The Fort Worth Press - Effondrement mortel d'un balcon à Angers: le procès de la construction s'ouvre mercredi

USD -
AED 3.672502
AFN 62.99991
ALL 83.847188
AMD 377.663361
ANG 1.790083
AOA 916.999566
ARS 1398.213497
AUD 1.417696
AWG 1.8
AZN 1.703637
BAM 1.708212
BBD 2.017486
BDT 122.914738
BGN 1.709309
BHD 0.377651
BIF 2973.692945
BMD 1
BND 1.281814
BOB 6.92176
BRL 5.265302
BSD 1.001712
BTN 92.461144
BWP 13.649683
BYN 2.963911
BYR 19600
BZD 2.014516
CAD 1.367675
CDF 2256.999987
CHF 0.78755
CLF 0.023195
CLP 915.860146
CNY 6.896604
CNH 6.89166
COP 3694.09
CRC 471.29313
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.306777
CZK 21.297601
DJF 178.376159
DKK 6.50885
DOP 61.540611
DZD 132.375034
EGP 52.358967
ERN 15
ETB 156.356736
EUR 0.87114
FJD 2.215903
FKP 0.754939
GBP 0.752865
GEL 2.729771
GGP 0.754939
GHS 10.878299
GIP 0.754939
GMD 73.445873
GNF 8781.936498
GTQ 7.681659
GYD 209.565567
HKD 7.830625
HNL 26.515042
HRK 6.563202
HTG 131.339112
HUF 339.557056
IDR 16999
ILS 3.123685
IMP 0.754939
INR 92.2685
IQD 1312.214231
IRR 1321724.999909
ISK 125.1098
JEP 0.754939
JMD 157.170494
JOD 0.709023
JPY 159.113025
KES 129.498985
KGS 87.450098
KHR 4016.786833
KMF 431.000302
KPW 899.999993
KRW 1490.24498
KWD 0.30674
KYD 0.83472
KZT 490.385917
LAK 21464.006848
LBP 89699.372893
LKR 311.744232
LRD 183.302982
LSL 16.823764
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.391601
MAD 9.434294
MDL 17.474278
MGA 4159.188076
MKD 53.71692
MMK 2099.642329
MNT 3571.28497
MOP 8.074956
MRU 40.077209
MUR 46.740091
MVR 15.449849
MWK 1736.867158
MXN 17.805045
MYR 3.930504
MZN 63.909615
NAD 16.823837
NGN 1380.030291
NIO 36.857988
NOK 9.70619
NPR 147.937656
NZD 1.71158
OMR 0.3845
PAB 1.001625
PEN 3.454329
PGK 4.380142
PHP 59.696976
PKR 279.690813
PLN 3.718505
PYG 6462.347372
QAR 3.641255
RON 4.437799
RSD 102.272826
RUB 81.450381
RWF 1461.74237
SAR 3.752614
SBD 8.051718
SCR 13.688485
SDG 600.99956
SEK 9.375185
SGD 1.278935
SHP 0.750259
SLE 24.550073
SLL 20969.510825
SOS 571.47349
SRD 37.547978
STD 20697.981008
STN 21.398501
SVC 8.76469
SYP 110.524985
SZL 16.818349
THB 32.415975
TJS 9.601069
TMT 3.5
TND 2.962352
TOP 2.40776
TRY 44.187974
TTD 6.793399
TWD 31.984946
TZS 2605.000414
UAH 44.172726
UGX 3766.136217
UYU 40.238092
UZS 12094.904122
VES 442.704625
VND 26290
VUV 119.565255
WST 2.735215
XAF 572.920733
XAG 0.012652
XAU 0.0002
XCD 2.70255
XCG 1.805255
XDR 0.71253
XOF 572.918232
XPF 104.162209
YER 238.550019
ZAR 16.789401
ZMK 9001.1894
ZMW 19.497092
ZWL 321.999592
  • AEX

    7.6100

    1009.23

    +0.76%

  • BEL20

    8.6900

    5118.3

    +0.17%

  • PX1

    16.6100

    7928.2

    +0.21%

  • ISEQ

    -39.6600

    12353.95

    -0.32%

  • OSEBX

    14.2100

    1960.11

    +0.73%

  • PSI20

    18.2900

    9162.2

    +0.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.0100

    3730.06

    -0.56%

  • N150

    11.9300

    3860.36

    +0.31%

Effondrement mortel d'un balcon à Angers: le procès de la construction s'ouvre mercredi
Effondrement mortel d'un balcon à Angers: le procès de la construction s'ouvre mercredi

Effondrement mortel d'un balcon à Angers: le procès de la construction s'ouvre mercredi

Malfaçons, béton de mauvaise qualité... Cinq responsables de la construction d'un immeuble d'Angers vont devoir s'expliquer à partir de mercredi devant la justice pour l'effondrement d'un balcon qui avait provoqué la mort de quatre étudiants le 15 octobre 2016.

Taille du texte:

Ce soir-là, une crémaillère organisée par deux soeurs et réunissant une trentaine de copains de fac et de tennis se transforme en cauchemar. La soirée se déroulait calmement au 4ème étage de la résidence "Le Surcouf", dans le centre d'Angers, lorsque vers 23H00, le balcon se décroche et bascule dans le vide, entraînant 18 jeunes dans sa chute de plus de 8 mètres.

Antoine, 21 ans, Benjamin, 23 ans, Lou, 18 ans, et Baptiste, 25 ans, y laissent la vie, tandis que quatorze autres sont conduits en urgence à l'hôpital.

Cinq prévenus sont renvoyés devant le tribunal correctionnel d'Angers pour homicides et blessures involontaires: l'architecte Frédéric Rolland, 66 ans, maître d'oeuvre du chantier, dont le cabinet a pignon sur rue à Angers, le constructeur Patrick Bonnel, 72 ans, gérant de l'entreprise éponyme de gros oeuvre, ainsi que deux de ses salariés, Eric Morand, conducteur de travaux, 53 ans, et Jean-Marcel Moreau, 63 ans, chef de chantier. Le dernier prévenu, André de Douvan, 84 ans, était chargé du contrôle du chantier pour le groupe Apave. Ils encourent jusqu'à 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende.

Les conclusions des enquêteurs ont été sans appel. Ecartant toute responsabilité des invités qui se trouvaient sur le balcon, et l'hypothèse d'un défaut d'entretien, elles incriminent en revanche les constructeurs de cette résidence livrée en 1998.

Béton gorgé d'eau, supervision désinvolte du chantier, arrangements avec les règles de construction, mauvais positionnement des armatures en acier... Surtout, les balcons qui devaient initialement être préfabriqués en usine ont finalement été coulés sur place sans que de nouveaux plans ne soient réalisés.

- "Irresponsabilité" -

Au total, quatre-vingt trois personnes se sont constituées parties civiles. "Tout le monde peut se sentir concerné par ce drame, c'est un procès extraordinaire par le nombre de parties civiles, la technicité et l'enjeu émotionnel. Est-il normal qu'un balcon tombe 18 ans après avoir été construit?", interroge le procureur de la République d'Angers, Eric Bouillard.

Parmi les blessés, Baptiste, ancien locataire de l'appartement, avait écrit dans son état des lieux d'entrée : "balcon fissuré et très instable: danger???", et signalé la présence d'une "fissure faisant toute la longueur du balcon".

Durant l'instruction, le conducteur de travaux Eric Morand est le seul à avoir reconnu une part de responsabilité, expliquant que le changement de mode de construction des balcons avait permis de gagner 14 semaines sur le calendrier des travaux.

"L'objectif était de gagner toujours plus d'argent. On n'utilise pas la bonne qualité de béton parce que c'est moins cher, on construit sur place pour éviter de payer des pénalités, on envoie un simple salarié suivre un chantier pour économiser sur des honoraires et on oublie le coeur même du métier", observe Me Louis-René Penneau, avocat de 32 parties civiles, dénonçant "l'irresponsabilité et l'inconscience totales" des constructeurs.

De son côté, l'avocat de Patrick Bonnel, Thierry Fillion, assure que son client, qui fut copropriétaire d'un appartement dans l'immeuble, "reconnaît des erreurs" tout en assurant que "ce n'était pas dans les gènes de son entreprise de faire des économies sur des constructions dont il était responsable".

"Il est extrêmement affecté. Il ne peut que reconnaître qu'il y a eu manifestement des malfaçons dont la société Bonnel est au moins en partie responsable", ajoute Me Fillion, en précisant que son client suivait "plusieurs dizaines de chantiers à ce moment-là".

L'architecte Frédéric Rolland est lui poursuivi pour son contrôle déficient du chantier, à une époque où il était occupé par la création d'un cabinet à Shanghai. "Il n'est pas intervenu personnellement dans le projet du Surcouf", assure son avocat Patrick Descamps, qui conteste toute "responsabilité pénale personnelle".

Le procès doit durer jusqu'au 4 mars.

A.Nunez--TFWP