The Fort Worth Press - Cyberharcèlement de Brigitte Macron: à la barre, Zoé Sagan défend le droit à "la satire"

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Cyberharcèlement de Brigitte Macron: à la barre, Zoé Sagan défend le droit à "la satire"
Cyberharcèlement de Brigitte Macron: à la barre, Zoé Sagan défend le droit à "la satire" / Photo: © AFP/Archives

Cyberharcèlement de Brigitte Macron: à la barre, Zoé Sagan défend le droit à "la satire"

Aurélien Poirson-Atlan, connu sous le pseudonyme de Zoé Sagan, l'un des principaux prévenus accusés d'avoir cyberharcelé Brigitte Macron, cible d'une infox l'accusant d'être une femme trans, a revendiqué mardi au deuxième jour du procès le droit à "la satire", qu'il considère comme "l'ADN du pays".

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Les réquisitions contre les dix prévenus, âgés de 41 à 65 ans, jugés depuis lundi devant le tribunal correctionnel de Paris, sont attendues en fin de journée. Le jugement devrait ensuite être mis en délibéré.

Cette riposte judiciaire en France, doublée d'une plainte aux États-Unis, intervient après quatre ans de polémiques et de rumeurs qui n'ont cessé d'enfler, largement relayées par les réseaux complotistes et d'extrême droite.

Le compte X de M. Poirson-Atlan, 41 ans, supprimé depuis, a fait l'objet de plusieurs plaintes et est souvent présenté comme lié aux sphères complotistes d'extrême droite, ce qu'il a réfuté avec force à la barre.

Zoé Sagan est un "personnage de fiction", a expliqué le publicitaire, costume bleu cintré, une "intelligence artificielle féminine" "instigatrice d'un nouveau genre littéraire."

L'écart d'âge entre les époux Macron est considéré comme un "crime sexuel" par Zoé Sagan, une "pédophilie cautionnée par l'Etat" sur la plateforme d'Elon Musk.

Outre ses propos visant Brigitte Macron, le publicitaire est connu pour avoir diffusé les vidéos à caractère sexuel du macroniste Benjamin Griveaux, qui avait dû renoncer en février 2020 à briguer la mairie de Paris.

Toujours selon lui, Candace Owens est un "phénomène de société", "une dinguerie" qui sera "étudiée dans les écoles de journalisme".

Le couple présidentiel a engagé cet été des poursuites contre la podcasteuse d'extrême droite, auteure d'une série de vidéos vue plusieurs millions de fois, intitulée "Becoming Brigitte" ("Devenir Brigitte").

Plusieurs personnes jugées à Paris ont relayé les publications virales de l'Américaine, se réjouissant de voir "l'affaire Brigitte" s'internationaliser.

Absente du procès, l'épouse du chef de l'Etat a indiqué aux enquêteurs que la rumeur avait eu "un très fort retentissement" sur son entourage et sur elle-même, rapportant que ses petits-enfants entendaient dire que "leur grand-mère est un homme". Sa fille est attendue mardi à la barre.

M. Poirson-Atlan a été applaudi à la fin de son passage à la barre.

Lundi, plusieurs prévenus - courtier, professeur de sport ou informaticien - ont exprimé leur surprise d'avoir à répondre de publications "satiriques", relevant selon eux de la liberté d'expression.

La médium, Delphine J., connue sous le pseudo d'Amandine Roy, a souhaité exercer son droit au silence à la barre, expliquant qu'elle s'était déjà longuement "exprimée".

La Bretonne de 51 ans est l'autrice d'une vidéo virale publiée en 2021 affirmant que Brigitte Macron n'aurait jamais existé et que son frère Jean-Michel aurait pris son identité après une transition de genre.

Vue plus de quatre millions de fois et depuis retirée de la plateforme, elle a largement contribué à amplifier la rumeur, selon les dires de Brigitte Macron rapportés par le président du tribunal.

C.Dean--TFWP