The Fort Worth Press - Aux Oscars, les documentaires alertent sur la destruction de l'environnement

USD -
AED 3.672498
AFN 63.999733
ALL 80.878301
AMD 368.276037
ANG 1.789884
AOA 918.000509
ARS 1401.799103
AUD 1.38218
AWG 1.8025
AZN 1.710825
BAM 1.65809
BBD 2.008732
BDT 122.377178
BGN 1.668102
BHD 0.376584
BIF 2968.504938
BMD 1
BND 1.264635
BOB 6.891611
BRL 4.914696
BSD 0.997329
BTN 94.180832
BWP 13.389852
BYN 2.818448
BYR 19600
BZD 2.00585
CAD 1.368235
CDF 2265.000466
CHF 0.777815
CLF 0.022681
CLP 892.679622
CNY 6.80075
CNH 6.795135
COP 3750.46
CRC 458.479929
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.480565
CZK 20.66485
DJF 177.601628
DKK 6.349703
DOP 59.310754
DZD 132.326735
EGP 52.863397
ERN 15
ETB 155.726591
EUR 0.84975
FJD 2.18296
FKP 0.733657
GBP 0.73545
GEL 2.675018
GGP 0.733657
GHS 11.234793
GIP 0.733657
GMD 73.501546
GNF 8750.794795
GTQ 7.614768
GYD 208.672799
HKD 7.82866
HNL 26.513501
HRK 6.401023
HTG 130.575219
HUF 301.6725
IDR 17365
ILS 2.901301
IMP 0.733657
INR 94.42555
IQD 1306.515196
IRR 1311499.999901
ISK 122.049699
JEP 0.733657
JMD 157.187063
JOD 0.709005
JPY 156.898983
KES 128.849947
KGS 87.420494
KHR 4001.526006
KMF 418.000228
KPW 899.999743
KRW 1463.401869
KWD 0.30766
KYD 0.831164
KZT 460.946971
LAK 21871.900301
LBP 89311.771438
LKR 321.097029
LRD 183.01047
LSL 16.361918
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.306642
MAD 9.121445
MDL 17.054809
MGA 4165.995507
MKD 52.252978
MMK 2099.442981
MNT 3580.105345
MOP 8.041456
MRU 39.863507
MUR 46.820277
MVR 15.413081
MWK 1729.049214
MXN 17.21375
MYR 3.919013
MZN 63.910159
NAD 16.361918
NGN 1357.000379
NIO 36.700437
NOK 9.21233
NPR 150.68967
NZD 1.68077
OMR 0.384681
PAB 0.997329
PEN 3.448264
PGK 4.404222
PHP 60.499139
PKR 277.958713
PLN 3.60204
PYG 6092.153787
QAR 3.645458
RON 4.438036
RSD 99.504048
RUB 74.411913
RWF 1462.082998
SAR 3.767486
SBD 8.019432
SCR 14.874401
SDG 600.499047
SEK 9.238985
SGD 1.268135
SHP 0.746601
SLE 24.650089
SLL 20969.496166
SOS 569.963122
SRD 37.399007
STD 20697.981008
STN 20.770633
SVC 8.727057
SYP 110.581023
SZL 16.351151
THB 32.290323
TJS 9.305159
TMT 3.5
TND 2.896867
TOP 2.40776
TRY 45.3592
TTD 6.759357
TWD 31.315973
TZS 2592.501353
UAH 43.809334
UGX 3737.018354
UYU 39.777881
UZS 12097.83392
VES 499.23597
VND 26308
VUV 117.263765
WST 2.707097
XAF 556.107838
XAG 0.012502
XAU 0.000213
XCD 2.70255
XCG 1.797465
XDR 0.69162
XOF 556.107838
XPF 101.106354
YER 238.625011
ZAR 16.434235
ZMK 9001.200541
ZMW 18.98775
ZWL 321.999592
  • AEX

    -1.9400

    1017.5

    -0.19%

  • BEL20

    -6.5600

    5463.32

    -0.12%

  • PX1

    -89.4000

    8112.57

    -1.09%

  • ISEQ

    -222.6400

    12721.67

    -1.72%

  • OSEBX

    -8.9100

    1970.28

    -0.45%

  • PSI20

    -66.6800

    9067.26

    -0.73%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -6.0000

    3992.65

    -0.15%

  • N150

    -9.6600

    4189.18

    -0.23%

Aux Oscars, les documentaires alertent sur la destruction de l'environnement
Aux Oscars, les documentaires alertent sur la destruction de l'environnement / Photo: © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives

Aux Oscars, les documentaires alertent sur la destruction de l'environnement

"Avatar: la voie de l'eau" est loin d'être le seul film à défendre l'environnement aux Oscars: au-delà de la fable écologique de James Cameron, située sur la planète imaginaire de Pandora, certains documentaires nommés alertent sur la destruction bien réelle de la Terre.

Taille du texte:

De la pollution opaque de New Delhi en Inde à la disparition de la banquise en Sibérie, "Tout ce que nous respirons" et "Haulout" s'attaquent chacun à des sujets complexes pour souligner les ravages du changement climatique causés par l'homme et sa dépendance aux énergies fossiles.

Issus du peuple Iakoute, Maxim Arbugaev et Evgenia Arbugaeva proposent un court-métrage sur la catastrophe qui frappe les morses de leur Sibérie natale, à cause de la fonte des glaces.

Intitulé "Haulout", leur film suit le biologiste marin Maxim Chakilev, chargé d'étudier la migration de cette espèce sur l'austère côte arctique de la Russie. Il comporte des images saisissantes: devant la cabane du scientifique, 100.000 morses s'entassent soudain sur une plage auparavant déserte.

Fascinant, ce spectacle révèle plus tard une triste réalité: les corpulents mammifères s'agglutinent là car ils n'ont plus d'autre choix, à cause du recul de la banquise. Et cette surpopulation a des conséquences mortelles, car ils s'écrasent entre eux.

Premiers créateurs iakoutes à être nommés aux Oscars, les deux réalisateurs espèrent "contribuer à cette conversation sur l'état désastreux de notre planète", explique à l'AFP Mme Arbugaeva.

Frère et sœur, le duo est aux premières loges pour constater les effets du réchauffement.

"Parler depuis la terre natale, je pense que c'est très, très important", poursuit la réalisatrice. Pour elle, avoir une perspective locale permet d'atteindre "quelque chose de très personnel (...), on parle de son propre cœur et du cœur de sa communauté qui se brise."

- Oiseaux en détresse -

Avec "Tout ce que nous respirons", Shaunak Sen plante lui son décor en Inde.

Ce long-métrage explore l'impact dévastateur sur les animaux de la pollution à New Delhi, où l'air est l'un des plus viciés du monde.

Le documentaire suit trois hommes dans une clinique vétérinaire autofinancée, qui soignent quelques-uns des centaines d'oiseaux se fracassant quotidiennement sur le sol à cause du brouillard toxique autour de la capitale indienne.

Chaque jour, des caisses entières de rapaces blessés arrivent dans leur sous-sol. Le trio réalise même un audacieux sauvetage d'un oiseau à l'aile brisée en pleine rivière.

"Des centaines d'oiseaux tombent du ciel chaque jour. Ce qui m'étonne, c'est que les gens continuent comme si tout était normal", dit l'un des hommes à sa femme.

Le film aborde également la façon dont les oiseaux ont appris à se nourrir d'ordures, à ramasser les mégots de cigarettes pour repousser les parasites, et à chanter plus aigu pour communiquer par-dessus la circulation bruyante de Delhi.

Ce documentaire tente d'amener le public à "considérer l'enchevêtrement de la vie humaine et non-humaine", confie son réalisateur à l'AFP.

Car au-delà de l'air âcre, de nombreux oiseaux sont aussi blessés par les ficelles des cerfs-volants en bois dont les Indiens sont friands.

- Nouvelles perspectives -

Pour M. Sen, "il devrait y en avoir beaucoup plus" de documentaires sur l'environnement, "compte tenu de l'attention requise par la condition de la planète".

Le réalisateur exhorte les autres cinéastes à adopter de nouvelles perspectives, pour mettre en scène "des histoires plus sophistiquées qui nous font penser à la planète", plutôt que de se concentrer sur "la morosité, le malheur et le désespoir".

Son film commence par un plan sur un tas d'ordures et révèle progressivement la faune et la flore qui ont appris à prospérer dans ce milieu sordide.

A l'inverse, "Haulout" s'ouvre sur la beauté de la nature, avant de dévoiler la tragédie engendrée par la disparition de la banquise: les morses arrivent épuisés sur une plage bondée, où beaucoup succombent sous le poids de leurs congénères.

Dans une scène déchirante, un petit morse mal nourri se frotte contre le corps de sa mère morte, avant de tenter faiblement de nager vers l'océan.

Lors du tournage, "mes mains tremblaient parce que j'étais tellement émue, je pleurais, la caméra n'était pas stable", se souvient Mme Arbugaeva. "Parfois, certaines séquences n'étaient pas utilisables. Des moments clés, cruciaux. Mais c'est juste très difficile".

A.Nunez--TFWP