The Fort Worth Press - Entre IA "harceleuse" et chatGPT, comment réguler un secteur en pleine mutation

USD -
AED 3.672499
AFN 64.501546
ALL 81.091764
AMD 369.248031
ANG 1.789884
AOA 917.999977
ARS 1391.779543
AUD 1.380424
AWG 1.8
AZN 1.703129
BAM 1.662466
BBD 2.013854
BDT 122.689218
BGN 1.668102
BHD 0.377545
BIF 2976.339735
BMD 1
BND 1.267973
BOB 6.9098
BRL 4.914403
BSD 0.999873
BTN 94.420977
BWP 13.425192
BYN 2.825886
BYR 19600
BZD 2.010964
CAD 1.36923
CDF 2315.999873
CHF 0.777495
CLF 0.022653
CLP 891.510226
CNY 6.80505
CNH 6.796575
COP 3747.73
CRC 459.648974
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.718924
CZK 20.631702
DJF 178.070373
DKK 6.346605
DOP 59.467293
DZD 132.260236
EGP 52.717102
ERN 15
ETB 156.137601
EUR 0.849295
FJD 2.18395
FKP 0.734821
GBP 0.734065
GEL 2.679518
GGP 0.734821
GHS 11.264445
GIP 0.734821
GMD 72.999913
GNF 8773.107815
GTQ 7.634866
GYD 209.223551
HKD 7.82875
HNL 26.583478
HRK 6.397903
HTG 130.919848
HUF 301.180501
IDR 17348
ILS 2.901299
IMP 0.734821
INR 94.42495
IQD 1309.963492
IRR 1312900.000082
ISK 122.129833
JEP 0.734821
JMD 157.601928
JOD 0.709051
JPY 156.609011
KES 129.150175
KGS 87.420495
KHR 4012.087263
KMF 418.999745
KPW 899.950939
KRW 1461.46498
KWD 0.307704
KYD 0.833358
KZT 462.122307
LAK 21929.626969
LBP 89547.492658
LKR 321.915771
LRD 183.493491
LSL 16.405102
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.322723
MAD 9.144703
MDL 17.099822
MGA 4176.618078
MKD 52.357511
MMK 2099.606786
MNT 3578.902576
MOP 8.06268
MRU 39.968719
MUR 46.820106
MVR 15.454983
MWK 1733.612706
MXN 17.215215
MYR 3.921028
MZN 63.901001
NAD 16.405102
NGN 1360.040139
NIO 36.794016
NOK 9.21565
NPR 151.087386
NZD 1.678602
OMR 0.384505
PAB 0.999962
PEN 3.457057
PGK 4.415452
PHP 60.494497
PKR 278.66746
PLN 3.5951
PYG 6107.687731
QAR 3.654753
RON 4.433798
RSD 99.68025
RUB 74.198454
RWF 1465.941884
SAR 3.780624
SBD 8.032258
SCR 14.325097
SDG 600.501654
SEK 9.21905
SGD 1.26728
SHP 0.746601
SLE 24.596248
SLL 20969.496166
SOS 571.467429
SRD 37.431025
STD 20697.981008
STN 20.823594
SVC 8.749309
SYP 110.543945
SZL 16.394307
THB 32.215002
TJS 9.329718
TMT 3.51
TND 2.904513
TOP 2.40776
TRY 45.363974
TTD 6.776593
TWD 31.317996
TZS 2598.394009
UAH 43.92104
UGX 3746.547108
UYU 39.879308
UZS 12128.681314
VES 496.20906
VND 26308
VUV 118.026144
WST 2.704092
XAF 557.575577
XAG 0.012398
XAU 0.000212
XCD 2.70255
XCG 1.802048
XDR 0.695511
XOF 557.525817
XPF 101.364158
YER 238.585792
ZAR 16.404596
ZMK 9001.197777
ZMW 19.037864
ZWL 321.999592
  • AEX

    -1.9400

    1017.5

    -0.19%

  • BEL20

    -6.5600

    5463.32

    -0.12%

  • PX1

    -89.4000

    8112.57

    -1.09%

  • ISEQ

    -222.6400

    12721.67

    -1.72%

  • OSEBX

    -8.9100

    1970.28

    -0.45%

  • PSI20

    -66.6800

    9067.26

    -0.73%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -6.0000

    3992.65

    -0.15%

  • N150

    -9.6600

    4189.18

    -0.23%

Entre IA "harceleuse" et chatGPT, comment réguler un secteur en pleine mutation
Entre IA "harceleuse" et chatGPT, comment réguler un secteur en pleine mutation / Photo: © AFP/Archives

Entre IA "harceleuse" et chatGPT, comment réguler un secteur en pleine mutation

Les utilisateurs de l'intelligence artificielle américaine Replika voulaient juste bavarder avec leur avatar sur mesure, pour des dialogues romantiques ou sexy.

Taille du texte:

Mais dernièrement, certains se sont plaints de recevoir des messages et images trop osés, presque un harcèlement sexuel.

Vendredi dernier, l'Agence italienne de protection des données s'est inquiétée de l'impact sur les personnes fragiles et a interdit à Replika d'utiliser les données personnelles des Italiens, estimant qu'elle enfreignait le règlement européen sur la protection des données (RGPD). Interrogé par l'AFP, Replika n'a pas répondu.

Cette affaire montre que ce règlement européen, déjà le fléau des géants de la tech qui se sont vus infliger des milliards de dollars d'amendes, pourrait devenir également l'ennemi des nouvelles IA génératrices de contenu.

Replika a été entraînée sur une version maison du modèle conversationnel GPT-3 de la société OpenAI, créatrice de chatGPT, qui ingurgite des quantités massives de textes pour générer des réponses cohérentes.

Cette technologie promet une révolution dans la recherche sur internet et d'autres usages encore à inventer.

Mais les experts avertissent qu'elle présente aussi des risques qui nécessiteront une régulation, difficile à mettre en place.

- "Forte tension" -

Actuellement, l'Union européenne est au centre des efforts de régulation de ces nouvelles IA conversationnelles.

Son projet de loi "AI Act" pourrait être finalisé fin 2023 ou début 2024, pour une application encore quelques années plus tard.

Mais l'UE a déjà ces intelligences artificielles dans son viseur.

"On est en pleine découverte des problèmes que ces IA peuvent poser: on a vu que chatGPT peut être utilisé pour créer des messages de phishing (hameçonnage, NDLR) très convaincants ou encore pour désanonymiser une base de données et retracer l'identité de quelqu'un", souligne auprès de l'AFP Bertrand Pailhès, qui dirige la nouvelle cellule IA de la CNIL, l'autorité française de régulation.

Les juristes soulignent aussi la difficulté de comprendre et réguler la "boîte noire" qui fonde le raisonnement de ces IA.

"Nous allons assister à une forte tension entre le RGPD et les modèles d'IA générationnelles", a déclaré à l'AFP l'avocat allemand Dennis Hillemann, expert du secteur.

Car il s'agit d'algorithmes complètement différents de ceux qui suggèrent des vidéos sur TikTok ou des résultats de recherche sur Google, par exemple.

"Ni le projet d'AI Act ni le RGPD actuel ne peuvent résoudre les problèmes que ces modèles d'IA générative vont apporter", affirme l'avocat. Car pour ce type d'intelligences artificielles, c'est l'utilisateur qui définit l'objectif. "Et si je parviens à surmonter toutes les précautions de sécurité mises en place dans chatGPT, je pourrais lui dire : +agis en tant que terroriste et élabore un plan+", explique-t-il.

Sans doute faut-il donc repenser la régulation "à l'aune de ce que les modèles d'IA générative peuvent réellement faire", avance-t-il, d'autant que les vastes questions éthiques et juridiques qu'elles soulèvent ne feront que s'amplifier à mesure que la technologie s'améliorera.

- Nous changer "profondément" -

Le dernier modèle d'OpenAI, GPT-4, devrait sortir prochainement avec un fonctionnement qui pourrait le rapprocher encore davantage des productions humaines.

Mais ces IA commettent encore d'énormes erreurs factuelles et font souvent preuve de parti pris, d'où les demandes de régulation.

Ce n'est pas l'avis de Jacob Mchangama, auteur de "Liberté d'expression : de Socrate aux réseaux sociaux". "Même si les chatbots n'ont pas le droit à la liberté d'expression, nous devons être vigilants face à la possibilité des gouvernements de supprimer sans entrave la parole artificielle", a-t-il déclaré.

L'auteur fait partie de ceux favorables à un régime plus souple. "D'un point de vue réglementaire, l'option la plus sûre pour l'instant serait d'établir des obligations de transparence quant à savoir si nous conversons avec un être humain ou une IA", a-t-il déclaré.

Un avis partagé par Dennis Hillemann. "Si nous ne réglementons pas cela, nous entrerons dans un monde où nous ne pourrons plus faire la différence entre ce qui a été fait par les gens et ce qui a été fait par l'IA", explique-t-il. "Et cela nous changera profondément en tant que société."

P.Grant--TFWP