The Fort Worth Press - Au Mexique, un début d'année sanglant pour la liberté de la presse

USD -
AED 3.6725
AFN 63.494297
ALL 83.360121
AMD 374.467719
ANG 1.789731
AOA 917.000048
ARS 1434.286026
AUD 1.429521
AWG 1.8
AZN 1.706512
BAM 1.682481
BBD 2.023231
BDT 121.648243
BGN 1.647646
BHD 0.379144
BIF 2981.117159
BMD 1
BND 1.287178
BOB 6.873414
BRL 5.267197
BSD 1.004579
BTN 91.359628
BWP 13.632948
BYN 2.956135
BYR 19600
BZD 2.020364
CAD 1.35662
CDF 2222.522327
CHF 0.781205
CLF 0.023316
CLP 920.659981
CNY 6.89675
CNH 6.92454
COP 3773.22
CRC 479.663601
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.855693
CZK 21.184303
DJF 178.883261
DKK 6.48013
DOP 59.808082
DZD 133.040555
EGP 50.722802
ERN 15
ETB 155.813
EUR 0.86746
FJD 2.2105
FKP 0.745814
GBP 0.751375
GEL 2.724986
GGP 0.745814
GHS 10.762613
GIP 0.745814
GMD 73.500406
GNF 8808.517478
GTQ 7.631296
GYD 208.103574
HKD 7.81575
HNL 26.588706
HRK 6.536
HTG 131.784596
HUF 343.062009
IDR 16978
ILS 3.09326
IMP 0.745814
INR 92.31065
IQD 1315.934651
IRR 1320699.9997
ISK 125.869946
JEP 0.745814
JMD 157.320649
JOD 0.70896
JPY 158.674973
KES 128.459566
KGS 87.449987
KHR 4031.119548
KMF 423.999726
KPW 899.991515
KRW 1493.14019
KWD 0.307502
KYD 0.837152
KZT 496.314219
LAK 21510.981373
LBP 89957.081918
LKR 312.517376
LRD 181.530388
LSL 16.802891
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.401223
MAD 9.276356
MDL 17.373853
MGA 4183.191649
MKD 53.025937
MMK 2100.500394
MNT 3568.19919
MOP 8.090909
MRU 40.201904
MUR 47.398008
MVR 15.460039
MWK 1741.910541
MXN 17.972395
MYR 3.965498
MZN 63.899915
NAD 16.802818
NGN 1391.830189
NIO 36.966409
NOK 9.63205
NPR 147.627963
NZD 1.701095
OMR 0.389573
PAB 0.994709
PEN 3.426126
PGK 4.326522
PHP 59.561501
PKR 280.594772
PLN 3.726675
PYG 6572.374308
QAR 3.627339
RON 4.416105
RSD 101.976899
RUB 79.927047
RWF 1465.215786
SAR 3.770188
SBD 8.045182
SCR 13.973129
SDG 601.504144
SEK 9.27684
SGD 1.282605
SHP 0.750259
SLE 24.524977
SLL 20969.49935
SOS 573.054451
SRD 37.6565
STD 20697.981008
STN 21.285099
SVC 8.789404
SYP 110.646951
SZL 16.807555
THB 32.114956
TJS 9.563852
TMT 3.51
TND 2.922362
TOP 2.40776
TRY 44.081794
TTD 6.806858
TWD 31.9017
TZS 2567.250301
UAH 43.895798
UGX 3670.695514
UYU 39.132866
UZS 12130.414211
VES 425.142005
VND 26295
VUV 118.58983
WST 2.740483
XAF 569.889446
XAG 0.012094
XAU 0.000196
XCD 2.70255
XCG 1.810442
XDR 0.708753
XOF 569.886971
XPF 102.59366
YER 238.496617
ZAR 16.826103
ZMK 9001.199636
ZMW 19.422604
ZWL 321.999592
  • AEX

    -14.1200

    966.2

    -1.44%

  • BEL20

    -108.0500

    5086.76

    -2.08%

  • PX1

    -194.2400

    7799.26

    -2.43%

  • ISEQ

    -263.6000

    12229.22

    -2.11%

  • OSEBX

    -2.4800

    1901.76

    -0.13%

  • PSI20

    -141.3500

    8805.06

    -1.58%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -53.6700

    3725.61

    -1.42%

  • N150

    -77.2400

    3804.33

    -1.99%

Au Mexique, un début d'année sanglant pour la liberté de la presse
Au Mexique, un début d'année sanglant pour la liberté de la presse

Au Mexique, un début d'année sanglant pour la liberté de la presse

Cinq journalistes assassinés en moins d'un mois et demi : l'année 2022 a débuté de manière sanglante pour la liberté de la presse au Mexique, une spirale de la violence nourrie par l'impunité.

Taille du texte:

L'assassinat d'Heber Lopez Vazquez, 39 ans, directeur du site d'information Noticias Web, abattu jeudi dans l'Etat d'Oaxaca (sud), porte désormais à cinq le nombre de journalistes tués depuis début 2022, contre sept pour l'ensemble de l'année 2021.

Le reporter a été assassiné alors qu'il rentrait chez lui en voiture dans la ville de Salina Cruz. Deux meurtriers présumés ont été arrêtés.

Selon Balbina Flores, porte-parole de Reporters sans frontières (RSF) au Mexique, le journaliste, qui ne bénéficiait pas du programme gouvernemental de protection, avait reçu des menaces fin 2019 en lien avec des dénonciations de corruption contre un élu local.

"Quelques jours avant (son assassinat), il a publié des informations sur la corruption dans la municipalité", a-t-elle expliqué à l'AFP.

En janvier, quatre journalistes mexicains avaient déjà été tués. Deux à Tijuana (nord-ouest), la journaliste de télévision Lourdes Maldonado et le photoreporter Margarito Martinez ; Roberto Toledo, collaborateur du média en ligne Monitor, dans l'Etat de Michoacan (centre) et José Luis Gamboa, dans l'Etat de Veracruz (est).

Le Mexique, qui compte 126 millions d'habitants et connaît une spirale de violences liées au narcotrafic, figure au 143e rang sur 180 dans le classement sur la liberté de la presse établi par RSF.

Depuis le début des années 2000, 150 journalistes ont été assassinés dans le pays, selon RSF. Parmi eux, 29 l'ont été depuis le début du mandat du président de gauche, Andres Manuel Lopez Obrador, au pouvoir depuis 2018.

"Ce sextennat se profile comme un des plus sanglants" pour la presse, déplore Balbina Flores.

Vendredi, le chef de l'Etat a promis "zéro impunité" pour les assassins de journalistes. "Et c'est un message à ceux qui sont impliqués dans la criminalité, tant la criminalité organisée que la criminalité en col blanc", a-t-il ajouté.

- "Niveau local" -

RSF souligne toutefois que 92% des crimes contre les journalistes restent impunis dans le pays.

"Au Mexique on tue (les journalistes) car cela ne coûte rien. Ceux qui courent le plus de risques ce sont les journalistes avec leur plume, leur ordinateur, leur enregistreur, leur micro, et ceux qui courent le moins de risque ce sont ceux qui appuient sur la gâchette", accuse Juan Vazquez, de l'association Articulo 19 qui défend la liberté de la presse.

Outre les défaillances gouvernementales dans la protection des journalistes et l'impunité généralisée, un autre facteur apparaît : la majorité des assassinats "ont lieu au niveau local et concernent des petits organes de presse, très vulnérables comme leurs journalistes", souligne Mme Flores.

Plusieurs journalistes tués au cours des dernières années dirigeaient ou travaillaient pour des sites internet, parfois même des pages Facebook, où ils diffusaient des informations sur les autorités locales, qui sont bien souvent en collusion avec des groupes criminels.

Face à la difficulté de rentabiliser cette activité, certains journalistes doivent alterner avec d'autres emplois.

"Au Mexique, le journalisme est très précaire" économiquement, souligne Balbina Flores, pour qui rares sont ceux qui parviennent à vivre de la profession.

Cette situation conduit parfois les autorités à ne pas considérer ces assassinats comme des crimes contre la liberté de la presse.

Cette violence croissante à l'encontre des journalistes s'inscrit également dans un contexte de défiance entre le gouvernement et le secteur de la presse.

Le président Lopez Obrador n'hésite pas à qualifier les médias de "mercenaires" car servant, selon lui, des intérêts privés ennemis de son "processus de transformation".

Vendredi, tout en déplorant l'assassinat d'Heber Lopez Vazquez, il n'a pas hésité à divulguer les revenus élevés qu'aurait perçus le journaliste Carlos Loret de Mola, l'un de ses plus grands détracteurs.

M.McCoy--TFWP