The Fort Worth Press - Katalin Kariko, de chercheuse marginalisée au prix Nobel de médecine

USD -
AED 3.672502
AFN 63.000196
ALL 83.045552
AMD 377.608336
ANG 1.790083
AOA 916.999745
ARS 1383.1365
AUD 1.43213
AWG 1.8025
AZN 1.696767
BAM 1.692703
BBD 2.017085
BDT 122.889314
BGN 1.709309
BHD 0.375272
BIF 2964.437482
BMD 1
BND 1.280822
BOB 6.920277
BRL 5.3193
BSD 1.001532
BTN 93.628346
BWP 13.656801
BYN 3.038457
BYR 19600
BZD 2.014228
CAD 1.371515
CDF 2275.000405
CHF 0.78928
CLF 0.023138
CLP 913.630314
CNY 6.8864
CNH 6.91586
COP 3696.54
CRC 467.791212
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.432004
CZK 21.228963
DJF 178.340531
DKK 6.471195
DOP 59.449729
DZD 131.454091
EGP 51.964401
ERN 15
ETB 157.836062
EUR 0.86616
FJD 2.21445
FKP 0.749521
GBP 0.750815
GEL 2.715014
GGP 0.749521
GHS 10.917148
GIP 0.749521
GMD 73.506465
GNF 8778.549977
GTQ 7.671603
GYD 209.529662
HKD 7.83172
HNL 26.509205
HRK 6.524702
HTG 131.388314
HUF 340.851497
IDR 16991
ILS 3.109125
IMP 0.749521
INR 93.8122
IQD 1311.97909
IRR 1315624.999901
ISK 124.559881
JEP 0.749521
JMD 157.346743
JOD 0.708984
JPY 159.584028
KES 129.739685
KGS 87.447903
KHR 4001.973291
KMF 427.000235
KPW 900.003974
KRW 1509.115004
KWD 0.30657
KYD 0.834581
KZT 481.491739
LAK 21506.092917
LBP 89692.06536
LKR 312.41778
LRD 183.27376
LSL 16.894603
LTL 2.952739
LVL 0.60489
LYD 6.411466
MAD 9.358386
MDL 17.440975
MGA 4176.061001
MKD 53.348104
MMK 2099.452431
MNT 3566.950214
MOP 8.084003
MRU 40.089837
MUR 46.509602
MVR 15.460054
MWK 1736.722073
MXN 17.97235
MYR 3.939502
MZN 63.898088
NAD 16.894749
NGN 1356.239938
NIO 36.852081
NOK 9.58951
NPR 149.804404
NZD 1.72021
OMR 0.382195
PAB 1.001519
PEN 3.46252
PGK 4.323066
PHP 60.252942
PKR 279.628351
PLN 3.70525
PYG 6541.287659
QAR 3.662273
RON 4.408024
RSD 101.650468
RUB 84.452144
RWF 1457.231632
SAR 3.754897
SBD 8.05166
SCR 13.74181
SDG 600.999727
SEK 9.370501
SGD 1.2833
SHP 0.750259
SLE 24.574994
SLL 20969.510825
SOS 572.35094
SRD 37.487497
STD 20697.981008
STN 21.204227
SVC 8.762971
SYP 110.564047
SZL 16.900787
THB 33.050137
TJS 9.619362
TMT 3.51
TND 2.95786
TOP 2.40776
TRY 44.323503
TTD 6.794814
TWD 32.1128
TZS 2595.522995
UAH 43.875212
UGX 3785.603628
UYU 40.356396
UZS 12210.172836
VES 454.69063
VND 26322
VUV 119.226095
WST 2.727792
XAF 567.726608
XAG 0.015367
XAU 0.00023
XCD 2.70255
XCG 1.80494
XDR 0.706079
XOF 567.716781
XPF 103.216984
YER 238.598067
ZAR 17.126098
ZMK 9001.196659
ZMW 19.554625
ZWL 321.999592
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

Katalin Kariko, de chercheuse marginalisée au prix Nobel de médecine
Katalin Kariko, de chercheuse marginalisée au prix Nobel de médecine / Photo: © AFP/Archives

Katalin Kariko, de chercheuse marginalisée au prix Nobel de médecine

Chercheuse inconnue et marginalisée à ses débuts, la Hongroise Katalin Kariko est devenue une spécialiste incontournable de l'ARN messager, récompensée lundi du prix Nobel de médecine avec son collègue américain Drew Weissman.

Taille du texte:

Née en Hongrie il y a 68 ans, c'est aux Etats-Unis que la scientifique - 13e femme récompensée du Nobel de médecine - a mené ses travaux pointus et novateurs. Lesquels, avant de lui valoir une pluie de récompenses scientifiques, l'ont d'abord contrainte à oeuvrer dans l'ombre.

Il faut dire que peu imaginaient que le travail souterrain de cette biochimiste poserait les jalons des vaccins des firmes Pfizer et Moderna contre le Covid-19.

La chercheuse avait confié en décembre 2020 à l'AFP avoir du mal à se faire aux projecteurs, après tant d'années laborieuses. Son cas illustre selon elle "la nécessité de soutenir la science à de nombreux niveaux", avait-elle dit lors d'un entretien vidéo depuis son domicile de Philadelphie.

Mme Kariko a employé une bonne partie de son temps dans les années 1990 à postuler pour des financements de ses recherches centrées sur l'acide ribonucléique (ARN) messager, des molécules qui donnent aux cellules un "mode d'emploi" afin qu'elles produisent des protéines bienfaisantes pour notre corps.

- "Rétrogradée" -

La biochimiste pensait que l'ARN messager pourrait jouer un rôle clé dans le traitement de certaines maladies, par exemple en soignant les tissus du cerveau après un AVC.

Mais l'université de Pennsylvanie, où Mme Kariko était en voie d'accéder au professorat, a mis un coup d'arrêt à cette trajectoire, face aux rejets successifs de ses demandes de bourses de recherche.

"J'étais destinée à être promue et c'est alors qu'ils m'ont rétrogradée, s'attendant à ce que je parte", se souvenait-elle en décembre.

A l'époque, Katalin Kariko ne disposait pas de la fameuse carte verte de résidente et elle avait besoin d'un travail pour renouveler son visa. Elle n'ignorait pas non plus qu'il lui serait difficile de financer les études supérieures de sa fille, avec son salaire raboté. Elle a pourtant décidé de persister.

Une telle détermination, la chercheuse en thérapie génique l'a transmise... dans ses gènes: sa fille, Susan Francia, est non seulement sortie diplômée de l'illustre université de Pennsylvanie, mais elle a également remporté la médaille d'or au sein de l'équipe d'aviron des Etats-Unis aux Jeux olympiques de 2008 et 2012.

A la fin des années 1980, la communauté scientifique n'avait d'yeux que pour l'ADN.

Mme Kariko, elle, s'intéressait à l'ARN messager, l'imaginant fournir aux cellules les moyens de fabriquer elles-mêmes les protéines thérapeutiques. Une solution permettant d'éviter de modifier le génome des cellules, au risque d'introduire des modifications génétiques incontrôlables.

Mais l'ARN messager n'était pas non plus dénué de problèmes: il suscitait de vives réactions inflammatoires, étant considéré comme un intrus par le système immunitaire.

- "Où est votre superviseur?" -

Avec son partenaire de recherche, le médecin immunologiste Drew Weissman, également récompensé lundi, Katalin Kariko parvient progressivement à introduire d'infimes modifications dans la structure de l'ARN, le rendant plus acceptable par le système immunitaire.

Leur découverte, publiée en 2005, marque les esprits, extirpant (un peu) Mme Kariko de l'anonymat.

Puis, ils franchissent un nouveau palier, en réussissant à placer leur précieux ARN dans des "nanoparticules lipidiques", un enrobage qui leur évite de se dégrader trop vite et facilite leur entrée dans les cellules. Leurs résultats sont rendus publics en 2015.

Cinq ans plus tard, ces percées ont été cruciales à l'heure de combattre la pandémie de Covid-19.

Mme Kariko a occupé jusqu'en 2022 la vice-présidence au sein du laboratoire allemand BioNTech, associé à la firme Pfizer, qui a produit le premier vaccin distribué dans le monde occidental, l'autre étant fabriqué par Moderna.

Malgré ses nombreux prix, dont le prix Lasker et le Breakthrough prize, elle n'a jamais oublié les moments où elle s'est sentie sous-estimée. Quand, dans un univers masculin on lui demandait à la fin de certaines conférences d'experts: "Où est votre superviseur?".

L.Rodriguez--TFWP