The Fort Worth Press - Au tribunal, le regard noir d'Adèle Haenel posé sur Christophe Ruggia

USD -
AED 3.6725
AFN 62.999805
ALL 81.919985
AMD 369.022152
ANG 1.790403
AOA 917.500438
ARS 1429.5006
AUD 1.418611
AWG 1.8025
AZN 1.69565
BAM 1.687089
BBD 2.017174
BDT 122.938906
BGN 1.69088
BHD 0.377743
BIF 2994.099786
BMD 1
BND 1.284073
BOB 6.920735
BRL 5.057098
BSD 1.001557
BTN 94.807122
BWP 13.437361
BYN 2.772827
BYR 19600
BZD 2.014241
CAD 1.401715
CDF 2321.00002
CHF 0.795885
CLF 0.022625
CLP 890.450145
CNY 6.76055
CNH 6.76294
COP 3491.5
CRC 455.637457
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.398186
CZK 20.86645
DJF 178.341147
DKK 6.45693
DOP 58.450255
DZD 133.157039
EGP 50.419299
ERN 15
ETB 159.494926
EUR 0.863803
FJD 2.216895
FKP 0.746148
GBP 0.74675
GEL 2.644999
GGP 0.746148
GHS 11.225023
GIP 0.746148
GMD 72.501494
GNF 8775.000164
GTQ 7.634911
GYD 209.537036
HKD 7.832725
HNL 26.720198
HRK 6.508194
HTG 130.901343
HUF 302.603502
IDR 17742
ILS 2.917604
IMP 0.746148
INR 94.664799
IQD 1310
IRR 1375752.497294
ISK 124.73943
JEP 0.746148
JMD 158.757133
JOD 0.709038
JPY 160.2955
KES 129.460293
KGS 87.4502
KHR 4010.000103
KMF 425.000176
KPW 900.00035
KRW 1512.409963
KWD 0.30839
KYD 0.834674
KZT 490.263143
LAK 22024.999647
LBP 89549.999817
LKR 333.00411
LRD 182.175009
LSL 16.219472
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.380431
MAD 9.27225
MDL 17.421534
MGA 4204.999974
MKD 53.239641
MMK 2099.090156
MNT 3576.689019
MOP 8.081808
MRU 40.059501
MUR 47.240213
MVR 15.450241
MWK 1736.999524
MXN 17.231399
MYR 4.064897
MZN 63.910222
NAD 16.219781
NGN 1358.999993
NIO 31.619968
NOK 9.565801
NPR 151.694838
NZD 1.722395
OMR 0.384498
PAB 1.001488
PEN 3.406499
PGK 4.359026
PHP 60.386501
PKR 278.325044
PLN 3.67206
PYG 6132.175158
QAR 3.643503
RON 4.523973
RSD 101.405141
RUB 72.448447
RWF 1514.5
SAR 3.752194
SBD 8.065041
SCR 12.521479
SDG 600.50029
SEK 9.41695
SGD 1.28349
SHP 0.746601
SLE 24.749735
SLL 20969.503664
SOS 571.497614
SRD 37.51797
STD 20697.981008
STN 21.375
SVC 8.763273
SYP 110.532098
SZL 16.22018
THB 32.564499
TJS 9.284125
TMT 3.5
TND 2.912023
TOP 2.40776
TRY 46.2995
TTD 6.798097
TWD 31.5805
TZS 2624.998017
UAH 44.900392
UGX 3720.444763
UYU 40.61969
UZS 11999.999956
VES 591.77565
VND 26295.5
VUV 119.50104
WST 2.743493
XAF 565.843581
XAG 0.014405
XAU 0.000232
XCD 2.70255
XCG 1.805015
XDR 0.703697
XOF 564.502097
XPF 102.450395
YER 238.60685
ZAR 16.225025
ZMK 9001.202064
ZMW 17.605527
ZWL 321.999592
  • AEX

    2.4700

    1078.03

    +0.23%

  • BEL20

    9.0900

    5692.96

    +0.16%

  • PX1

    59.5300

    8443.85

    +0.71%

  • ISEQ

    78.4800

    13609.64

    +0.58%

  • OSEBX

    1.9600

    1962.58

    +0.1%

  • PSI20

    -24.4200

    9021.56

    -0.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -82.9800

    4216.55

    -1.93%

  • N150

    12.4200

    4296.57

    +0.29%

Au tribunal, le regard noir d'Adèle Haenel posé sur Christophe Ruggia

Au tribunal, le regard noir d'Adèle Haenel posé sur Christophe Ruggia

Adèle Haenel ne l'a pas lâché de son regard noir pendant l'heure qu'a duré le résumé des faits. Et de l'autre côté de la barre, le réalisateur Christophe Ruggia s'est bien gardé de le croiser, yeux fixés sur le tribunal qui le juge pour agressions sexuelles sur mineure.

Taille du texte:

L'actrice, qui s'est aujourd'hui mise en retrait du cinéma, avait accusé en 2019 le réalisateur de l'avoir agressée sexuellement pendant deux ans et demi, alors qu'elle avait entre 12 et 14 ans et qu'il était lui presque quadragénaire.

Elle avait 11 ans au moment du casting de son film "Les Diables" et 12 à l'été 2001 pendant le tournage, "éprouvant" de l'avis des enfants acteurs et des professionnels adultes.

Aux enquêteurs, ils avaient décrit leur "malaise" face au comportement de Christophe Ruggia sur le plateau. "Envahissant", "déplacé", "sa main sur la cuisse" de la jeune actrice, "des trucs dans le cou", elle "assise sur ses genoux". "Ça va pas, on dirait un couple, c'est pas normal", s'était dit une scripte du film.

Les agressions, dénoncées par Adèle Haenel et contestées par Christophe Ruggia, ont commencé juste après. D'abord sous couvert de "promotion" du film, elle a passé une grande partie de ses samedis après-midi chez lui, quand elle était en quatrième et en troisième.

Elles se déroulaient selon elle toujours de la même façon, décrit le président: sur le canapé, il commence par lui caresser les cuisses, remonte "l'air de rien", puis lui touche le sexe ou la poitrine. "Il respirait fort" et "m'embrassait dans le cou", décrit-elle.

Sur son siège, Adèle Haenel semble revivre les faits, serrant les dents, son visage plusieurs fois secoué de tics nerveux.

"À chaque fois, il lui préparait son goûter préféré", poursuit le tribunal. "Il disait qu'il l'avait créée", qu'il "l'aimait, que les autres ne pouvaient pas comprendre, qu'il n'avait pas eu de chance de tomber amoureux d'elle, qu'elle était une adulte dans un corps d'enfant", rappelle encore le président.

- "Une sorte de réflexion ?" -

Droite comme un i, Adèle Haenel garde ses yeux emplis de rage posés sur Christophe Ruggia, assis de l'autre côté du prétoire à quelques mètres, mais qui ne se tourne jamais vers elle.

Parfois elle écrit furieusement quelques mots, avant de se redresser et de le fixer à nouveau.

"Est-ce qu'aujourd'hui vous avez la possibilité de nous livrer une sorte de réflexion ?", demande le tribunal en appelant à la barre Christophe Ruggia, 59 ans, pour un premier interrogatoire.

"J'ai pris conscience que le film a été douloureux à vivre pour Adèle, qu'elle a été choquée par le tournage et que ça a été très difficile de se revoir à l'image", dit-il, assurant cependant avoir eu le "même rapport" avec "les deux enfants" acteurs du film.

Avant cela, le tribunal avait éteint les lumières de la grande salle d'audience remplie de public pour en montrer des extraits.

"Les Diables", pas un succès commercial mais salué par la critique à l'époque souligne le tribunal, raconte la fugue perpétuelle d'un frère et de sa soeur autiste abandonnés à la naissance. Une histoire qui devient incestueuse en cours de film, avec plusieurs scènes sexuelles entre les enfants.

Au grand écran dans la salle, on voit notamment l'actrice de 12 ans sortir d'une douche et emprunter un long couloir entièrement nue. Des gros plans sur sa poitrine d'enfant alors qu'elle se caresse et effectue des mouvements de langue.

Contre son avocate venue s'asseoir à côté d'elle, Adèle Haenel est à nouveau prise de mouvements nerveux de la tête, puis détourne vivement le regard, s'essuyant les yeux d'un mouchoir. Christophe Ruggia regarde lui tous les extraits de son film.

Avant l'ouverture de l'audience, une cinquantaine de personnes, en grande majorité des femmes, s'étaient rassemblées devant le tribunal. "Merci Adèle", "Adèle, tu n'es pas seule", "la honte doit changer de camp", pouvait-on lire sur leurs pancartes.

L'actrice devrait témoigner devant le tribunal vers 18H00.

Christophe Ruggia, jugé pour agressions sexuelles aggravées par la minorité de la victime et sa position d'autorité, encourt jusqu'à 10 ans de prison et 150.000 euros d'amende.

A.Williams--TFWP