The Fort Worth Press - Justine Triet, la cinéaste qui ausculte les femmes

USD -
AED 3.672498
AFN 62.000507
ALL 81.595805
AMD 368.63024
ANG 1.79046
AOA 918.00022
ARS 1391.982201
AUD 1.377354
AWG 1.80125
AZN 1.697997
BAM 1.669747
BBD 2.014096
BDT 122.750925
BGN 1.66992
BHD 0.37725
BIF 2975.5
BMD 1
BND 1.272576
BOB 6.910389
BRL 5.013203
BSD 1.000004
BTN 95.654067
BWP 13.471587
BYN 2.786502
BYR 19600
BZD 2.011227
CAD 1.370625
CDF 2241.000283
CHF 0.781765
CLF 0.02254
CLP 887.119914
CNY 6.79095
CNH 6.783665
COP 3792.77
CRC 455.222638
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.449515
CZK 20.770984
DJF 177.720272
DKK 6.380775
DOP 59.249362
DZD 132.416696
EGP 52.930131
ERN 15
ETB 157.375008
EUR 0.853898
FJD 2.18535
FKP 0.739209
GBP 0.739545
GEL 2.680175
GGP 0.739209
GHS 11.31387
GIP 0.739209
GMD 73.000078
GNF 8777.497203
GTQ 7.629032
GYD 209.214666
HKD 7.831925
HNL 26.610077
HRK 6.429011
HTG 130.601268
HUF 305.652945
IDR 17523.25
ILS 2.90505
IMP 0.739209
INR 95.90695
IQD 1310
IRR 1313000.000112
ISK 122.630131
JEP 0.739209
JMD 158.150852
JOD 0.708994
JPY 157.862963
KES 129.249947
KGS 87.450205
KHR 4010.999784
KMF 421.000358
KPW 900.016801
KRW 1491.884986
KWD 0.30837
KYD 0.833362
KZT 469.348814
LAK 21950.000197
LBP 89750.815528
LKR 324.546762
LRD 183.150274
LSL 16.409713
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.324948
MAD 9.17375
MDL 17.150468
MGA 4175.000242
MKD 52.630231
MMK 2099.28391
MNT 3579.674299
MOP 8.066645
MRU 39.999838
MUR 46.902676
MVR 15.409498
MWK 1741.495312
MXN 17.17075
MYR 3.929028
MZN 63.912517
NAD 16.410036
NGN 1370.4949
NIO 36.704972
NOK 9.164504
NPR 153.052216
NZD 1.68394
OMR 0.384498
PAB 1.000021
PEN 3.428503
PGK 4.35995
PHP 61.516941
PKR 278.603281
PLN 3.62601
PYG 6115.348988
QAR 3.643502
RON 4.4458
RSD 100.219817
RUB 74.176269
RWF 1460
SAR 3.758072
SBD 8.032258
SCR 14.839131
SDG 600.4977
SEK 9.31895
SGD 1.272903
SHP 0.746601
SLE 24.595071
SLL 20969.502105
SOS 571.50421
SRD 37.193976
STD 20697.981008
STN 21.25
SVC 8.749995
SYP 110.578962
SZL 16.484976
THB 32.345028
TJS 9.365014
TMT 3.51
TND 2.880497
TOP 2.40776
TRY 45.433365
TTD 6.784798
TWD 31.507987
TZS 2603.862111
UAH 43.974218
UGX 3749.695849
UYU 39.725261
UZS 12078.000197
VES 508.06467
VND 26350.5
VUV 117.978874
WST 2.702738
XAF 560.031931
XAG 0.011465
XAU 0.000213
XCD 2.70255
XCG 1.802233
XDR 0.694969
XOF 558.496259
XPF 102.299108
YER 238.625017
ZAR 16.42515
ZMK 9001.200643
ZMW 18.875077
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.4500

    1015.62

    +0.54%

  • BEL20

    9.9200

    5518.91

    +0.18%

  • PX1

    43.2400

    8051.33

    +0.54%

  • ISEQ

    -2.5100

    12529.07

    -0.02%

  • OSEBX

    1.5900

    1985.91

    +0.08%

  • PSI20

    33.5700

    9106.12

    +0.37%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.8500

    4101.58

    -0.53%

  • N150

    15.5500

    4217.69

    +0.37%

Justine Triet, la cinéaste qui ausculte les femmes
Justine Triet, la cinéaste qui ausculte les femmes / Photo: © AFP

Justine Triet, la cinéaste qui ausculte les femmes

En quatre films et autant de portraits de femmes, Justine Triet, 44 ans, s'est hissée au sommet du cinéma, devenant la troisième réalisatrice de l'histoire à décrocher une Palme d'or, pour "Anatomie d'une chute".

Taille du texte:

Autopsie glaçante d'un couple d'artistes dysfonctionnel, ce long-métrage retrace le procès d'une autrice allemande (Sandra Hüller) accusée aux assises du meurtre de son mari, dans leur chalet des Alpes françaises.

Née le 17 juillet 1978 à Fécamp, Justine Triet grandit à Paris: "Ma mère a eu une vie assez complexe, travaillait et élevait trois enfants, dont deux n'étaient pas les siens. Mon père était très absent", a-t-elle raconté à l'AFP.

A 20 ans, elle entre aux Beaux-Arts de Paris avec la volonté de devenir peintre. Puis après deux ans d'études, elle abandonne la peinture pour se consacrer à la vidéo et au montage.

En 2007, elle réalise son premier documentaire, "Sur place", un film à la marge de la vidéo, sur les manifestations étudiantes contre le Contrat premier embauche (CPE). Dans cette théâtralisation du réel, elle interroge la place de l'individu dans le groupe.

Intéressée par les grands moments de tensions sociales, elle tourne un nouveau documentaire, "Solférino", pendant la présidentielle de 2007, qui va lui servir de brouillon pour son premier long-métrage.

Ce sera "La bataille de Solférino", qui fait sensation à Cannes en 2013, alors qu'il était programmé dans une sélection parallèle du Festival.

Un an plus tard, cette "dramédie" avec Laetitia Dosch et Vincent Macaigne, tournée en pleine foule le jour du second tour de la présidentielle française, était nommée aux César 2014 dans la catégorie du meilleur film.

- "Ne pas sacrifier mes ambitions" -

Cette accro des séries télé voit consacrée sa réputation de réalisatrice prometteuse avec "Victoria" (2016), qui fait près de 700.000 entrées. Désarroi sentimental, désabusement face à l'absurdité de l'existence, le tout emmené par des dialogues hilarants, "Victoria" se place dans la même veine que "La bataille".

Le film, porté par Virginie Efira en mère-célibataire et avocate pénaliste en pleine crise de nerfs, est nommé cinq fois aux César 2017, notamment dans les catégories du meilleur film et de la meilleure actrice.

Fidèle à ses interprètes, elle retrouve Efira en 2019 dans "Sibyl": l'actrice incarne une romancière reconvertie en psychanalyste et Triet s'entoure de têtes d'affiche du cinéma français comme Adèle Exarchopoulos, Gaspard Ulliel et Niels Schneider. Le film est en sélection officielle à Cannes.

Parisienne, Justine Triet travaille en famille, co-écrivant "Anatomie d'une chute" avec son compagnon, le réalisateur et acteur Arthur Harari, une autre figure du cinéma d'auteur.

Si elle se dit "instinctive", son cinéma, qui ne laisse rien au hasard, est très réfléchi, "questionnant beaucoup les rapports entre les hommes et les femmes qui sont au centre de notre vie aujourd'hui".

"Je n'ai pas attendu #MeToo pour que la personne qui vit avec moi travaille presque plus que moi avec les enfants à la maison", souligne-t-elle. "Je m'organise pour ne pas sacrifier mes ambitions".

Le cinéma doit contribuer "à la révolution sociétale" féministe, estime-t-elle. "Pendant très longtemps, quand je regardais des films, je me prenais pour le garçon, je m'identifiais au rôle masculin", faute de rôles féminins forts.

"On a besoin de récits faits par des femmes, réalisés par des femmes, jugés par des femmes. On est encore très loin de la parité", ajoute celle qui a profité de la tribune mondiale offerte par la remise de sa Palme d'or pour dénoncer la façon dont le gouvernement français avait "nié de façon choquante" le mouvement contre la réforme des retraites.

P.McDonald--TFWP