AEX
-0.9900
Une conductrice de Nailloux a renoncé à prendre la route après avoir constaté une réaction anormale de sa voiture. Un mécanicien a découvert que le système de freinage avait été volontairement sectionné.
Une enquête a été ouverte après la découverte d’un sabotage sur la voiture d’une habitante de Nailloux, en Haute-Garonne. Le 14 août, cette commune du Lauragais située au sud-est de Toulouse, la conductrice a remarqué que son véhicule ne réagissait pas normalement lorsqu’elle s’apprêtait à partir.
Elle a interrompu son trajet et demandé l’intervention d’un mécanicien. Le professionnel a constaté que des éléments du système de freinage avaient été sectionnés volontairement. La manipulation aurait pu provoquer un accident grave pour la conductrice ou pour d’autres usagers.
La propriétaire a déposé plainte avec l’assistance de son avocate, Me Séverine Bouchaïb. Compte tenu du danger créé, le parquet a initialement ouvert une enquête pour tentative de meurtre. Les investigations ont été confiées à la brigade de gendarmerie de Villefranche-de-Lauragais, soutenue par la brigade de recherches de la compagnie.
Les enquêteurs cherchent à déterminer le lieu et le moment du sabotage, à reconstituer précisément la journée du 14 août et à établir si la conductrice était directement visée. Les informations disponibles ne détaillent ni les pièces coupées ni la méthode employée.
La décision de la conductrice de ne pas poursuivre sa route a évité que la défaillance ne se manifeste à plus grande vitesse. Le diagnostic mécanique a transformé ce qui pouvait d’abord apparaître comme une panne en acte volontaire, ce qui explique la saisine rapide des gendarmes et la qualification criminelle initiale.
Les soupçons se sont rapidement portés sur l’ancien compagnon de la plaignante. Le couple était séparé depuis plusieurs mois. D’après les éléments recueillis, l’homme se serait montré insistant puis de plus en plus agressif après la rupture et l’arrivée d’un nouveau compagnon dans la vie de la femme.
Les gendarmes l’ont interpellé mercredi 26 août et placé en garde à vue. Défendu par Me Stéphanie Boscari, il était jusqu’alors inconnu de la justice et ne présentait pas d’antécédent judiciaire. Les enquêteurs doivent encore établir son éventuelle responsabilité dans la dégradation du véhicule.
Le suspect a été présenté au parquet jeudi soir. L’affaire, d’abord qualifiée de tentative de meurtre, devait être orientée vers le tribunal correctionnel dans le cadre d’une comparution immédiate. La qualification correctionnelle envisagée n’avait pas été rendue publique vendredi matin. L’homme demeure présumé innocent.
C.Rojas--TFWP