The Fort Worth Press - Aux Philippines, le "Seigneur des cafards" défend ces insectes mal-aimés

USD -
AED 3.67315
AFN 63.000094
ALL 81.599925
AMD 371.830133
ANG 1.789884
AOA 918.000489
ARS 1393.167587
AUD 1.401542
AWG 1.80125
AZN 1.702481
BAM 1.674321
BBD 2.014279
BDT 122.710521
BGN 1.668102
BHD 0.377835
BIF 2965
BMD 1
BND 1.277357
BOB 6.911164
BRL 5.0315
BSD 1.000077
BTN 94.042513
BWP 13.517505
BYN 2.823866
BYR 19600
BZD 2.011454
CAD 1.37055
CDF 2313.000435
CHF 0.785982
CLF 0.02274
CLP 895.000271
CNY 6.8265
CNH 6.834956
COP 3566.47
CRC 455.350952
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.549805
CZK 20.853798
DJF 177.719576
DKK 6.395797
DOP 59.660005
DZD 132.659454
EGP 52.631444
ERN 15
ETB 156.600534
EUR 0.855698
FJD 2.217901
FKP 0.740532
GBP 0.742497
GEL 2.68494
GGP 0.740532
GHS 11.090271
GIP 0.740532
GMD 73.503814
GNF 8774.999759
GTQ 7.645651
GYD 209.253449
HKD 7.83255
HNL 26.620096
HRK 6.446298
HTG 131.014498
HUF 313.730496
IDR 17337
ILS 2.986405
IMP 0.740532
INR 94.14355
IQD 1310
IRR 1318050.000225
ISK 123.059948
JEP 0.740532
JMD 157.878291
JOD 0.709028
JPY 159.631027
KES 129.296346
KGS 87.415299
KHR 4010.00003
KMF 422.000223
KPW 899.95002
KRW 1481.950277
KWD 0.30776
KYD 0.83348
KZT 464.605217
LAK 21929.999849
LBP 89550.000098
LKR 317.186236
LRD 184.275002
LSL 16.650234
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.349842
MAD 9.260187
MDL 17.351887
MGA 4145.000618
MKD 52.767185
MMK 2099.761028
MNT 3579.096956
MOP 8.068761
MRU 40.010051
MUR 46.749593
MVR 15.459541
MWK 1736.999832
MXN 17.426498
MYR 3.9635
MZN 63.904313
NAD 16.649866
NGN 1352.110175
NIO 36.710202
NOK 9.328955
NPR 150.467206
NZD 1.706345
OMR 0.38471
PAB 1.000077
PEN 3.466022
PGK 4.26275
PHP 60.794005
PKR 278.799323
PLN 3.631795
PYG 6332.424462
QAR 3.645504
RON 4.356903
RSD 100.487994
RUB 75.898173
RWF 1461
SAR 3.750754
SBD 8.048583
SCR 14.186975
SDG 600.506089
SEK 9.261804
SGD 1.278022
SHP 0.746601
SLE 24.600301
SLL 20969.496166
SOS 571.508796
SRD 37.399007
STD 20697.981008
STN 21.195
SVC 8.750851
SYP 110.632441
SZL 16.649994
THB 32.479969
TJS 9.400998
TMT 3.505
TND 2.882505
TOP 2.40776
TRY 44.985001
TTD 6.780183
TWD 31.560412
TZS 2600.000427
UAH 43.933602
UGX 3720.524092
UYU 39.5509
UZS 12050.000014
VES 482.733725
VND 26327
VUV 118.032476
WST 2.725399
XAF 561.551731
XAG 0.013257
XAU 0.000213
XCD 2.70255
XCG 1.802484
XDR 0.696601
XOF 558.999642
XPF 102.374955
YER 238.624981
ZAR 16.64196
ZMK 9001.19714
ZMW 18.726832
ZWL 321.999592
  • AEX

    -7.1500

    1014.08

    -0.7%

  • BEL20

    5.3900

    5392.03

    +0.1%

  • PX1

    70.9600

    8227.32

    +0.87%

  • ISEQ

    -217.7200

    12366.98

    -1.73%

  • OSEBX

    6.1900

    2003.83

    +0.31%

  • PSI20

    22.9600

    9208.77

    +0.25%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    22.1500

    3977.19

    +0.56%

  • N150

    9.8700

    4120.75

    +0.24%

Aux Philippines, le "Seigneur des cafards" défend ces insectes mal-aimés
Aux Philippines, le "Seigneur des cafards" défend ces insectes mal-aimés / Photo: © AFP

Aux Philippines, le "Seigneur des cafards" défend ces insectes mal-aimés

A la lumière de sa lampe frontale, Cristian Lucanas fouille la forêt tropicale philippine à la recherche de son animal fétiche, un cafard qu'il ramasse délicatement à mains nues.

Taille du texte:

Seul expert du pays de cet insecte mal compris, dont il a découvert quinze espèces, ce chercheur à la voix douce est surnommé "Seigneur des Ipis", nom local de cet animal omniprésent.

"Moi aussi, je détestais les cafards quand j'étais enfant", sourit M. Lucanas lors d'un entretien avec l'AFP dans la ville universitaire de Los Banos, au sud de Manille.

Souvent considérés comme des nuisibles répugnants et vecteurs de maladies, ces insectes méritent d’être étudiés et reconnus pour leur rôle clé dans les écosystèmes, estime l’entomologiste de 31 ans.

"La peur des cafards est innée", reconnaît-il, ajoutant qu'il se contente généralement de dire "je travaille dans un musée" lorsqu'il est interrogé sur son métier.

Aujourd'hui, on recense plus de 4.600 espèces de cafards, mais "il est possible que le nombre réel soit deux, voire trois fois plus élevé", explique Cristian Lucanas sans cacher son enthousiasme.

"Pendant très longtemps, personne ne les étudiait", raconte-t-il. Un "triste" constat selon lui, au vu de la taille et de la diversité de leur population dans l'archipel.

Les Philippines en comptent environ 130 espèces, dont les trois quarts ne se trouvent nulle part ailleurs.

M. Lucanas estime que 200 espèces locales attendent encore d'être répertoriées.

- "Rôle primordial" -

"S'ils disparaissaient, le fonctionnement de l'écosystème serait perturbé, car ils y jouent un rôle primordial", assure-t-il.

Comme les bousiers et les vers de terre, les cafards sont détritivores. Ils mangent et décomposent les matières organiques mortes, y compris leurs propres congénères, et les restituent ensuite au sol.

Certaines espèces sont porteuses de microbes pathogènes, mais un monde sans blatte verrait ralentir le processus de décomposition essentiel au maintien des écosystèmes, affirme M. Lucanas.

Les oiseaux et les araignées perdraient également une importante source de nourriture et les plantes absorberaient moins de dioxyde de carbone, ce qui pourrait contribuer au réchauffement climatique.

Malgré son amour pour ces petites bêtes, Cristian Lucanas garde toujours une bombe insecticide à portée de main au travail, prêt à tuer tout cafard non invité qui prendrait pour un buffet les 250.000 espèces d'insectes préservées au musée.

Son obsession a débuté il y a une douzaine d'années, lors d'une excursion dans une grotte peuplée de chauves-souris sur une île isolée.

Le sol de la cavité était couvert de cafards se régalant de guano. Lorsque son professeur de biologie n'a pas réussi à identifier l'espèce en question, M. Lucanas a compris qu'il avait trouvé sa voie.

Fan de J.R.R. Tolkien, l'entomologiste donne souvent à ses découvertes des noms inspirés des créatures de la trilogie "Le Seigneur des anneaux", comme "Valar", "Hobbitoblatta", ou encore "Nazgul".

Le jeune scientifique peut être très sollicité.

Le principal fabricant d'insecticides du pays l'a invité à donner une conférence à son personnel.

La plus grande chaîne de restaurants philippine a sollicité son expertise pour mettre fin aux invasions de cafards dans ses réserves.

"Le contrôle des nuisibles n'est pas vraiment mon fort", admet le passionné.

Mais les cafards sont loin d'être les créatures indestructibles qu'on s'imagine, insiste-t-il, battant en brèche l'idée reçue selon laquelle ils peupleraient la Terre après une guerre nucléaire. Selon lui, leur résistance à la radioactivité est équivalente à celle des autres insectes.

Les humains constituent une menace plus immédiate pour ces créatures, souligne-t-il. Certaines espèces, en particulier dans les montagnes, se reproduisent lentement et pourraient disparaître.

Plusieurs types de blattes philippines vivant dans des grottes, décrites pour la première fois dans les années 1890 pendant la colonisation espagnole, "n'ont plus été observées" depuis l'ouverture de ces zones au tourisme, explique-t-il.

Il déplore que la plupart des fonds pour la science dans son pays aillent aux recherches ayant "un impact direct sur les humains", risquant de ne lui laisser que la possibilité de cataloguer les cafards des Philippines.

Mais cela lui suffit pour l'instant. "Je pense que je vais continuer à faire ce que je fais. C'est comme ça que j'ai bâti ma réputation", dit-il.

"Et j'aime vraiment travailler avec les cafards".

T.M.Dan--TFWP