The Fort Worth Press - Otero Alcantara, l'artiste cubain dont Washington exige la libération

USD -
AED 3.673104
AFN 63.000368
ALL 83.025041
AMD 377.503986
ANG 1.790083
AOA 917.000367
ARS 1378.673804
AUD 1.419648
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.689727
BBD 2.01353
BDT 122.670076
BGN 1.709309
BHD 0.374681
BIF 2970
BMD 1
BND 1.278587
BOB 6.90829
BRL 5.313404
BSD 0.999767
BTN 93.464137
BWP 13.632554
BYN 3.033193
BYR 19600
BZD 2.010678
CAD 1.37305
CDF 2275.000362
CHF 0.78844
CLF 0.023504
CLP 928.050396
CNY 6.886404
CNH 6.906095
COP 3712.59
CRC 466.966746
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.850394
CZK 21.149204
DJF 177.720393
DKK 6.457504
DOP 59.000359
DZD 131.224675
EGP 51.758616
ERN 15
ETB 157.150392
EUR 0.862704
FJD 2.21445
FKP 0.749058
GBP 0.749681
GEL 2.71504
GGP 0.749058
GHS 10.90504
GIP 0.749058
GMD 73.503851
GNF 8777.503848
GTQ 7.658082
GYD 209.166703
HKD 7.83535
HNL 26.560388
HRK 6.511304
HTG 131.155614
HUF 339.680388
IDR 16956.2
ILS 3.109125
IMP 0.749058
INR 94.04855
IQD 1310
IRR 1315625.000352
ISK 124.270386
JEP 0.749058
JMD 157.066706
JOD 0.70904
JPY 159.23904
KES 129.603801
KGS 87.447904
KHR 4010.00035
KMF 427.00035
KPW 899.950845
KRW 1505.310383
KWD 0.30657
KYD 0.833125
KZT 480.643127
LAK 21485.000349
LBP 89550.000349
LKR 311.869854
LRD 183.375039
LSL 17.010381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.380381
MAD 9.360504
MDL 17.410687
MGA 4170.000347
MKD 53.172583
MMK 2099.773051
MNT 3569.674815
MOP 8.069756
MRU 40.130379
MUR 46.503741
MVR 15.460378
MWK 1737.000345
MXN 17.898604
MYR 3.939039
MZN 63.903729
NAD 16.830377
NGN 1356.250377
NIO 36.720377
NOK 9.569995
NPR 149.542319
NZD 1.712622
OMR 0.381586
PAB 0.999784
PEN 3.479039
PGK 4.31175
PHP 60.150375
PKR 279.203701
PLN 3.69475
PYG 6529.758871
QAR 3.644504
RON 4.401504
RSD 101.699038
RUB 82.822413
RWF 1459
SAR 3.755057
SBD 8.05166
SCR 14.367754
SDG 601.000339
SEK 9.344038
SGD 1.282304
SHP 0.750259
SLE 24.575038
SLL 20969.510825
SOS 571.503662
SRD 37.487504
STD 20697.981008
STN 21.515
SVC 8.747565
SYP 110.76532
SZL 16.830369
THB 32.790369
TJS 9.602575
TMT 3.51
TND 2.909038
TOP 2.40776
TRY 44.280904
TTD 6.782897
TWD 32.036704
TZS 2586.664038
UAH 43.796556
UGX 3778.931635
UYU 40.286315
UZS 12195.000334
VES 454.69063
VND 26312
VUV 119.036336
WST 2.744165
XAF 566.725992
XAG 0.014693
XAU 0.000222
XCD 2.70255
XCG 1.801775
XDR 0.705856
XOF 570.503593
XPF 103.550363
YER 238.603589
ZAR 17.127505
ZMK 9001.203584
ZMW 19.520498
ZWL 321.999592
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

Otero Alcantara, l'artiste cubain dont Washington exige la libération
Otero Alcantara, l'artiste cubain dont Washington exige la libération

Otero Alcantara, l'artiste cubain dont Washington exige la libération

Une des personnalités de 2021 selon Time, un mercenaire au service des Etats-Unis pour le gouvernement cubain: Luis Manuel Otero Alcantara, artiste dissident de 34 ans, est en prison depuis sept mois et Washington réclame avec insistance sa libération.

Taille du texte:

Sa petite amie Claudia Genlui, conservatrice d'art de 31 ans, se rappelle le jour où il a été arrêté: le 11 juillet 2021, quand des milliers de Cubains ont déferlé dans les rues de l'île aux cris de "Nous avons faim" et "Liberté".

"Il est sorti de chez moi pour soutenir le reste des Cubains dans les manifestations", raconte-t-elle à l'AFP depuis Miami, où elle est depuis octobre.

Luis Manuel n'aura pas le temps de se joindre à eux : déjà dans la ligne de mire des autorités, il est interpellé en chemin. Depuis, il est dans la prison de haute sécurité de Guanajay, à 40 kilomètres à l'ouest de La Havane.

La justice lui reproche divers délits (incitation à commettre un délit, outrage aggravé, désordre public...), tous antérieurs au 11 juillet.

Car depuis quelques années, celui se définit comme "artiviste" - contraction d'artiste et activiste - multiplie les performances provocantes : pour protester contre un décret encadrant le travail des artistes, il tente de se recouvrir d'excréments face au Capitole.

Il s'amuse aussi à porter le drapeau cubain sur les épaules pendant un mois, ce qui lui vaut d'être poursuivi pour outrage aux symboles de la patrie.

Le magazine Time l'a sélectionné parmi les 100 personnalités de 2021, l'artiste dissident chinois Ai Weiwei saluant que "l'art demande du courage, ce qu'il a démontré à maintes reprises".

- "Un exemple" -

La dernière fois que Claudia a pu l'avoir au téléphone, c'était le 18 janvier. Il s'est depuis déclaré en grève de la faim.

Mi-février, elle a reçu un appel d'un proche d'un codétenu: "il m'a dit que (Luis Manuel) allait très mal, qu'il avait perdu énormément de poids, qu'il n'avait presque plus de forces pour marcher et ne parlait presque pas".

Pour Washington, c'est la sonnette d'alarme et le département d'Etat multiplie les appels à sa libération.

"Sept mois après avoir défendu pacifiquement les droits humains et les libertés fondamentales, Luis Manuel Otero Alcantara attend un procès qui paraît ne jamais arriver", a dénoncé le secrétaire d'Etat Antony Blinken.

"Nous sommes extrêmement inquiets que les autorités cubaines aient fait injustement un exemple d'Otero Alcantara", indique à l'AFP, dans une réponse écrite, le département d'Etat.

Pour le gouvernement cubain, Luis Manuel Otero Alcantara n'est pas un artiste, mais un agent au service des Etats-Unis pour tenter de le déstabiliser.

"C'est un argument que le gouvernement utilise toujours" pour discréditer les voix critiques, soupire Anamely Ramos, 37 ans, amie d'Alcantara et activiste qui s'est vu refuser l'entrée à Cuba la semaine dernière, au retour de Miami.

- "Soldats dans une guerre" -

Arturo Lopez-Levy, chercheur cubain de l'université Holy Names en Californie, rétorque que "les preuves sont claires", citant des "conversations téléphoniques" diffusées au journal télévisé qui sont "l'illustration d'une subordination de (Luis Manuel et Anamely) à la politique américaine".

S'il reconnaît que les droits de ces derniers ont été bafoués, il ajoute : "le mal causé par les Etats-Unis (par ses sanctions contre Cuba) est à mon avis beaucoup plus grave".

Dans ce contexte, "le gouvernement cubain perçoit cette partie de l'opposition cubaine comme une continuation de la politique hostile des Etats-Unis envers Cuba, ce sont des soldats dans une guerre" et "il veut qu'ils s'en aillent".

Ce bras de fer survient alors que Washington a laissé entrevoir récemment de possibles gestes d'apaisement, comme la réouverture de sa section consulaire à Cuba ou la facilitation des envois d'argent de l'étranger vers l'île, après des années de renforcement de l'embargo.

Pour Anamely Ramos, "Luis Manuel est déjà un symbole et je pense que Cuba, surtout, veut en faire une monnaie d'échange" contre des concessions. Mais il "n'accepte pas ça".

Selon Claudia Genlui, les autorités ont offert à maintes reprises à Luis Manuel la liberté en échange de l'exil, mais il refuse. "Son objectif, qui est le nôtre à tous, c'est la liberté de Cuba".

Désigné prisonnier de conscience par Amnesty International, il est aussi le visage d'une nouvelle génération au sein de l'opposition, qui réclame que lui soit décerné, ainsi qu'à deux autres opposants, le prix Sakharov du Parlement européen pour la liberté de pensée.

K.Ibarra--TFWP