The Fort Worth Press - Procès Paty en appel: après cinq semaines de débats, la cour rend son verdict

USD -
AED 3.672499
AFN 63.496767
ALL 82.510022
AMD 367.400305
ANG 1.790403
AOA 918.000408
ARS 1463.512787
AUD 1.427144
AWG 1.8025
AZN 1.699385
BAM 1.704772
BBD 2.014072
BDT 122.641098
BGN 1.69088
BHD 0.377135
BIF 2981.906689
BMD 1
BND 1.291046
BOB 6.904336
BRL 5.152498
BSD 1.000013
BTN 94.26975
BWP 13.589989
BYN 2.778541
BYR 19600
BZD 2.011105
CAD 1.418515
CDF 2280.00055
CHF 0.80791
CLF 0.022911
CLP 901.710474
CNY 6.769602
CNH 6.778505
COP 3447.81
CRC 453.643323
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.112443
CZK 21.110498
DJF 178.070899
DKK 6.524075
DOP 58.450197
DZD 133.483776
EGP 49.897696
ERN 15
ETB 158.279558
EUR 0.872798
FJD 2.24775
FKP 0.755711
GBP 0.756705
GEL 2.649915
GGP 0.755711
GHS 11.190238
GIP 0.755711
GMD 73.497256
GNF 8760.550479
GTQ 7.621704
GYD 209.00414
HKD 7.83925
HNL 26.750125
HRK 6.575299
HTG 130.624245
HUF 306.954971
IDR 17829
ILS 2.963399
IMP 0.755711
INR 94.480503
IQD 1308.869035
IRR 1374999.999824
ISK 125.689916
JEP 0.755711
JMD 158.007459
JOD 0.709001
JPY 161.634498
KES 129.41044
KGS 87.449978
KHR 4010.36396
KMF 429.500263
KPW 900.00035
KRW 1535.325028
KWD 0.30802
KYD 0.833293
KZT 488.011271
LAK 22084.385646
LBP 89547.276637
LKR 333.738992
LRD 181.996624
LSL 16.489878
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.377995
MAD 9.308956
MDL 17.659657
MGA 4210.122265
MKD 53.77498
MMK 2099.479867
MNT 3580.422334
MOP 8.066507
MRU 39.909271
MUR 47.810171
MVR 15.449759
MWK 1733.964363
MXN 17.33975
MYR 4.152498
MZN 63.910201
NAD 16.489878
NGN 1363.410186
NIO 36.797453
NOK 9.694399
NPR 150.832915
NZD 1.74473
OMR 0.384486
PAB 0.999172
PEN 3.381216
PGK 4.382892
PHP 61.106958
PKR 278.166512
PLN 3.71631
PYG 6140.706718
QAR 3.642275
RON 4.572196
RSD 102.441011
RUB 73.002274
RWF 1464.918977
SAR 3.753691
SBD 8.061424
SCR 14.800072
SDG 600.504229
SEK 9.59241
SGD 1.29241
SHP 0.746601
SLE 24.749882
SLL 20969.503664
SOS 571.503348
SRD 37.4025
STD 20697.981008
STN 21.37358
SVC 8.749967
SYP 110.532098
SZL 16.485429
THB 32.891502
TJS 9.266943
TMT 3.5
TND 2.952452
TOP 2.40776
TRY 46.461957
TTD 6.781036
TWD 31.660292
TZS 2628.635013
UAH 44.922859
UGX 3636.522118
UYU 39.947701
UZS 12039.224232
VES 606.63266
VND 26320
VUV 118.132932
WST 2.751795
XAF 572.250987
XAG 0.015028
XAU 0.000238
XCD 2.70255
XCG 1.802185
XDR 0.71169
XOF 572.245995
XPF 103.952931
YER 238.597365
ZAR 16.425799
ZMK 9001.19788
ZMW 17.924862
ZWL 321.999592
  • AEX

    -3.2400

    1078.16

    -0.3%

  • BEL20

    -1.1300

    5647.65

    -0.02%

  • PX1

    -46.5700

    8421.14

    -0.55%

  • ISEQ

    0.0000

    13785.73

    0%

  • OSEBX

    23.1300

    1950.43

    +1.2%

  • PSI20

    62.3800

    9102.6

    +0.69%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.0100

    4242.69

    +1%

  • N150

    3.3900

    4235.78

    +0.08%

Procès Paty en appel: après cinq semaines de débats, la cour rend son verdict
Procès Paty en appel: après cinq semaines de débats, la cour rend son verdict / Photo: © AFP/Archives

Procès Paty en appel: après cinq semaines de débats, la cour rend son verdict

La cour d'assises spéciale de Paris rend lundi son verdict au procès en appel de quatre hommes, contre qui l'accusation a réclamé 16 et 20 ans de réclusion criminelle pour leur rôle dans l'assassinat de Samuel Paty.

Taille du texte:

Un père d'élève, Brahim Chnina, 54 ans, et un militant islamiste, Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, répondent de leur campagne de haine contre le professeur d'histoire-géographie: elle ne s'était arrêtée que le 16 octobre 2020, quand un jihadiste tchétchène de 18 ans l'avait décapité pour avoir montré des caricatures du Prophète Mahomet dans son cours sur la liberté d'expression au collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Deux proches du tueur, Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, sont poursuivis pour complicité d'assassinat: ils ont véhiculé Abdoullakh Anzorov et l'ont aidé à se procurer des armes.

Le parquet général a réclamé vingt ans de réclusion contre MM. Chnina et Sefrioui, qui ne connaissaient pas M. Anzorov mais seraient "à l'origine du Mal". En première instance, ils avaient été condamnés à 13 et 15 ans pour association de malfaiteurs terroriste. Les avocates générales ont demandé 16 ans d'emprisonnement pour MM. Boudaoud et Epsirkhanov.

Tous contestent avoir poursuivi une intention criminelle, nécessaire pour condamner.

Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui ont parfois divergé en se renvoyant la responsabilité première de la cabale, ou dans leur posture: M. Chnina a exprimé sa "honte", M. Sefrioui est resté droit dans ses bottes militantes, au risque de paraître manquer d'empathie. Mais ils affirment n'avoir jamais souhaité ou imaginé que leur vindicte en ligne pût mettre en péril Samuel Paty.

Azim Epsirkhanov et Naïm Boudaoud, qui ne présentent pas des profils d'islamistes radicaux, assurent n'avoir pas eu conscience du projet criminel d'Abdoullakh Anzorov, abattu par la police qu'il menaçait après son crime.

Les condamner pour complicité d'assassinat sans avoir prouvé l'inverse, marquerait la poursuite d'un "glissement irréversible", "une marche en avant répressive dont il sera de plus en plus difficile de (se) départir", prévient l'avocat Martin Méchin pour M. Boudaoud.

- Vies fracassées -

L'assassinat atroce de Samuel Paty avait jeté l'effroi alors que se tenait le procès des attentats de janvier 2015.

Le jihadisme avait déjà frappé l'institution scolaire. A l'école toulousaine Ozar Hatorah, Mohammed Merah avait tué en 2012 trois enfants et le professeur Jonathan Sandler parce qu'ils étaient juifs. Abdoullakh Anzorov a traumatisé les enseignants en ciblant Samuel Paty comme professeur.

Le parquet général a relevé ces "enjeux sociétaux" et la nécessité d'un verdict protégeant l'école. "C'est un piège qu'on vous tend", "la pression populaire, j'espère que vous n'y êtes pas sensibles", a répondu Me Méchin à l'adresse des sept juges professionnels.

Durant cinq semaines, les vies fracassées par le crime d'Abdoullakh Anzorov se sont côtoyées. Celles de la famille Paty d'abord, écrasée de douleur, qui a dû défendre encore l'image de leur fils et frère face aux allégations de discrimination.

Il y eut aussi cet homme qui n'a jamais réussi à dire à son père avant son décès, que c'était lui ce policier municipal évoqué dans les médias, tétanisé face au tueur, incapable de réaliser que ce corps et cette tête n'étaient pas ceux d'un mannequin; ces collègues exprimant leurs regrets pour ce tennis annulé avec Samuel Paty, pour ne pas l'avoir raccompagné en voiture l'après-midi de sa mort, au terme de plusieurs jours de menaces vécues dans la terreur au collège; ce collégien devenu jeune majeur, silhouette désarticulée par la honte intacte d'avoir désigné le professeur au tueur...

A chaque suspension, les proches se sont approchés du box des accusés pour un sourire, un signe, un regard, quelques mots, sous l'oeil de gendarmes compréhensifs. A l'annonce de réquisitions très dures, un sanglot s'élève de la famille Chnina; quand plaide une avocate de M. Boudaoud, son petit frère, portrait craché si stoïque jusqu'alors, baisse la tête et pleure sans bruit.

Les débats ont été marqués par des incidents procéduraux exceptionnels: deux magistrates écartées après la mise en cause de leur impartialité; un ministre, Laurent Nuñez, qui écrit directement à la présidente de la cour pour rectifier son témoignage.

Souvent tendu, avec une défense pugnace et une accusation âpre, le procès a avancé sur une ligne de crête. Mais il est resté sur les rails, la dignité réclamée par la famille Paty a été protégée par la présidente, dont la "loyauté", l'humanité et la conduite maîtrisée des débats ont été saluées par les parties.

K.Ibarra--TFWP