The Fort Worth Press - Marianne Faithfull, égérie du Swinging London devenue icône

USD -
AED 3.672505
AFN 64.999617
ALL 81.873378
AMD 378.439629
ANG 1.79008
AOA 917.000017
ARS 1444.993898
AUD 1.424623
AWG 1.8025
AZN 1.698328
BAM 1.658498
BBD 2.01317
BDT 122.152876
BGN 1.67937
BHD 0.37697
BIF 2962.5
BMD 1
BND 1.270543
BOB 6.906845
BRL 5.239098
BSD 0.999546
BTN 90.307481
BWP 13.806116
BYN 2.86383
BYR 19600
BZD 2.010235
CAD 1.36445
CDF 2199.999975
CHF 0.776105
CLF 0.021794
CLP 860.539972
CNY 6.938197
CNH 6.93502
COP 3646.93
CRC 496.408795
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.750278
CZK 20.60345
DJF 177.720253
DKK 6.32319
DOP 63.000254
DZD 129.900254
EGP 47.009197
ERN 15
ETB 155.042675
EUR 0.846625
FJD 2.198801
FKP 0.732491
GBP 0.730199
GEL 2.695012
GGP 0.732491
GHS 10.944975
GIP 0.732491
GMD 73.000094
GNF 8753.999774
GTQ 7.666672
GYD 209.120397
HKD 7.813115
HNL 26.408086
HRK 6.376701
HTG 131.107644
HUF 322.478502
IDR 16766
ILS 3.082015
IMP 0.732491
INR 90.36925
IQD 1309.380459
IRR 42125.000158
ISK 122.749952
JEP 0.732491
JMD 156.640605
JOD 0.709028
JPY 155.879497
KES 129.000415
KGS 87.449822
KHR 4081.504905
KMF 417.999853
KPW 899.987247
KRW 1450.779878
KWD 0.30715
KYD 0.83298
KZT 501.119346
LAK 21499.832523
LBP 89508.041026
LKR 309.380459
LRD 185.911623
LSL 16.009531
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.319217
MAD 9.168716
MDL 16.926717
MGA 4429.877932
MKD 52.189044
MMK 2100.119929
MNT 3568.429082
MOP 8.04357
MRU 39.901294
MUR 45.890045
MVR 15.450054
MWK 1733.257012
MXN 17.245898
MYR 3.932499
MZN 63.750319
NAD 16.009531
NGN 1391.85959
NIO 36.785781
NOK 9.627875
NPR 144.492309
NZD 1.656195
OMR 0.384498
PAB 0.999521
PEN 3.364907
PGK 4.282347
PHP 59.040236
PKR 279.545138
PLN 3.57644
PYG 6631.277242
QAR 3.634567
RON 4.313702
RSD 99.384049
RUB 76.999691
RWF 1458.783824
SAR 3.750106
SBD 8.058101
SCR 13.748799
SDG 601.49205
SEK 8.90851
SGD 1.270205
SHP 0.750259
SLE 24.475005
SLL 20969.499267
SOS 570.272883
SRD 38.114499
STD 20697.981008
STN 20.775741
SVC 8.746163
SYP 11059.574895
SZL 16.015332
THB 31.639928
TJS 9.340767
TMT 3.51
TND 2.890372
TOP 2.40776
TRY 43.496603
TTD 6.770319
TWD 31.588801
TZS 2584.040204
UAH 43.256279
UGX 3563.251531
UYU 38.49872
UZS 12236.487289
VES 371.640565
VND 26002
VUV 119.537583
WST 2.726316
XAF 556.244594
XAG 0.011767
XAU 0.000201
XCD 2.70255
XCG 1.801384
XDR 0.691072
XOF 556.244594
XPF 101.131218
YER 238.374992
ZAR 15.96902
ZMK 9001.202602
ZMW 19.615608
ZWL 321.999592
  • AEX

    -15.5500

    993.99

    -1.54%

  • BEL20

    40.4000

    5499.51

    +0.74%

  • PX1

    -1.6400

    8179.5

    -0.02%

  • ISEQ

    -5.3500

    13374.17

    -0.04%

  • OSEBX

    2.6400

    1759.71

    +0.15%

  • PSI20

    121.8900

    8828.16

    +1.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.3400

    4113.69

    +1.04%

  • N150

    11.8400

    3959.8

    +0.3%

Marianne Faithfull, égérie du Swinging London devenue icône
Marianne Faithfull, égérie du Swinging London devenue icône / Photo: © AFP/Archives

Marianne Faithfull, égérie du Swinging London devenue icône

Egérie des Rolling Stones, Marianne Faithfull, décédée jeudi à 78 ans, a incarné le rock 'n"roll, du Swinging London aux scènes punk new-yorkaises, au fil d'une longue carrière ponctuée par ses éclipses et ses renaissances.

Taille du texte:

Sa voix, un mince filet clair dans "As tears go by" (1964) devenu dans "Broken English" (1979) un torrent grave puisé aux tréfonds de la défonce, était reconnaissable entre toutes: avec cette tessiture rocailleuse, elle exerçait un sortilège sur les nostalgiques du rock mélancolique et lettré.

Née le 29 décembre 1946 à Londres d'un père espion et d'une mère austro-hongroise descendante du baron von Sacher Masoch, elle avait survécu aux surdoses, au suicide, à la rue, à l'alcool, à un cancer et même au coronavirus qui l'avait contrainte à trois semaines d'hospitalisation à Londres.

A jamais associée à Mick Jagger dont elle partage la vie et les frasques à la fin des années 1960, cette Britannique à la psychologie fragile mais au tempérament de feu va se faire un nom courtisé par toute la jet-set. A 68 ans, elle posera même pour une campagne de pub d'Yves Saint Laurent.

En 1963, le producteur des Rolling Stones la croise dans un bar où elle chante des ballades: "J'ai rencontré un ange avec des gros seins et je l'ai signée", claironne alors Andrew Oldham. La timide blonde de 17 ans enregistre la première chanson de Keith Richards et Mick Jagger que leur producteur juge trop sentimentale. Avec "As tears go by", la jeune fille en fleurs entre au Top 10 britannique et fait tourner la tête des Stones.

Suivent "Come and Stay with me", "This Little Bird", "Summer Nights": le succès fulgurant va l'entraîner dans un tourbillon de "sexe, drogues et rock n'roll".

Compagne de Brian Jones, elle entame en 1966 une liaison avec Mick Jagger. Lorsqu'elle emménage avec lui à 19 ans, elle quitte un mari et un fils.

Elle l'initie au ballet, à l'opéra et à la littérature. Keats, Kerouac ou encore William Burroughs dont elle va appliquer à la lettre les expériences hallucinatoires du "Festin nu". Elle lui fait découvrir "Le maître et Marguerite" de Boulgakov qui inspira plus tard au chanteur "Sympathy for the Devil". "Il était comme un ado amouraché", raconte Keith Richards dans sa biographie.

La même année, Marianne Faithfull écrit "Sister Morphine": censurée lorsqu'elle la chante, la chanson sera reprise en 1971 par le groupe dans l'album "Sticky Fingers".

Le couple rebelle et bohème partage les gros titres avec Keith Richards et Anita Pallenberg. En 1967, Marianne Faithfull est arrêtée hagarde et nue sous une couverture lors d'une descente de police chez Keith Richards.

- "Ce que j'ai dans le ventre" -

Dans le même temps, la scène artistique se l'arrache: Jean-Luc Godard la choisit pour "Made in USA" (1966) puis Michael Winner dans "Qu'arrivera-t-il après?" (1967) avec Orson Welles. Elle joue dans "Anna", une comédie musicale avec Serge Gainsbourg et donne la réplique à Glenda Jackson dans "Les trois soeurs" de Tchekhov à Londres.

En 1969, moulée dans une combinaison de cuir noir, elle affole Alain Delon dans "La Motocyclette" de Jack Cardiff avant d'incarner "Ophélie" dans une mise en scène de Tony Richardson.

Dépendante à l'héroïne, elle touche le fond au début des années 1970 avec la fin de sa liaison avec Mick Jagger, la perte de la garde de son fils et une tentative de suicide en Australie. Sans domicile, elle vit deux ans dans des squats à Soho à Londres.

En 1973, lorsqu'elle entonne "I've got you Babe", déguisée en nonne aux côtés de David Bowie, sa voix porte les stigmates de ses dérives. Six ans plus tard, elle sort "Broken English" qu'elle présente comme l'album de sa vie. "Ce que je dois faire avant de mourir, c'est montrer ce que j'ai dans le ventre. Dire qui je suis".

L'album relance sa carrière mais installée à New York, elle replonge dans la drogue. Après une cure de désintoxication à la fin des années 80, elle se réinvente, inspirée par le cabaret allemand des années 1930. Elle revient sur scène avec "L'Opéra de quat'sous" et "Les 7 péchés capitaux" de Bertold Brecht et Kurt Weill.

Elle joue dans l'opéra rock des Pink Floyd "The Wall" et sort de nouveaux albums en collaboration avec une multitude d'artistes (PJ Harvey, Nick Cave, Elton John, Metallica ou encore Étienne Daho).

En 2016, un an après les attentats, elle chante au Bataclan à Paris où elle vit alors, "They come at night". Le single repris dans son dernier album "Negative Capability" (2018), est salué par la critique comme une méditation sur la perte et la solitude.

"Princesse, pute, rock star: je n'ai jamais vraiment fait cas du regard des autres. Je sais seulement que je suis une artiste vivante", lançait-elle en forme de défi en 1995.

L.Davila--TFWP