The Fort Worth Press - Entre dromadaires et éleveurs saoudiens, un "langage" inscrit au patrimoine de l'humanité

USD -
AED 3.672501
AFN 63.999831
ALL 80.878301
AMD 368.276037
ANG 1.789884
AOA 918.000144
ARS 1403.474607
AUD 1.384352
AWG 1.8025
AZN 1.696955
BAM 1.65809
BBD 2.008732
BDT 122.377178
BGN 1.668102
BHD 0.376584
BIF 2968.504938
BMD 1
BND 1.264635
BOB 6.891611
BRL 4.915095
BSD 0.997329
BTN 94.180832
BWP 13.389852
BYN 2.818448
BYR 19600
BZD 2.00585
CAD 1.368475
CDF 2265.00017
CHF 0.77835
CLF 0.022646
CLP 890.873638
CNY 6.80075
CNH 6.800445
COP 3727.014539
CRC 458.479929
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.480565
CZK 20.686003
DJF 177.601628
DKK 6.35788
DOP 59.310754
DZD 132.326735
EGP 52.926414
ERN 15
ETB 155.726591
EUR 0.850625
FJD 2.183003
FKP 0.733657
GBP 0.737028
GEL 2.675007
GGP 0.733657
GHS 11.234793
GIP 0.733657
GMD 73.498067
GNF 8750.794795
GTQ 7.614768
GYD 208.672799
HKD 7.82886
HNL 26.513501
HRK 6.393297
HTG 130.575219
HUF 301.89598
IDR 17377.45
ILS 2.901296
IMP 0.733657
INR 94.425499
IQD 1306.515196
IRR 1311499.999534
ISK 122.010318
JEP 0.733657
JMD 157.187063
JOD 0.708996
JPY 156.592025
KES 128.803357
KGS 87.420505
KHR 4001.526006
KMF 417.999804
KPW 899.999743
KRW 1461.809729
KWD 0.30766
KYD 0.831164
KZT 460.946971
LAK 21871.900301
LBP 89311.771438
LKR 321.097029
LRD 183.01047
LSL 16.361918
LTL 2.95274
LVL 0.604889
LYD 6.306642
MAD 9.121445
MDL 17.054809
MGA 4165.995507
MKD 52.252978
MMK 2099.442981
MNT 3580.105345
MOP 8.041456
MRU 39.863507
MUR 46.82008
MVR 15.394756
MWK 1729.049214
MXN 17.21386
MYR 3.920987
MZN 63.910028
NAD 16.361918
NGN 1364.999743
NIO 36.700437
NOK 9.219555
NPR 150.68967
NZD 1.683561
OMR 0.384681
PAB 0.997329
PEN 3.448264
PGK 4.404222
PHP 60.515039
PKR 277.958713
PLN 3.604205
PYG 6092.153787
QAR 3.645458
RON 4.426303
RSD 99.504048
RUB 74.495789
RWF 1462.082998
SAR 3.767486
SBD 8.019432
SCR 14.874401
SDG 600.502964
SEK 9.230855
SGD 1.267065
SHP 0.746601
SLE 24.650341
SLL 20969.496166
SOS 569.963122
SRD 37.39898
STD 20697.981008
STN 20.770633
SVC 8.727057
SYP 110.581023
SZL 16.351151
THB 32.202995
TJS 9.305159
TMT 3.5
TND 2.896867
TOP 2.40776
TRY 45.35987
TTD 6.759357
TWD 31.316002
TZS 2598.109449
UAH 43.809334
UGX 3737.018354
UYU 39.777881
UZS 12097.83392
VES 499.23597
VND 26308
VUV 117.263765
WST 2.707097
XAF 556.107838
XAG 0.012445
XAU 0.000212
XCD 2.70255
XCG 1.797465
XDR 0.69162
XOF 556.107838
XPF 101.106354
YER 238.625027
ZAR 16.451705
ZMK 9001.200733
ZMW 18.98775
ZWL 321.999592
  • AEX

    -1.9400

    1017.5

    -0.19%

  • BEL20

    -6.5600

    5463.32

    -0.12%

  • PX1

    -89.4000

    8112.57

    -1.09%

  • ISEQ

    -222.6400

    12721.67

    -1.72%

  • OSEBX

    -8.9100

    1970.28

    -0.45%

  • PSI20

    -66.6800

    9067.26

    -0.73%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -6.0000

    3992.65

    -0.15%

  • N150

    -9.6600

    4189.18

    -0.23%

Entre dromadaires et éleveurs saoudiens, un "langage" inscrit au patrimoine de l'humanité
Entre dromadaires et éleveurs saoudiens, un "langage" inscrit au patrimoine de l'humanité / Photo: © AFP

Entre dromadaires et éleveurs saoudiens, un "langage" inscrit au patrimoine de l'humanité

Dans les dunes dorées du désert saoudien, l'éleveur Hamad al-Marri émet des cris incompréhensibles pour tous, sauf pour ses dromadaires, qui réagissent instantanément et se rassemblent derrière lui en ordre de marche, perpétuant ainsi une tradition orale séculaire.

Taille du texte:

Accompagnée de chants et de gestes, cette forme d'expression appelée Alheda'a permet de diriger des troupeaux de camélidés à travers les larges étendues de sable de la péninsule arabique.

Inscrite en février 2022 par l'Unesco sur la liste du patrimoine culturel immatériel, l'Alheda'a met en relief les liens particuliers entre ces animaux et les éleveurs de la région du Golfe.

"Il y a un langage spécial entre le propriétaire et son dromadaire", explique ce fonctionnaire âgé de 36 ans, qui fait paître une centaine de bêtes à 150 km au nord-est de la capitale Ryad.

"Les dromadaires reconnaissent le son de la voix de leur propriétaire et lui répondent immédiatement", ajoute-t-il, soulignant qu'ils ne "répondent pas" à des voix inconnues.

Appelés les "navires du désert", les chameaux d'Arabie à une bosse ont longtemps été l'un des principaux mode de transport dans le royaume, soutenant une activité d'élevage lucrative.

"Il y a de nombreuses inscriptions rupestres montrant des dromadaires peints et racontant (leur) histoire, que ce soit dans la guerre ou pour le commerce", souligne Jasser al-Harbash, qui dirige la Commission saoudienne pour le patrimoine.

La demande d'inscription de l'Alheda'a sur la liste de l'Unesco, déposée par l'Arabie et deux pays voisins - Oman et les Emirats arabes unis - vise à "protéger" cette tradition du Golfe, et soutenir "son développement", explique le responsable saoudien.

- Répertoire unique-

Chaque éleveur, selon l'Unesco, utilise un répertoire unique de sons pour guider son troupeau, ou pour rassembler rapidement les bêtes en cas de danger imminent, comme une tempête de sable.

Les dromadaires sont entraînés "à différencier la droite de la gauche, à ouvrir la bouche quand on le leur demande et à s’agenouiller pour être montés", explique l'Unesco sur son site internet soulignant le "lien fort" crée avec l'animal.

La pratique se "transmet au sein des familles et des communautés, les enfants accompagnant les adultes lors de leurs déplacements quotidiens", ajoute la même source.

C'est en observant son père et ses grands-pères que l'homme d'affaires Mansour al-Qatula dit avoir appris l'art de parler aux animaux.

A son tour, il partage avec ses trois enfants un "héritage transmis de père en fils depuis des centaines d'années".

"Mes enfants adorent ça, ils demandent toujours à venir ici, et leurs voix aussi sont reconnues", raconte-t-il à l'AFP.

- Concours de beauté et lifting -

Avec une centaine de bêtes dans son cheptel, l'éleveur a participé au début du mois au prestigieux festival de chameaux du roi Salmane ben Abdelaziz Al-Saoud, un événènement très suivi organisé chaque année dans le royaume.

Au menu, des courses et un celèbre concours de beauté reposant sur des critères exigeants.

Les animaux sont jugés sur leurs lèvres, leur cou, leur bosse ou leur couleur, avec à la clé des prix dont le montant total atteint 350 millions de riyals (86 millions d'euros).

Lors de la dernière édition, plusieurs participants avaient été disqualifiés pour avoir injecté du botox à leurs camélidés.

Pour Mansour al-Qatula, l'Alheda'a permet de tisser des liens uniques avec les animaux.

"Lorsque le propriétaire s'intéresse à son chameau, prend soin de lui et lui rend visite régulièrement, il le lui rend bien", explique-t-il en caressant l'une de ses bêtes.

Lorsqu'il commence à chanter pour lui, l'animal laisse échapper un blatèrement.

"Regardez", dit-il en riant. "Il partage mes sentiments."

H.Carroll--TFWP