The Fort Worth Press - L'accusation demande des peines plus lourdes contre les auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty

USD -
AED 3.673042
AFN 62.503991
ALL 81.503989
AMD 377.000368
ANG 1.789731
AOA 917.000367
ARS 1393.633504
AUD 1.406074
AWG 1.795
AZN 1.70397
BAM 1.656622
BBD 2.013137
BDT 122.141801
BGN 1.647646
BHD 0.373577
BIF 2965
BMD 1
BND 1.265294
BOB 6.906687
BRL 5.131104
BSD 0.999496
BTN 90.946514
BWP 13.155231
BYN 2.893456
BYR 19600
BZD 2.010258
CAD 1.36475
CDF 2210.000362
CHF 0.769413
CLF 0.022126
CLP 873.660396
CNY 6.85815
CNH 6.86112
COP 3761.68
CRC 471.626595
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.62504
CZK 20.519204
DJF 177.720393
DKK 6.324304
DOP 60.250393
DZD 129.92804
EGP 47.492703
ERN 15
ETB 156.250392
EUR 0.846204
FJD 2.19255
FKP 0.7407
GBP 0.741675
GEL 2.680391
GGP 0.7407
GHS 10.67039
GIP 0.7407
GMD 72.503851
GNF 8780.000355
GTQ 7.666473
GYD 209.114895
HKD 7.82315
HNL 26.53504
HRK 6.375904
HTG 131.018681
HUF 318.940388
IDR 16802.45
ILS 3.135765
IMP 0.7407
INR 91.08085
IQD 1310.5
IRR 1314315.000352
ISK 121.470386
JEP 0.7407
JMD 155.836676
JOD 0.70904
JPY 156.05504
KES 129.000351
KGS 87.450384
KHR 4012.00035
KMF 417.00035
KPW 899.969408
KRW 1440.00035
KWD 0.30654
KYD 0.83297
KZT 497.833719
LAK 21415.000349
LBP 89206.209477
LKR 309.098378
LRD 183.650382
LSL 15.910381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.330381
MAD 9.142504
MDL 17.106628
MGA 4210.000347
MKD 52.155337
MMK 2099.949955
MNT 3583.748993
MOP 8.05526
MRU 39.960379
MUR 46.403741
MVR 15.450378
MWK 1736.000345
MXN 17.235304
MYR 3.891304
MZN 63.905039
NAD 15.910377
NGN 1362.440377
NIO 36.725039
NOK 9.509204
NPR 145.514762
NZD 1.667501
OMR 0.380966
PAB 0.999496
PEN 3.355504
PGK 4.258604
PHP 57.740504
PKR 279.375038
PLN 3.57445
PYG 6438.279003
QAR 3.641104
RON 4.315038
RSD 99.595038
RUB 77.083295
RWF 1456
SAR 3.750615
SBD 8.045182
SCR 14.280212
SDG 601.503676
SEK 9.030904
SGD 1.264504
SHP 0.750259
SLE 24.550371
SLL 20969.49935
SOS 571.503662
SRD 37.722038
STD 20697.981008
STN 21
SVC 8.74559
SYP 110.55196
SZL 15.910369
THB 31.000337
TJS 9.510374
TMT 3.5
TND 2.861038
TOP 2.40776
TRY 43.924504
TTD 6.784714
TWD 31.390367
TZS 2565.000335
UAH 43.094202
UGX 3603.267844
UYU 38.395894
UZS 12187.503617
VES 416.836204
VND 26045
VUV 118.917841
WST 2.704188
XAF 555.615601
XAG 0.010657
XAU 0.00019
XCD 2.70255
XCG 1.80138
XDR 0.691464
XOF 554.503593
XPF 101.375037
YER 238.550363
ZAR 15.92866
ZMK 9001.203584
ZMW 18.88624
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.6000

    1027.02

    +0.45%

  • BEL20

    4.8900

    5443.76

    +0.09%

  • PX1

    -40.5200

    8580.75

    -0.47%

  • ISEQ

    -34.2200

    13128.54

    -0.26%

  • OSEBX

    16.6900

    1892.04

    +0.89%

  • PSI20

    8.3400

    9276.09

    +0.09%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3100

    3918.4

    +0.65%

  • N150

    -8.2000

    4092.87

    -0.2%

L'accusation demande des peines plus lourdes contre les auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty

L'accusation demande des peines plus lourdes contre les auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty

L'accusation a demandé vendredi d'alourdir à vingt ans de réclusion criminelle les peines en appel des deux initiateurs d'une campagne de haine lancée contre Samuel Paty avant sa décapitation par un jihadiste tchétchène pour avoir montré des caricatures du Prophète lors d'un cours sur la liberté d'expression.

Taille du texte:

Contre deux amis du tueur, Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, le parquet général a réclamé seize ans d'emprisonnement pour complicité d'assassinat.

L'accusation est convaincue qu'ils ont véhiculé et aidé Abdoullakh Anzorov à se procurer des armes en ayant "conscience (de son) projet terroriste" même s'ils "n'avaient pas connaissance" de ses modalités. Ce dont ils se défendent depuis fin janvier devant la cour d'assises spéciales de Paris.

Le père d'élève Brahim Chnina, 54 ans, et le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, s'emploient aussi à convaincre de l'absence de toute intention qu'advienne un attentat, et de conscience du risque auquel leur cabale en ligne exposait le professeur du collège du Bois d'Aulne à Conflans Sainte-Honorine (Yvelines).

Ils avaient fait appel de leur condamnation à 13 et 15 années de réclusion pour prix de cette campagne qui ne s'était arrêtée qu'avec la décapitation du professeur d'histoire-géographie le 16 octobre 2020 près de son établissement.

A l'inverse de leurs co-accusés, Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui ne connaissaient pas Anzorov. Mais en réclamant contre eux les peines les plus lourdes, l'accusation a dressé une hiérarchie des responsabilités qui a surpris, notamment la défense.

"On ne reproche pas à Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui des actes préparatoires à l'attentat commis par Anzorov. Ce qu'on leur reproche, c'est des actes préparatoires à tous les Anzorov potentiels", déclare une des deux avocates générales.

Et leur cabale ne relève pas de l'impulsion vite réprimée: elle "dure dix jours, du 7 octobre au 16 octobre", relève la magistrate, dans un réquisitoire s'employant, point par point, à priver d'oxygène la défense. Pendant cette période, "la terreur" s'installe au collège, "avant même l'entrée en scène du terroriste Anzorov": le père d'une collégienne et le militant islamiste ont "créé les conditions d'un passage à l'acte terroriste."

"Jamais un dossier de terrorisme n'aura revêtu autant d'enjeux sociétaux", poursuit la magistrate, demandant à la cour de protéger l'école, "fondement de la République".

- "C'est ça, l'arbitraire" -

"L'accusation cherche à faire un exemple" et souhaite que la cour réponde "à des enjeux sociétaux, là où elle ne devrait être tenue que par le droit", a répliqué un des avocats d'Abdelhakim Sefrioui, Me Vincent Brengarth.

"Il y a un an, ça valait dix" ans, les réquisitions en première instance, "et maintenant ça vaut 20! C'est ça l'arbitraire!", s'indigne pour Brahim Chnina, sa consoeur Me Louise Tort: quand personne n'avait su prévenir la dérive jihadiste d'Anzorov, "lui, il aurait dû savoir, il aurait dû se douter, il aurait dû prévoir!".

Le crime a traumatisé la communauté enseignante et jeté l'effroi dans un pays qui venait d'être menacé par Al-Qaïda après la republication de ses caricatures par Charlie Hebdo à l'occasion du procès des attentats de janvier 2015.

Mais les deux hommes affirment n'avoir pas été mus par la question du blasphème, invoquée par Anzorov dans la revendication de son crime.

Brahim Chnina a parlé du sentiment d'injustice d'un père à qui sa fille avait dit avoir dû quitter la classe parce que Samuel Paty aurait fait sortir les musulmans au moment de montrer les caricatures. Elle avait menti: exclue pour indiscipline, elle n'assistait pas à ce cours.

Quant à Abdelhakim Sefrioui, qui avait contacté Brahim Chnina en qualité revendiquée de représentant du Conseil des imams de France, il n'aurait été animé que par sa conviction que le professeur avait stigmatisé les élèves musulmans.

Une ligne de défense balayée par l'accusation: "On est bien sur la question du blasphème", tranche l'avocate générale, rappelant témoignages et propos passés des deux accusés.

Si Brahim Chnina a exprimé "honte" et regrets, Abdelhakim Sefrioui s'est posé en héraut des droits des musulmans, qui aurait été livré à la "vindicte" publique par les autorités françaises.

Secouant parfois la tête en écoutant l'avocate générale, l'ancien dirigeant du Collectif Cheikh Yassine, du nom du fondateur du Hamas palestinien, a écouté sa description en "manipulateur", désireux "de relancer sa carrière d'islamiste politique qui était en déshérence".

Le verdict est attendu lundi.

A.Williams--TFWP