The Fort Worth Press - Contestation au Canada: Trudeau promet une répression policière accrue, état d'urgence en Ontario

USD -
AED 3.67325
AFN 64.000323
ALL 81.249711
AMD 374.480431
ANG 1.789884
AOA 917.999985
ARS 1358.49437
AUD 1.395699
AWG 1.797375
AZN 1.693621
BAM 1.660575
BBD 2.014018
BDT 122.97229
BGN 1.668102
BHD 0.377194
BIF 2965
BMD 1
BND 1.272177
BOB 6.909844
BRL 4.993497
BSD 0.999962
BTN 93.39243
BWP 13.417166
BYN 2.853989
BYR 19600
BZD 2.01114
CAD 1.37395
CDF 2305.000029
CHF 0.7824
CLF 0.022498
CLP 885.450019
CNY 6.81825
CNH 6.817775
COP 3616.83
CRC 458.927866
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.655345
CZK 20.624701
DJF 177.719684
DKK 6.333399
DOP 59.875001
DZD 132.074352
EGP 51.953701
ERN 15
ETB 157.104244
EUR 0.847497
FJD 2.220296
FKP 0.737283
GBP 0.7373
GEL 2.690083
GGP 0.737283
GHS 11.050375
GIP 0.737283
GMD 74.000381
GNF 8774.999881
GTQ 7.645054
GYD 209.205767
HKD 7.83445
HNL 26.620212
HRK 6.3857
HTG 130.843264
HUF 307.797535
IDR 17153
ILS 2.997899
IMP 0.737283
INR 93.38455
IQD 1310
IRR 1316125.00024
ISK 121.869927
JEP 0.737283
JMD 157.796202
JOD 0.70904
JPY 159.012038
KES 129.194007
KGS 87.450248
KHR 4014.999942
KMF 417.999502
KPW 900.002027
KRW 1474.03022
KWD 0.30889
KYD 0.833287
KZT 474.398108
LAK 21969.999863
LBP 89550.000043
LKR 315.481573
LRD 184.274997
LSL 16.389746
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.33031
MAD 9.23375
MDL 17.099627
MGA 4136.999982
MKD 52.226412
MMK 2100.230461
MNT 3576.383271
MOP 8.070372
MRU 39.930311
MUR 46.201767
MVR 15.450214
MWK 1736.999879
MXN 17.267498
MYR 3.954974
MZN 63.955019
NAD 16.389955
NGN 1344.680113
NIO 36.720305
NOK 9.407501
NPR 149.427083
NZD 1.692908
OMR 0.384492
PAB 0.999966
PEN 3.440498
PGK 4.32025
PHP 59.999501
PKR 278.875012
PLN 3.58885
PYG 6391.02692
QAR 3.64575
RON 4.3143
RSD 99.458004
RUB 75.499892
RWF 1461
SAR 3.751531
SBD 8.048583
SCR 13.882545
SDG 601.000275
SEK 9.163797
SGD 1.27105
SHP 0.746601
SLE 24.64985
SLL 20969.496166
SOS 571.495196
SRD 37.424964
STD 20697.981008
STN 21.15
SVC 8.749475
SYP 110.584383
SZL 16.390226
THB 32.030137
TJS 9.449709
TMT 3.505
TND 2.883503
TOP 2.40776
TRY 44.732702
TTD 6.787576
TWD 31.601896
TZS 2595.000196
UAH 43.546827
UGX 3695.197178
UYU 40.219565
UZS 12170.483593
VES 477.98287
VND 26330
VUV 119.010039
WST 2.730706
XAF 556.960123
XAG 0.012658
XAU 0.000209
XCD 2.70255
XCG 1.802165
XDR 0.691898
XOF 556.000498
XPF 101.550051
YER 238.541813
ZAR 16.375032
ZMK 9001.202243
ZMW 19.174011
ZWL 321.999592
  • AEX

    -4.2800

    1015.57

    -0.42%

  • BEL20

    -10.9700

    5475.16

    -0.2%

  • PX1

    -53.3000

    8274.57

    -0.64%

  • ISEQ

    10.2800

    12858.3

    +0.08%

  • OSEBX

    -13.4200

    2019.49

    -0.66%

  • PSI20

    -16.8500

    9345.36

    -0.18%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8700

    4123.66

    +0.24%

  • N150

    17.1500

    4100.33

    +0.42%

Contestation au Canada: Trudeau promet une répression policière accrue, état d'urgence en Ontario
Contestation au Canada: Trudeau promet une répression policière accrue, état d'urgence en Ontario

Contestation au Canada: Trudeau promet une répression policière accrue, état d'urgence en Ontario

"Toutes les options sont sur la table": le Premier ministre canadien Justin Trudeau a promis vendredi à la veille d'une nouvelle grande mobilisation que les frontières n'allaient "pas rester bloquées" par les convois de manifestants anti-mesures sanitaires, mais sans poser d'ultimatum.

Taille du texte:

Washington avait mis le chef du gouvernement sous pression jeudi en lui demandant d'employer les "pouvoirs fédéraux" notamment pour résoudre le blocage du pont Ambassador qui relie l'Ontario et la ville américaine de Detroit aux Etats-Unis, un axe commercial essentiel.

Une préoccupation que le président américain Joe Biden a directement exprimée vendredi, lors d'un appel téléphonique auprès du Premier ministre canadien, évoquant "les conséquences sérieuses" du blocage pour l'économie américaine.

Ce dernier s'est adressé directement aux Canadiens vendredi: "les frontières ne peuvent pas et ne vont pas rester bloquées" a-t-il déclaré mais sans apporter de solution pour sortir rapidement de la crise.

En effet si "toutes les options sont sur la table", le Premier ministre n'est pas prêt à déployer l'armée tout de suite "une solution de dernier, dernier recours".

Il a revanche affirmé que la répression policière allait s'intensifier: "Si vous rejoignez les manifestations parce que vous en avez assez du Covid, vous devez maintenant comprendre que vous enfreignez les lois. Les conséquences sont de plus en plus graves".

Vendredi matin, le Premier ministre de l'Ontario, province où se trouve le pont Ambassador mais aussi la capitale fédérale Ottawa, a déclaré l'état d'urgence.

"Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour assurer la réouverture de la frontière. Et aux habitants d'Ottawa assiégés, je leur dis: nous allons veiller à ce que vous puissiez reprendre une vie normale dès que possible", a déclaré Doug Ford, lors d'une conférence de presse.

La fermeture depuis lundi du pont Ambassador avait monté la tension d'un cran dans le pays en raison des répercussions économiques rapides, notamment sur l'industrie automobile des deux côtés de la frontière, ce qui a fait réagir les Etats-Unis.

Plus de 25% des marchandises exportées entre les Etats-Unis et le Canada y transitent.

Deux autres axes frontaliers sont également bloqués: le premier, à Emerson, relie la province du Manitoba au Dakota du Nord, tandis que le second est situé en Alberta.

- Manque de leadership -

Cette pression du puissant voisin américain est venue s'ajouter pour Justin Trudeau à celle des partis d'opposition canadiens qui accusent le Premier ministre d'inaction dans le dossier.

M. Trudeau doit "agir pour que cela cesse pacifiquement et rapidement", a redit Candice Bergen, la cheffe intérimaire du parti conservateur.

"C'est inacceptable qu'un Premier ministre d'un pays du G7, un des pays les plus puissants au monde, n'agisse pas, ne montre pas de leadership pour régler cette situation", a dénoncé Jagmeet Singh, chef du Nouveau parti démocratique (NPD).

"Le problème, c'est qu'au départ, Justin Trudeau a jeté de l'huile sur le feu en mettant tous les manifestants dans le même sac, puis il est resté silencieux pendant cinq jours et maintenant il ne semble pas prendre ses responsabilités", explique Daniel Béland, politologue de l'université McGill à Montréal.

- "Pacifiques" -

Dans les rues d'Ottawa, la vie qui a pris forme depuis deux semaines sur la colline parlementaire semblait inchangée vendredi, a constaté une journaliste de l'AFP.

Au milieu des camions garés devant le Parlement, dont les pare-brises débordent de dessins d'enfants et de lettres de soutien au mouvement, les manifestants viennent prendre un café ou leur repas du midi distribué par des bénévoles, discutent par petits groupes.

Matt Lehner, qui a accroché un drapeau canadien au bout de sa crosse de hockey, ne se dit "pas inquiet". "Nous défendons ce en quoi nous croyons, nous n'enfreignons aucune loi", explique-t-il à l'AFP, assis sur un siège pliable devant le Parlement en attendant les "milliers" de Canadiens qui vont les rejoindre ce week-end.

"On est pacifiques. On n'est pas ici pour être haineux, on veut récupérer la liberté de choix", renchérit Jessika Dusseault, 34 ans. Cette conductrice de bus est installée avec son mari camionneur, leurs deux enfants de trois ans et dix mois et leur chien dans la rue qui passe sous les fenêtres de Justin Trudeau.

La police de la ville a une nouvelle fois expliqué jeudi qu'elle n'était "pas en mesure" de "mettre un terme" à la manifestation sans renforts.

Et Ottawa s'attend de nouveau à un afflux de manifestants pour la journée de samedi. Certains ont aussi promis de manifester dans d'autres grandes villes canadiennes comme Montréal ou Toronto mais aussi ailleurs dans le monde et notamment en France.

Des milliers d'opposants aux restrictions sanitaires faisaient route vendredi en convois vers Paris pour rallier dans la soirée les abords de la capitale, malgré les mises en garde des autorités, décidées à empêcher tout blocage.

S'inspirant de la mobilisation au Canada, les organisateurs dénoncent le pass vaccinal entré en vigueur le 24 janvier et se réclament des "gilets jaunes", mouvement de protestation populaire de 2018-2019 déclenché par une hausse des prix de l'essence, et qui avait tourné à la révolte contre le président Emmanuel Macron.

S.Rocha--TFWP