The Fort Worth Press - Jane Birkin, "ex-fan des sixties" aux chansons toujours actuelles

USD -
AED 3.672503
AFN 66.000343
ALL 81.750787
AMD 378.260319
ANG 1.79008
AOA 917.000119
ARS 1447.7807
AUD 1.429327
AWG 1.80125
AZN 1.695576
BAM 1.65515
BBD 2.013067
BDT 122.134821
BGN 1.67937
BHD 0.37701
BIF 2960
BMD 1
BND 1.271532
BOB 6.906503
BRL 5.2395
BSD 0.999467
BTN 90.452257
BWP 13.162215
BYN 2.854157
BYR 19600
BZD 2.010138
CAD 1.366615
CDF 2225.000441
CHF 0.777305
CLF 0.021735
CLP 858.210238
CNY 6.938199
CNH 6.93926
COP 3628.58
CRC 495.478914
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.31088
CZK 20.654396
DJF 177.720153
DKK 6.328325
DOP 62.700992
DZD 129.716681
EGP 46.898171
ERN 15
ETB 154.846992
EUR 0.84738
FJD 2.20515
FKP 0.729917
GBP 0.73281
GEL 2.695017
GGP 0.729917
GHS 10.974578
GIP 0.729917
GMD 72.999681
GNF 8771.298855
GTQ 7.666172
GYD 209.107681
HKD 7.812425
HNL 26.40652
HRK 6.385502
HTG 131.004367
HUF 321.707506
IDR 16807
ILS 3.094805
IMP 0.729917
INR 90.44185
IQD 1309.366643
IRR 42125.000158
ISK 122.698337
JEP 0.729917
JMD 156.730659
JOD 0.709031
JPY 156.945499
KES 128.949615
KGS 87.449748
KHR 4034.223621
KMF 418.00016
KPW 899.945137
KRW 1461.704465
KWD 0.30733
KYD 0.83291
KZT 496.518171
LAK 21498.933685
LBP 89504.332961
LKR 309.337937
LRD 185.901857
LSL 15.973208
LTL 2.95274
LVL 0.604889
LYD 6.316351
MAD 9.162679
MDL 16.911242
MGA 4427.744491
MKD 52.212764
MMK 2099.936125
MNT 3569.846682
MOP 8.043143
MRU 39.687396
MUR 45.879676
MVR 15.450132
MWK 1732.791809
MXN 17.32615
MYR 3.935502
MZN 63.749926
NAD 15.973816
NGN 1368.559885
NIO 36.779547
NOK 9.67647
NPR 144.74967
NZD 1.666655
OMR 0.384458
PAB 0.999458
PEN 3.359892
PGK 4.282021
PHP 58.951022
PKR 279.546749
PLN 3.57428
PYG 6615.13009
QAR 3.645472
RON 4.317499
RSD 99.475027
RUB 76.246155
RWF 1458.735317
SAR 3.75002
SBD 8.058101
SCR 13.714455
SDG 601.498038
SEK 8.989675
SGD 1.27291
SHP 0.750259
SLE 24.474968
SLL 20969.499267
SOS 570.224434
SRD 37.894053
STD 20697.981008
STN 20.734071
SVC 8.745065
SYP 11059.574895
SZL 15.972716
THB 31.719961
TJS 9.340239
TMT 3.51
TND 2.890703
TOP 2.40776
TRY 43.529499
TTD 6.770395
TWD 31.672103
TZS 2580.289652
UAH 43.116413
UGX 3558.598395
UYU 38.520938
UZS 12251.99609
VES 371.640565
VND 25982
VUV 119.556789
WST 2.72617
XAF 555.124234
XAG 0.011178
XAU 0.0002
XCD 2.70255
XCG 1.80131
XDR 0.68948
XOF 555.135979
XPF 100.927097
YER 238.374961
ZAR 16.080355
ZMK 9001.194249
ZMW 19.565181
ZWL 321.999592
  • AEX

    -3.6800

    990.32

    -0.37%

  • BEL20

    45.6500

    5545.43

    +0.83%

  • PX1

    82.6100

    8262.16

    +1.01%

  • ISEQ

    144.4500

    13519.02

    +1.08%

  • OSEBX

    5.9800

    1765.77

    +0.34%

  • PSI20

    53.8500

    8881.79

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -18.9200

    4094.87

    -0.46%

  • N150

    24.1500

    3983.95

    +0.61%

Jane Birkin, "ex-fan des sixties" aux chansons toujours actuelles
Jane Birkin, "ex-fan des sixties" aux chansons toujours actuelles / Photo: © AFP/Archives

Jane Birkin, "ex-fan des sixties" aux chansons toujours actuelles

Jane Birkin, décédée à l'âge de 76 ans, chanta des petites merveilles de Serge Gainsbourg et laissa aussi de beaux textes de sa plume. Sélection de cinq titres de son répertoire fleuve.

Taille du texte:

. "Je t'aime, moi non plus", le scandale

C'est un succès planétaire au parfum de scandale: le Vatican condamna cette chanson ponctuée de râles amoureux. Sorti en 1969, année décidément érotique, c'est un morceau au destin rocambolesque. Il est d'abord écrit par Serge Gainsbourg pour Brigitte Bardot, avec qui il vit une fulgurante et clandestine liaison. Comme la vedette du 7e art est alors mariée avec le play-boy allemand Gunther Sachs, le titre à la charge sexuelle explicite, enregistré en 1967, est mis en sommeil. Il ne ressortira des limbes qu'en 1986 avec la voix de "BB", longtemps après cette fameuse version de 1969 avec Jane Birkin, devenue compagne de l'homme à la tête de chou.

. "Di doo dah", la signature

"Di doo dah", morceau titre d'un album éponyme sorti en 1973, impose la signature vocale de Jane Birkin avec un refrain-ritournelle qui reste durablement en mémoire. Il est modelé par Serge Gainsbourg, qui se sert des complexes la jeune Jane, quand elle était en pensionnat en Angleterre. "Les autres filles ont de beaux nichons/Et moi, moi je reste aussi plate qu'un garçon/Que c'est con", chante Jane Birkin. Elle a pourtant pris sa revanche sur l'adolescence ingrate, puisque sa silhouette filiforme est à la Une des magazines et qu'on lui colle l'étiquette de sex-symbol. Plus de 20 ans plus tard, en 1996, Jane Birkin s'offrira une autre chanson attrape-coeurs avec "La gadoue", initialement écrite par Serge Gainsbourg pour Petula Clark (1966).

. "Ex-fan des sixties", l'appellation

Dans son "Dictionnaire amoureux de la chanson française", le journaliste français Bertrand Dicale lie "l'affection des Français pour Jane Birkin" au fait que "la belle étrangère conquise est à jamais installée sur cette terre d'exil qui est la nôtre".

Une autre chanson aura également fait pour son adoption définitive dans l'Hexagone, c'est "Ex-fan des sixties", encore signée Serge Gainsbourg et qui donne son nom à un album en 1978. Le titre de ce morceau à succès deviendra même par extension le surnom de l'interprète. Jane Birkin a raconté qu'elle s'est d'abord heurtée -- avant de réussir à la chanter -- au rythme imposé par ce défilé de noms d'artistes décédés prématurément. "Disparus Brian Jones/Jim Morrison/Eddy Cochran/Buddy Holly/Idem Jimi Hendrix/Otis Redding/Janis Joplin/T.Rex, Elvis".

. "Les dessous chics", la préférée

"C'est la plus belle chanson sur la séparation qu'on puisse avoir, racontait-elle à l'AFP. Chaque fois que je chante +C'est la pudeur des sentiments/Maquillés outrageusement/Rouge sang+, je pense à lui. C'est probablement ma préférée, car tout ce qui est dedans, c'est vraiment lui".

Le morceau à l'élégance folle a été conçu en 1983 pour l'album à succès "Baby alone in Babylone", écrit par Serge Gainsbourg alors qu'ils sont séparés depuis trois ans.

"Il y a une grande pudeur dans toutes ces chansons qu'il a écrites sur la séparation. Serge n'a jamais cessé de m'en écrire jusqu'au bout", disait-elle encore. On pourrait aussi citer "Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve", dans la même veine et sur le même album.

. "Ces murs épais", la catharsis

Cette fois, c'est Jane Birkin qui écrit elle-même son splendide album "Oh ! Pardon tu dormais..." (2020), produit par Etienne Daho. Dans cet opus on ne peut plus intime, elle aborde, entre autres, la mort de sa fille Kate dans "Cigarettes" ("Ma fille s'est foutue en l'air") et le touchant "Ces murs épais", évocation de sa tombe ("Moi dehors, toi dessous, cri muet, muet").

S.Rocha--TFWP