
SBD 8.051718
SCR 15.300947
SDG 600.999966
SEK 9.32207
SGD 1.27543
SHP 0.750259
SLE 24.549817
SLL 20969.510825
SOS 571.503487
SRD 37.336497
STD 20697.981008
STN 21.167495
SVC 8.736371
SYP 110.564047
SZL 16.84983
THB 32.320382
TJS 9.540369
TMT 3.5
TND 2.905027
TOP 2.40776
TRY 44.311498
TTD 6.778753
TWD 31.844023
TZS 2595.000352
UAH 43.841339
UGX 3769.542134
UYU 40.685845
UZS 12205.000114
VES 456.504355
VND 26341
VUV 119.226095
WST 2.727792
XAF 566.728441
XAG 0.014406
XAU 0.000226
XCD 2.70255
XCG 1.799457
XDR 0.706079
XOF 568.498074
XPF 103.402677
YER 238.650295
ZAR 16.7911
ZMK 9001.19753
ZMW 19.346115
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.1000

    966.72

    +0.53%

  • BEL20

    23.1100

    4940.02

    +0.47%

  • PX1

    60.5600

    7726.2

    +0.79%

  • ISEQ

    207.9300

    12089.56

    +1.75%

  • OSEBX

    -17.7000

    1948.83

    -0.9%

  • PSI20

    21.8900

    8778.51

    +0.25%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -33.0800

    3601.94

    -0.91%

  • N150

    4.5100

    3759.94

    +0.12%

Dans l'Irak à sec, un artiste engagé pour préserver la gondole traditionnelle
Dans l'Irak à sec, un artiste engagé pour préserver la gondole traditionnelle

Dans l'Irak à sec, un artiste engagé pour préserver la gondole traditionnelle

Voguant sur le Tigre à Bagdad, de jeunes Irakiens mènent des barques traditionnelles. En Irak frappé par la sécheresse, le spectacle est pensé par un artiste qui souhaite préserver ces gondoles des marais, dont la tradition remonte aux Sumériens.

Taille du texte:

Il faut sauver "de l'extinction une facette essentielle de notre civilisation, qui existe depuis quatre ou cinq millénaires", plaide Rachad Salim, peintre et sculpteur de 62 ans, fondateur de l'ONG Safina Projects.

Car le Meshhouf, cette gondole de forme allongée, construite en bois et dotée d'une extrémité effilée, a gardé la "même forme depuis l'époque des Sumériens", prestigieux empire mésopotamien irrigué par les fleuves Tigre et Euphrate dans le sud de l'Irak.

Dès 2018, M. Salim part à la recherche des derniers fabricants de Meshhouf. Il les trouve à Huweir, localité du sud en bordure des célèbres marais irakiens.

Pour tirer de l'oubli cette embarcation menacée dès les années 1980 par la prolifération des barques motorisées, il passe des commandes de Meshhouf, s'associe à des clubs nautiques ou fonde des équipes afin d'apprendre aux jeunes comment la manœuvrer.

Par un après-midi printanier à Bagdad, ils sont quelques uns d'une vingtaine d'années à voguer sur 18 barques, à l'occasion d'un spectacle fluvial présenté lors d'un festival culturel.

Munis d'une pagaie, avec des coups de rame de gauche à droite, ils peinent à maintenir le cap.

- "Communiquer" avec la nature -

Parmi les participants, certains ne rament que depuis un mois, comme Omar Youssef, 21 ans, qui a pratiqué pendant cinq ans la planche à voile et le voilier en solitaire.

"Ces disciplines dépendent du vent, il faut garder l'équilibre avec son corps", explique-t-il. Son nouveau sport, lui, fait travailler "les épaules et les bras".

Le Meshhouf fait partie de "l'histoire et du patrimoine du pays", souligne-t-il.

A ce jour, sept clubs ont été fondés, à Bagdad, dans la province centrale de Babylone et dans le sud de l'Irak, avec des financements britanniques et de la fondation Aliph, l'Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones en conflit.

L'initiative permet à la jeunesse "de communiquer avec l'environnement", assure Rachad Salim. Dans un Irak frappé par le changement climatique et la sécheresse, il déplore l'état "terrifiant" des fleuves, en termes de "salinité des eaux ou de pollution".

Neveu du célèbre sculpteur et peintre Jawad Salim, cet artiste né dans une famille irako-allemande se passionne pour l'art vernaculaire irakien.

En 2013, à bord d'embarcations traditionnelles, il avait participé à une expédition de 1.200 km sur le Tigre, du sud de la Turquie à l'extrême sud de l'Irak, organisée par l'ONG Nature Iraq.

Ce n'était pas là sa première aventure. En 1977, il était le plus jeune membre d'équipage du Tigris, immense navire en roseau du norvégien Thor Heyerdahl, qui a parcouru en haute mer 6.800 kilomètres en 143 jours.

Du sud de l'Irak en passant par la Mer d'Arabie, le Pakistan et enfin Djibouti, le périple avait pour but de prouver que les civilisations anciennes de Mésopotamie, d'Egypte et de la Vallée de l'Indus étaient en contact via les mers.

- "Renaissance" -

Comme pour le Meshhouf, Rachad Salim veut ressusciter la Guffa, une embarcation ronde semblable à un gros panier d'osier, dont la taille peut dépasser les deux mètres de diamètre.

Mais il souhaiterait aussi trouver des solutions financièrement viables pour faire perdurer son projet et garantir "des emplois".

A 400 kilomètres plus au sud, le quadragénaire Zouheir Raisan se souvient comment, enfant, il aidait son père et ses frères à fabriquer à Huweir des Meshhouf dont la taille variait entre cinq et 11 mètres.

"Cela faisait 30 ans que nous avions arrêté", ajoute-t-il. Mais depuis quatre ans, il a repris cet artisanat.

A l'ombre d'une traditionnelle structure en roseau, le mudhif, il scie des planches et aide son cousin à les clouer sur un Meshhouf.

Mais il n'a pas abandonné son emploi de camionneur car impossible pour le moment de vivre de son activité secondaire. "La demande ne suffit pas", déplore ce père de huit enfants. "Je ne pourrais pas faire face aux dépenses de mon foyer."

"Des pays viennent à la recherche de cet héritage, pour encourager sa renaissance", rappelle-t-il. "Pourquoi ne le fait-on pas renaître nous-mêmes?"

P.Grant--TFWP