The Fort Worth Press - Le Bénin expose pour la première fois ses 26 trésors restitués par la France

USD -
AED 3.672498
AFN 64.999685
ALL 79.60134
AMD 362.536449
ANG 1.790365
AOA 918.000268
ARS 1509.375048
AUD 1.403863
AWG 1.8
AZN 1.701063
BAM 1.702398
BBD 2.01149
BDT 122.644384
BGN 1.683441
BHD 0.376463
BIF 3002.654829
BMD 1
BND 1.276233
BOB 9.812421
BRL 5.142797
BSD 0.998738
BTN 95.698307
BWP 13.543979
BYN 3.021108
BYR 19600
BZD 2.008617
CAD 1.399295
CDF 2311.000224
CHF 0.822645
CLF 0.024323
CLP 960.419623
CNY 6.69765
CNH 6.694775
COP 3177.8
CRC 446.794621
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.978587
CZK 21.21345
DJF 177.847413
DKK 6.512635
DOP 58.945902
DZD 134.064499
EGP 52.291801
ERN 15
ETB 163.132872
EUR 0.87121
FJD 2.2159
FKP 0.746534
GBP 0.746895
GEL 2.609698
GGP 0.746534
GHS 11.505418
GIP 0.746534
GMD 73.496504
GNF 8780.084432
GTQ 7.621535
GYD 208.948079
HKD 7.844595
HNL 26.810289
HRK 6.564304
HTG 130.530531
HUF 317.521027
IDR 17812.1
ILS 3.03663
IMP 0.746534
INR 96.014649
IQD 1308.35183
IRR 1374599.999719
ISK 121.269755
JEP 0.746534
JMD 157.705532
JOD 0.709006
JPY 156.956499
KES 129.530261
KGS 87.449943
KHR 4047.525787
KMF 428.000369
KPW 900.000318
KRW 1386.490126
KWD 0.30816
KYD 0.832311
KZT 446.516081
LAK 22379.771075
LBP 89435.000218
LKR 330.574052
LRD 172.781477
LSL 16.23702
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.343735
MAD 9.462593
MDL 17.552335
MGA 4329.546938
MKD 53.553554
MMK 2099.833711
MNT 3597.142387
MOP 8.069983
MRU 40.178439
MUR 47.570154
MVR 15.450272
MWK 1731.818775
MXN 17.2307
MYR 4.081101
MZN 63.910194
NAD 16.23702
NGN 1330.839865
NIO 36.749793
NOK 9.4129
NPR 153.117465
NZD 1.74738
OMR 0.385359
PAB 0.998738
PEN 3.37024
PGK 4.445315
PHP 62.88799
PKR 276.819167
PLN 3.802694
PYG 5920.703312
QAR 3.65052
RON 4.585197
RSD 102.180441
RUB 84.156238
RWF 1467.119293
SAR 3.757625
SBD 8.000512
SCR 14.034006
SDG 601.489738
SEK 9.841165
SGD 1.276085
SHP 0.747524
SLE 24.650411
SLL 20969.491881
SOS 570.744658
SRD 37.945497
STD 20697.981008
STN 21.325673
SVC 8.739174
SYP 13002.000254
SZL 16.231884
THB 33.350099
TJS 9.213126
TMT 3.51
TND 2.937894
TOP 2.40776
TRY 48.78263
TTD 6.779823
TWD 31.824105
TZS 2646.565037
UAH 44.62123
UGX 3939.591766
UYU 40.161901
UZS 11824.868347
VES 847.485104
VND 26022
VUV 117.955747
WST 2.750287
XAF 571.476406
XAG 0.01507
XAU 0.000229
XCD 2.70255
XCG 1.799974
XDR 0.707052
XOF 571.476406
XPF 103.808156
YER 236.550074
ZAR 16.25314
ZMK 9001.198948
ZMW 19.630065
ZWL 321.999592
SSP 5712.013969
MXV 1.95348
  • AEX

    -5.7200

    1095.09

    -0.52%

  • BEL20

    -64.1300

    5713.16

    -1.11%

  • PX1

    -121.9900

    8065.02

    -1.49%

  • ISEQ

    -114.6100

    14211.37

    -0.8%

  • OSEBX

    -19.2300

    2117.33

    -0.9%

  • PSI20

    -128.6200

    9542.21

    -1.33%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.7300

    4652.42

    -0.23%

  • N150

    -46.8600

    4252.11

    -1.09%

Le Bénin expose pour la première fois ses 26 trésors restitués par la France
Le Bénin expose pour la première fois ses 26 trésors restitués par la France

Le Bénin expose pour la première fois ses 26 trésors restitués par la France

Le président béninois Patrice Talon a inauguré samedi soir avec "fierté" une exposition historique et hautement symbolique à Cotonou, où les 26 trésors royaux restitués en novembre par la France seront présentés dimanche pour la première fois au peuple béninois, 129 ans après leur vol.

Taille du texte:

Cette exposition est "une fierté et une foi en ce que nous fûmes, en ce que nous sommes, et en ce que nous serons", a-t-il déclaré devant la presse. "Voilà, le Bénin révélé".

Avec ces restitutions, "c’est un tabou qui a été brisé (…) ce n’est plus une préoccupation de savoir si c’est possible ou pas, nous l’avons fait", a-t-il ajouté, précisant que le Bénin allait demander à la France d'autres œuvres toujours détenues par l'ancienne puissance coloniale.

Au sein du palais présidentiel à Cotonou, un espace muséal de plus de 2.000 m2 a été aménagé pour accueillir cette exposition intitulée "Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui, de la restitution à la révélation", qui ouvrira dimanche matin au public jusqu’au 22 mai.

Les 26 œuvres rendues par la France, après plus de deux ans de négociations entre Paris et Cotonou, sont la première importante restitution d'objets de collections publiques à un pays africain.

Plus tôt dans la journée le président Patrice Talon avait présenté les 26 trésors autrefois exposés au musée du quai Branly à Paris à la ministre de la Culture française Roselyne Bachelot, en déplacement à Cotonou.

"C'est une exposition absolument magnifique et elle rend encore peut-être mieux la majesté, la créativité, l’incroyable patrimoine historique, politique et esthétique que représentent ces 26 œuvres", a déclaré à l'AFP la ministre française après sa visite.

Ces trésors avaient été pillés en 1892 par les troupes coloniales françaises dans le palais d’Abomey, capitale du Royaume du Dahomey, au centre-sud du Bénin actuel, composé alors de plusieurs royaumes.

- Ferment de l'unité nationale -

Ces œuvres "ont quitté un royaume, mais elles reviennent dans une république, et nous voulons que ce soit le ferment de l’unité nationale", avait déclaré la veille le ministre béninois de la Culture, Jean-Michel Abimbola.

Cette exposition est également perçue comme le moment d'une relative réconciliation politique, avec la présence au vernissage de l'ancien Premier ministre Lionel Zinsou, qui n'était pas revenu au Bénin depuis sa condamnation par la justice à une peine d'inéligibilité.

Depuis son élection en 2016, le président Talon a engagé le pays dans la voie du développement au détriment, selon ses détracteurs, de la démocratie. Dans cet ancien modèle de démocratie en Afrique, la plupart des figures de l'opposition sont soient en exil, soient condamnées par la justice.

"Quand il y a un événement qui vous dépasse, comme celui-ci, c'est au dessus de toute controverse politique. L'amour de l'art de la patrie, c'est au-dessus de toutes les querelles", a déclaré l'ancien premier ministre.

La première salle de l'exposition, dont les immenses murs peints en noir lui donnent un caractère solennel, met à l'honneur les trônes des souverains du Dahomey.

Et particulièrement, celui du roi Ghézo (1797-1818), majestueuse sculpture de bois aux motifs afro-brésiliens de près de deux mètres, surmontée d'une tablette incurvée.

"Depuis le début de l'installation, je ne cesse de le contempler", explique à l'AFP Théo Atrokpo, un des médiateurs de l'exposition, qui frémit d'impatience "d'en expliquer l'histoire" à ses compatriotes.

"Je l'avais déjà vu en France, mais le voir ici, chez nous, c'est retrouver une partie de notre âme, c'est nous connecter à notre histoire", ajoute ce guide culturel âgé de 42 ans.

De la statue mi-homme mi-lion du roi Glèlè à celle mi-homme mi-oiseau du roi Ghézo, en passant par les portes du palais royal, les invités, très émus, se pressaient pour admirer les trésors.

"C'est très émouvant de me retrouver face au trône du roi Ghézo, je ne l'avais pas imaginé aussi grand, aussi puissant", confie Laeila Adjovi, artiste franco-béninoise dont plusieurs œuvres sont aussi présentées lors de cette exposition.

Car à côté des trésors, 34 artistes béninois contemporains ont été sélectionnés pour y présenter plus d'une centaine d’œuvres.

- Scène contemporaine -

Une volonté du gouvernement de lier "l'histoire au présent", et montrer que le "génie artistique béninois a perduré", malgré la dépossession d'une partie de son patrimoine.

Des tapisseries monumentales d'Yves Appollinaire Pèdé mettant à l'honneur le vaudou, à l'installation réalisée à partir de cheveux de Dimitri Fagbohoun, en passant par les robots afro-futuristes d'Emo de Medeiros et les peintures monumentales et colorées de Moufouli Bello, cette deuxième partie montre la vitalité artistique de la scène contemporaine béninoise.

Plusieurs galeristes et acteurs du monde de l'art internationaux venus assister à cette exposition historique, ont confié avoir été épatés par la scénarisation, qui n'a rien à envier, selon eux, à celles des grands musées européens.

Un pied de nez à l'argument longtemps avancé par certaines institutions, qui refusent de restituer des œuvres, d'un manque de formation et de financement pour les exposer et les conserver sur le continent.

"Face aux détracteurs des restitutions, cette exposition est la réponse à toutes les critiques que l'on a pu avoir", a déclaré Marie-Cécile Zinsou, historienne de l'art et présidente de la fondation d'art Zinsou au Bénin.

Pour l'artiste Laeila Adjovi, "il faut que cette exposition amorce la restitution de toutes nos œuvres, elles sont à nous, un point c'est tout".

La France, mais aussi d'autres pays européens, possèdent toujours un nombre important d’œuvres pillées durant la colonisation en Afrique.

Le "travail de restitution continue", a assuré samedi Mme Bachelot. "Nous sommes en train de travailler sur une loi cadre pour faciliter ces restitutions", a-t-elle ajouté, précisant que le travail législatif pourrait prendre au moins deux ans.

P.Navarro--TFWP