The Fort Worth Press - Paul Lederman, chasseur de têtes d'affiche

USD -
AED 3.672504
AFN 64.000368
ALL 80.660025
AMD 364.155001
ANG 1.790365
AOA 918.000367
ARS 1524.750402
AUD 1.417435
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.716593
BBD 2.014833
BDT 123.096502
BGN 1.683441
BHD 0.377145
BIF 3013.033747
BMD 1
BND 1.278097
BOB 12.259622
BRL 5.188104
BSD 1.000307
BTN 95.794093
BWP 13.621802
BYN 3.022425
BYR 19600
BZD 2.011937
CAD 1.41345
CDF 2340.000362
CHF 0.828271
CLF 0.024357
CLP 961.770396
CNY 6.71325
CNH 6.734304
COP 3348.488173
CRC 454.820731
CUC 1
CUP 24.008426
CVE 96.778865
CZK 21.384404
DJF 178.136657
DKK 6.562804
DOP 59.49006
DZD 134.160706
EGP 51.788213
ERN 15
ETB 162.282003
EUR 0.87791
FJD 2.24725
FKP 0.754924
GBP 0.754689
GEL 2.61504
GGP 0.754924
GHS 11.618906
GIP 0.754924
GMD 73.503851
GNF 8797.998859
GTQ 7.639444
GYD 209.30355
HKD 7.842504
HNL 26.849519
HRK 6.613804
HTG 130.916751
HUF 320.61504
IDR 17914.1
ILS 3.04806
IMP 0.754924
INR 95.817504
IQD 1310.484048
IRR 1374575.000352
ISK 120.260386
JEP 0.754924
JMD 158.265678
JOD 0.70904
JPY 157.24504
KES 129.644095
KGS 87.448204
KHR 4068.10901
KMF 433.00035
KPW 900.000318
KRW 1354.240383
KWD 0.30864
KYD 0.833633
KZT 443.156186
LAK 22438.232325
LBP 89581.428007
LKR 330.293588
LRD 172.063018
LSL 16.32106
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.395752
MAD 9.599596
MDL 17.756616
MGA 4416.553298
MKD 54.043972
MMK 2099.36214
MNT 3596.164164
MOP 8.082152
MRU 40.243999
MUR 47.530378
MVR 15.450378
MWK 1734.585509
MXN 17.760378
MYR 4.074104
MZN 63.910377
NAD 16.32106
NGN 1326.380377
NIO 36.810462
NOK 9.50785
NPR 153.270725
NZD 1.749629
OMR 0.385571
PAB 1.000307
PEN 3.395971
PGK 4.456927
PHP 62.347038
PKR 277.197262
PLN 3.83775
PYG 5896.344407
QAR 3.646377
RON 4.629204
RSD 103.085092
RUB 84.346338
RWF 1478.474569
SAR 3.755913
SBD 8.000512
SCR 13.863038
SDG 601.503676
SEK 9.91775
SGD 1.278404
SHP 0.755002
SLE 24.650371
SLL 20969.491881
SOS 571.729495
SRD 37.667504
STD 20697.981008
STN 21.503489
SVC 8.753236
SYP 13002.000254
SZL 16.317198
THB 33.375038
TJS 9.228244
TMT 3.51
TND 2.961425
TOP 2.40776
TRY 48.942504
TTD 6.803879
TWD 31.728704
TZS 2654.934831
UAH 44.794751
UGX 3918.023434
UYU 40.075482
UZS 11839.206565
VES 852.43145
VND 25976
VUV 118.388248
WST 2.745723
XAF 575.871484
XAG 0.015553
XAU 0.000233347179
XCD 2.70255
XCG 1.80287
XDR 0.707052
XOF 575.871484
XPF 104.673717
YER 236.650363
ZAR 16.190363
ZMK 9001.203584
ZMW 19.513758
ZWL 321.999592
SSP 5712.591904
MXV 2.012596
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Paul Lederman, chasseur de têtes d'affiche
Paul Lederman, chasseur de têtes d'affiche / Photo: © AFP/Archives

Paul Lederman, chasseur de têtes d'affiche

Petit disquaire devenu découvreur de talents, Paul Lederman, décédé à 84 ans, fut l'impresario des grandes vedettes, de Claude François à Coluche et aux Inconnus, de belles aventures parfois terminées devant les tribunaux.

Taille du texte:

Avec son flair et un sens commercial hors pair, il a été pendant des décennies un incontournable faiseur de rois. Accrochant aussi à son tableau de chasse Hervé Vilard, Mike Brant, Michel Polnareff, Christophe, Michèle Torr, Thierry Le Luron ou encore Renaud.

"Mon talent, c'est de découvrir les talents avant les autres, c'est tout... Quand j'auditionne un artiste, j'essaie de regarder ce que l'oeil ne peut pas voir. C'est mon côté psy", déclarait-il à Paris Match en 1997.

- "Plombier de luxe" -

Producteur avisé, il s'assure aussi des recettes substantielles en vendant par centaines de milliers dans les années 80 des disques-compilations à thème ("Les meilleurs slows", "Les plus belles chansons d'amour", "Les plus grands tubes classiques"...)

"Paul est un plombier de luxe, c'est un fabricant de tubes comme il n'y en a pas", disait de lui Thierry Le Luron, imposé par Lederman quand tout le milieu du showbiz pensait que jamais un imitateur ne pourrait devenir une vedette.

Né en mai 1940 au Maroc, alors sous protectorat français, Paul Lederman est le fils de juifs polonais très modestes. "On manquait d'argent mais on avait tout le reste".

En 1945, la famille débarque à Marseille avant de s'installer à Paris. Il abandonne tôt l'école et décroche à 15 ans un job de disquaire à Versailles puis aux Puces.

"En vendant des disques, pris d'une véritable frénésie, je me suis mis à écouter des milliers de chansons". Doté d'une mémoire auditive hors du commun, il lui suffit d'écouter une fois un morceau pour l'enregistrer.

Un atout majeur pour celui qui passe ses soirées au Golf Drouot, vite devenu le "Temple du rock" à Paris.

C'est là qu'il croise Lucky Blondo, dont il fait son premier artiste avec la chanson "Jolie petite Sheila", classée numéro 1. Puis découvre Claude François, batteur encore inconnu de 20 ans, et lui fait chanter "Belles, belles, belles" et "Si j'avais un marteau".

Il invente avec son poulain une nouvelle façon de conduire la carrière d'un artiste, s'en occupant de A à Z: psychologiquement, artistiquement, promotionnellement et financièrement.

Très proche de "Cloclo", il nommera ses deux premiers enfants... Alexandre et Alexandra (la troisième s'appelle Jessica).

Il n'a pas son pareil pour trouver de nouvelles pépites, comme Coluche, croisé en 1974 au Café de la Gare.

L'humoriste aimait raconter leur première rencontre, décisive pour lui. "Il me dit +si tu m'écoutes bien, tu vas devenir une star+. Je l'ai pris pour un dingue mais j'ai fait comme il a dit et, quelques mois après, j'étais devenu Coluche..."

- Ange gardien ou requin ? -

Avec ce comique, il est à l'origine de plusieurs coups de génie, comme la vraie-fausse candidature à la présidentielle de 1981, qui lui assure une immense couverture médiatique, et le fameux "mariage" Le Luron-Coluche...

Un ange gardien que ses détracteurs dépeignent aussi en requin aux dents longues. Il est parfois accusé d'exploiter les qualités de ses artistes dans tous les sens du terme.

"De l'argent, j'en gagne, mais ce n'est pas le moteur", balayait l'intéressé. "Un exploiteur se contente d'exploiter. Moi je travaille dix-huit heures par jour et c'est donc moi +l'exploité+ mais je ne me plains pas, j'aime ça".

Avec Les Inconnus, qu'il a lancés, la collaboration se finit au tribunal. Lederman accuse le trio d'avoir violé ses obligations contractuelles mais perd son procès.

Rebelote avec les fils de Coluche, en conflit ouvert avec lui depuis la mort de leur père en 1986 à propos de droits d'auteur sur une série de sketches. Au terme d'un marathon judiciaire, l'impresario est condamné à leur verser plus d'un million d'euros en 2019.

L.Davila--TFWP