The Fort Worth Press - Aux Etats-Unis, l'emblématique pêche de Géorgie victime du changement climatique

USD -
AED 3.672495
AFN 65.523004
ALL 80.67799
AMD 366.015789
AOA 917.000188
ARS 1498.39452
AUD 1.417224
AWG 1.8
AZN 1.696617
BAM 1.693927
BBD 2.01578
BDT 123.66241
BHD 0.37746
BIF 2989.511247
BMD 1
BND 1.280737
BOB 11.909804
BRL 5.107995
BSD 1.000788
BTN 95.326229
BWP 13.483
BYN 2.975429
BYR 19600
BZD 2.012836
CAD 1.393145
CDF 2270.502545
CHF 0.810425
CLF 0.023253
CLP 915.169949
CNY 6.747605
CNH 6.74632
COP 3135.82
CRC 454.372228
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.50102
CZK 21.022042
DJF 178.218336
DKK 6.47746
DOP 58.351233
DZD 132.769228
EGP 49.953199
ERN 15
ETB 161.835245
EUR 0.86645
FJD 2.2115
FKP 0.741752
GBP 0.739985
GEL 2.609768
GGP 0.741752
GHS 11.749575
GIP 0.741752
GMD 73.479364
GNF 8789.343311
GTQ 7.636312
GYD 209.597305
HKD 7.84629
HNL 26.827536
HRK 6.528401
HTG 130.862572
HUF 316.117005
IDR 17833.45
ILS 3.0016
IMP 0.741752
INR 95.405503
IQD 1311.10909
IRR 1374725.000309
ISK 123.209953
JEP 0.741752
JMD 158.943667
JOD 0.708988
JPY 159.204499
KES 129.399815
KGS 87.450246
KHR 4057.787748
KMF 426.000121
KRW 1414.939994
KWD 0.30894
KYD 0.834059
KZT 466.596512
LAK 22602.730828
LBP 89623.502715
LKR 335.424976
LRD 180.637171
LSL 16.19373
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.377994
MAD 9.332883
MDL 17.394053
MGA 4286.462867
MKD 53.287083
MMK 2099.549591
MNT 3594.253507
MOP 8.087684
MRU 40.143431
MUR 47.040446
MVR 15.449994
MWK 1735.458809
MXN 17.141203
MYR 4.090899
MZN 63.905015
NAD 16.19373
NGN 1361.220258
NIO 36.827564
NOK 9.49153
NPR 152.5317
NZD 1.698295
OMR 0.384501
PAB 1.000784
PEN 3.380579
PGK 4.425005
PHP 61.115972
PKR 277.852831
PLN 3.729155
PYG 5957.092994
QAR 3.648379
RON 4.5416
RSD 101.721972
RUB 82.500043
RWF 1470.257068
SAR 3.745256
SBD 8.065696
SCR 13.839796
SDG 600.495715
SEK 9.493101
SGD 1.280315
SLE 24.600541
SOS 571.992794
SRD 37.750501
STD 20697.981008
STN 21.219929
SVC 8.757183
SZL 16.191029
THB 33.101995
TJS 9.242228
TMT 3.51
TND 2.933756
TRY 47.737299
TTD 6.788528
TWD 32.245994
TZS 2645.038029
UAH 44.895264
UGX 3727.714047
UYU 40.316993
UZS 11941.84974
VES 755.762403
VND 26137
VUV 119.366412
WST 2.733717
XAF 568.142114
XAG 0.0154
XAU 0.000228
XCD 2.70255
XCG 1.803749
XDR 0.706586
XOF 568.129812
XPF 103.29163
YER 238.397564
ZAR 16.201202
ZMK 9001.200716
ZMW 18.720065
ZWL 321.999592
  • AEX

    1.6700

    1115.05

    +0.15%

  • BEL20

    -28.2600

    5739.57

    -0.49%

  • PX1

    -24.4300

    8700.69

    -0.28%

  • ISEQ

    -95.6600

    14182.43

    -0.67%

  • OSEBX

    15.7100

    2056.14

    +0.77%

  • PSI20

    52.1800

    9207.11

    +0.57%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.8300

    4388.06

    -0.11%

  • N150

    3.4500

    4318.95

    +0.08%

Aux Etats-Unis, l'emblématique pêche de Géorgie victime du changement climatique
Aux Etats-Unis, l'emblématique pêche de Géorgie victime du changement climatique / Photo: © AFP

Aux Etats-Unis, l'emblématique pêche de Géorgie victime du changement climatique

De loin, tout paraît normal. Des pêchers bien alignés, dont les feuilles vertes remuent au vent, près d'une jolie petite ferme américaine. Mais le producteur, Stuart Gregg, a beau fouiller dans les branches, impossible de trouver un seul fruit. "Nous n'avons pas de récolte cette année", soupire-t-il.

Taille du texte:

Ses précieuses pêches, comme celles de la plupart des autres agriculteurs en Géorgie, ont été décimées. Extrêmement inhabituel pour cet Etat du Sud, si étroitement associé à cette production qu'il est surnommé le "Peach State".

L'hiver a été anormalement doux, ce qui a provoqué l'éclosion des fleurs de pêchers tôt dans la saison. Sauf qu'en mars, les températures ont chuté en dessous de zéro, bien trop froid pour les délicats bourgeons.

"Quand on est allé voir, on ouvrait une fleur de pêcher, morte, une autre fleur de pêcher, morte", se remémore Stuart Gregg, 29 ans. "C'est affreux de voir ça."

Trois jours de gel ont suffi pour tuer une récolte entière. Sur les quelque 28 hectares cultivés par Gregg Farms, une petite ferme familiale à Concord, il ne reste qu'une poignée de noyaux tombés au sol.

Du jamais vu en 20 ans, et un manque à gagner "à six chiffres", se désole le jeune homme, mèche de cheveux bruns sur le front.

A contrecoeur, la famille a dû se résoudre cet été à ne pas ouvrir les portes de sa ferme aux clients, qui viennent habituellement cueillir les pêches ou déguster des glaces. A l'entrée, une grande pancarte rouge les invite à revenir "en 2024".

- 90% de perte -

Cette année, environ 90% de la récolte dans l'Etat a été perdue, selon les experts, qui préviennent que cela arrivera de plus en plus souvent à cause du changement climatique, qui avance le bourgeonnement.

A terme, certaines variétés de pêches anciennes, qui ont besoin d'un hiver froid, "ne pourront plus du tout être cultivées en Géorgie", explique Pam Knox, climatologue agricole à l'université de Géorgie.

Ce fruit juteux et sucré est pourtant une institution dans l'Etat. "Rien n'égale une pêche de Géorgie", assure d'ailleurs fièrement Stuart Gregg.

Dessinée sur les plaques d'immatriculation, incontournable sur les menus des restaurants, la pêche est partout - sauf, cette fois, sur les arbres.

Pour aider les producteurs locaux à s'adapter, Dario Chavez, professeur d'horticulture spécialiste de la pêche, développe de nouvelles variétés hybrides plus propices à un hiver doux.

"On a un rôle de marieurs", explique cet homme à la chevelure bouclée qui habite, de façon appropriée, à Peachtree City. Grâce au laboratoire et au verger de l'université de Géorgie, il peut par exemple croiser des espèces choisies pour leur goût délicieux, leur bon rendement ou leur adaptation aux climats plus chauds.

Dario Chavez, 39 ans, travaille avec des fermiers, qui ne sont "pas apeurés par le changement", selon lui. Mais le processus est long. "Ce qu'on fait aujourd'hui pourrait mettre 15 ans à voir le jour", explique-t-il au milieu de ses pêchers, chapeau sur la tête.

Certains agriculteurs font aussi désormais pousser des fruits qui n'étaient auparavant cultivés que plus au sud, comme des agrumes.

"Avec le temps, comme il fait plus chaud en Géorgie, ils testent d'autres espèces, comme les pamplemousses ou même quelques oranges", note Pam Knox.

- Myrtilles en péril -

Mais le climat ne menace pas que les pêches. Les myrtilles, également très importantes en Géorgie, en souffrent aussi.

Stuart Gregg et sa famille, qui en cultivent aux côtés de leurs pêchers, ont perdu environ 75% de leur petite production cette année. "On a toujours eu beaucoup de myrtilles, mais depuis deux ou trois ans plus vraiment", déplore-t-il en balayant de la main les quelques petites boules violettes encore sur les arbustes.

Le jeune homme, dont les grands-parents ont monté l'exploitation dans les années 1970, préfère ne pas s'avancer sur les raisons pour lesquelles la saison 2023 a été désastreuse.

"On n'est pas franchement des scientifiques", dit-il. "Je ne peux pas vraiment m'inquiéter du changement climatique, de si ça va arriver ou non. On fait ce qu'on peut."

Si un fruit plus résistant est développé, il serait ravi d'essayer de le cultiver. En attendant, Stuart Gregg pense au prochain été, qu'il imagine déjà riche en pêches bien mûres et clients ravis, et le sourire revient sur ses lèvres.

Les mauvaises récoltes font partie de la vie d'une ferme, rappelle-t-il. "Vous savez, les jeux de hasard et l'agriculture, ce n'est pas si différent. Chaque année, c'est comme si on lançait les dés."

A.Maldonado--TFWP