The Fort Worth Press - Aux Etats-Unis, l'emblématique pêche de Géorgie victime du changement climatique

USD -
AED 3.672503
AFN 66.000343
ALL 81.750787
AMD 378.260319
ANG 1.79008
AOA 917.000119
ARS 1447.7807
AUD 1.429327
AWG 1.80125
AZN 1.695576
BAM 1.65515
BBD 2.013067
BDT 122.134821
BGN 1.67937
BHD 0.37701
BIF 2960
BMD 1
BND 1.271532
BOB 6.906503
BRL 5.2395
BSD 0.999467
BTN 90.452257
BWP 13.162215
BYN 2.854157
BYR 19600
BZD 2.010138
CAD 1.366615
CDF 2225.000441
CHF 0.777305
CLF 0.021735
CLP 858.210238
CNY 6.938199
CNH 6.93926
COP 3628.58
CRC 495.478914
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.31088
CZK 20.654396
DJF 177.720153
DKK 6.328325
DOP 62.700992
DZD 129.716681
EGP 46.898171
ERN 15
ETB 154.846992
EUR 0.84738
FJD 2.20515
FKP 0.729917
GBP 0.73281
GEL 2.695017
GGP 0.729917
GHS 10.974578
GIP 0.729917
GMD 72.999681
GNF 8771.298855
GTQ 7.666172
GYD 209.107681
HKD 7.812425
HNL 26.40652
HRK 6.385502
HTG 131.004367
HUF 321.707506
IDR 16807
ILS 3.094805
IMP 0.729917
INR 90.44185
IQD 1309.366643
IRR 42125.000158
ISK 122.698337
JEP 0.729917
JMD 156.730659
JOD 0.709031
JPY 156.945499
KES 128.949615
KGS 87.449748
KHR 4034.223621
KMF 418.00016
KPW 899.945137
KRW 1461.704465
KWD 0.30733
KYD 0.83291
KZT 496.518171
LAK 21498.933685
LBP 89504.332961
LKR 309.337937
LRD 185.901857
LSL 15.973208
LTL 2.95274
LVL 0.604889
LYD 6.316351
MAD 9.162679
MDL 16.911242
MGA 4427.744491
MKD 52.212764
MMK 2099.936125
MNT 3569.846682
MOP 8.043143
MRU 39.687396
MUR 45.879676
MVR 15.450132
MWK 1732.791809
MXN 17.32615
MYR 3.935502
MZN 63.749926
NAD 15.973816
NGN 1368.559885
NIO 36.779547
NOK 9.67647
NPR 144.74967
NZD 1.666655
OMR 0.384458
PAB 0.999458
PEN 3.359892
PGK 4.282021
PHP 58.951022
PKR 279.546749
PLN 3.57428
PYG 6615.13009
QAR 3.645472
RON 4.317499
RSD 99.475027
RUB 76.246155
RWF 1458.735317
SAR 3.75002
SBD 8.058101
SCR 13.714455
SDG 601.498038
SEK 8.989675
SGD 1.27291
SHP 0.750259
SLE 24.474968
SLL 20969.499267
SOS 570.224434
SRD 37.894053
STD 20697.981008
STN 20.734071
SVC 8.745065
SYP 11059.574895
SZL 15.972716
THB 31.719961
TJS 9.340239
TMT 3.51
TND 2.890703
TOP 2.40776
TRY 43.529499
TTD 6.770395
TWD 31.672103
TZS 2580.289652
UAH 43.116413
UGX 3558.598395
UYU 38.520938
UZS 12251.99609
VES 371.640565
VND 25982
VUV 119.556789
WST 2.72617
XAF 555.124234
XAG 0.011178
XAU 0.0002
XCD 2.70255
XCG 1.80131
XDR 0.68948
XOF 555.135979
XPF 100.927097
YER 238.374961
ZAR 16.080355
ZMK 9001.194249
ZMW 19.565181
ZWL 321.999592
  • AEX

    -3.6800

    990.32

    -0.37%

  • BEL20

    45.6500

    5545.43

    +0.83%

  • PX1

    82.6100

    8262.16

    +1.01%

  • ISEQ

    144.4500

    13519.02

    +1.08%

  • OSEBX

    5.9800

    1765.77

    +0.34%

  • PSI20

    53.8500

    8881.79

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -18.9200

    4094.87

    -0.46%

  • N150

    24.1500

    3983.95

    +0.61%

Aux Etats-Unis, l'emblématique pêche de Géorgie victime du changement climatique
Aux Etats-Unis, l'emblématique pêche de Géorgie victime du changement climatique / Photo: © AFP

Aux Etats-Unis, l'emblématique pêche de Géorgie victime du changement climatique

De loin, tout paraît normal. Des pêchers bien alignés, dont les feuilles vertes remuent au vent, près d'une jolie petite ferme américaine. Mais le producteur, Stuart Gregg, a beau fouiller dans les branches, impossible de trouver un seul fruit. "Nous n'avons pas de récolte cette année", soupire-t-il.

Taille du texte:

Ses précieuses pêches, comme celles de la plupart des autres agriculteurs en Géorgie, ont été décimées. Extrêmement inhabituel pour cet Etat du Sud, si étroitement associé à cette production qu'il est surnommé le "Peach State".

L'hiver a été anormalement doux, ce qui a provoqué l'éclosion des fleurs de pêchers tôt dans la saison. Sauf qu'en mars, les températures ont chuté en dessous de zéro, bien trop froid pour les délicats bourgeons.

"Quand on est allé voir, on ouvrait une fleur de pêcher, morte, une autre fleur de pêcher, morte", se remémore Stuart Gregg, 29 ans. "C'est affreux de voir ça."

Trois jours de gel ont suffi pour tuer une récolte entière. Sur les quelque 28 hectares cultivés par Gregg Farms, une petite ferme familiale à Concord, il ne reste qu'une poignée de noyaux tombés au sol.

Du jamais vu en 20 ans, et un manque à gagner "à six chiffres", se désole le jeune homme, mèche de cheveux bruns sur le front.

A contrecoeur, la famille a dû se résoudre cet été à ne pas ouvrir les portes de sa ferme aux clients, qui viennent habituellement cueillir les pêches ou déguster des glaces. A l'entrée, une grande pancarte rouge les invite à revenir "en 2024".

- 90% de perte -

Cette année, environ 90% de la récolte dans l'Etat a été perdue, selon les experts, qui préviennent que cela arrivera de plus en plus souvent à cause du changement climatique, qui avance le bourgeonnement.

A terme, certaines variétés de pêches anciennes, qui ont besoin d'un hiver froid, "ne pourront plus du tout être cultivées en Géorgie", explique Pam Knox, climatologue agricole à l'université de Géorgie.

Ce fruit juteux et sucré est pourtant une institution dans l'Etat. "Rien n'égale une pêche de Géorgie", assure d'ailleurs fièrement Stuart Gregg.

Dessinée sur les plaques d'immatriculation, incontournable sur les menus des restaurants, la pêche est partout - sauf, cette fois, sur les arbres.

Pour aider les producteurs locaux à s'adapter, Dario Chavez, professeur d'horticulture spécialiste de la pêche, développe de nouvelles variétés hybrides plus propices à un hiver doux.

"On a un rôle de marieurs", explique cet homme à la chevelure bouclée qui habite, de façon appropriée, à Peachtree City. Grâce au laboratoire et au verger de l'université de Géorgie, il peut par exemple croiser des espèces choisies pour leur goût délicieux, leur bon rendement ou leur adaptation aux climats plus chauds.

Dario Chavez, 39 ans, travaille avec des fermiers, qui ne sont "pas apeurés par le changement", selon lui. Mais le processus est long. "Ce qu'on fait aujourd'hui pourrait mettre 15 ans à voir le jour", explique-t-il au milieu de ses pêchers, chapeau sur la tête.

Certains agriculteurs font aussi désormais pousser des fruits qui n'étaient auparavant cultivés que plus au sud, comme des agrumes.

"Avec le temps, comme il fait plus chaud en Géorgie, ils testent d'autres espèces, comme les pamplemousses ou même quelques oranges", note Pam Knox.

- Myrtilles en péril -

Mais le climat ne menace pas que les pêches. Les myrtilles, également très importantes en Géorgie, en souffrent aussi.

Stuart Gregg et sa famille, qui en cultivent aux côtés de leurs pêchers, ont perdu environ 75% de leur petite production cette année. "On a toujours eu beaucoup de myrtilles, mais depuis deux ou trois ans plus vraiment", déplore-t-il en balayant de la main les quelques petites boules violettes encore sur les arbustes.

Le jeune homme, dont les grands-parents ont monté l'exploitation dans les années 1970, préfère ne pas s'avancer sur les raisons pour lesquelles la saison 2023 a été désastreuse.

"On n'est pas franchement des scientifiques", dit-il. "Je ne peux pas vraiment m'inquiéter du changement climatique, de si ça va arriver ou non. On fait ce qu'on peut."

Si un fruit plus résistant est développé, il serait ravi d'essayer de le cultiver. En attendant, Stuart Gregg pense au prochain été, qu'il imagine déjà riche en pêches bien mûres et clients ravis, et le sourire revient sur ses lèvres.

Les mauvaises récoltes font partie de la vie d'une ferme, rappelle-t-il. "Vous savez, les jeux de hasard et l'agriculture, ce n'est pas si différent. Chaque année, c'est comme si on lançait les dés."

A.Maldonado--TFWP