The Fort Worth Press - Peines aggravées requises contre les deux auteurs de la campagne de haine ciblant Samuel Paty

USD -
AED 3.673104
AFN 63.000368
ALL 83.025041
AMD 377.503986
ANG 1.790083
AOA 917.000367
ARS 1380.698704
AUD 1.418038
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.689727
BBD 2.01353
BDT 122.670076
BGN 1.709309
BHD 0.374681
BIF 2970
BMD 1
BND 1.278587
BOB 6.90829
BRL 5.314104
BSD 0.999767
BTN 93.464137
BWP 13.632554
BYN 3.033193
BYR 19600
BZD 2.010678
CAD 1.37185
CDF 2275.000362
CHF 0.788304
CLF 0.023504
CLP 928.050396
CNY 6.886404
CNH 6.906095
COP 3712.59
CRC 466.966746
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.850394
CZK 21.14904
DJF 177.720393
DKK 6.457904
DOP 59.000359
DZD 132.021187
EGP 51.834636
ERN 15
ETB 157.150392
EUR 0.864104
FJD 2.21445
FKP 0.749058
GBP 0.749457
GEL 2.71504
GGP 0.749058
GHS 10.90504
GIP 0.749058
GMD 73.503851
GNF 8777.503848
GTQ 7.658082
GYD 209.166703
HKD 7.83185
HNL 26.560388
HRK 6.513504
HTG 131.155614
HUF 339.750388
IDR 16960
ILS 3.109125
IMP 0.749058
INR 93.85395
IQD 1310
IRR 1315625.000352
ISK 124.270386
JEP 0.749058
JMD 157.066706
JOD 0.70904
JPY 159.235504
KES 129.603801
KGS 87.447904
KHR 4010.00035
KMF 427.00035
KPW 899.950845
KRW 1505.910383
KWD 0.306604
KYD 0.833125
KZT 480.643127
LAK 21485.000349
LBP 89550.000349
LKR 311.869854
LRD 183.375039
LSL 17.010381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.380381
MAD 9.360504
MDL 17.410687
MGA 4170.000347
MKD 53.326817
MMK 2099.773051
MNT 3569.674815
MOP 8.069756
MRU 40.130379
MUR 46.503741
MVR 15.460378
MWK 1737.000345
MXN 17.898704
MYR 3.939039
MZN 63.903729
NAD 16.830377
NGN 1356.250377
NIO 36.720377
NOK 9.569995
NPR 149.542319
NZD 1.713209
OMR 0.381586
PAB 0.999784
PEN 3.479039
PGK 4.31175
PHP 59.973038
PKR 279.203701
PLN 3.69455
PYG 6529.758871
QAR 3.644504
RON 4.401504
RSD 101.699038
RUB 82.944058
RWF 1459
SAR 3.755057
SBD 8.05166
SCR 14.367754
SDG 601.000339
SEK 9.343304
SGD 1.282404
SHP 0.750259
SLE 24.575038
SLL 20969.510825
SOS 571.503662
SRD 37.487504
STD 20697.981008
STN 21.515
SVC 8.747565
SYP 110.76532
SZL 16.830369
THB 32.803646
TJS 9.602575
TMT 3.51
TND 2.909038
TOP 2.40776
TRY 44.280904
TTD 6.782897
TWD 32.000335
TZS 2586.664038
UAH 43.796556
UGX 3778.931635
UYU 40.286315
UZS 12195.000334
VES 454.69063
VND 26312
VUV 119.036336
WST 2.744165
XAF 566.725992
XAG 0.014693
XAU 0.000222
XCD 2.70255
XCG 1.801775
XDR 0.705856
XOF 570.503593
XPF 103.550363
YER 238.603589
ZAR 17.127504
ZMK 9001.203584
ZMW 19.520498
ZWL 321.999592
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

Peines aggravées requises contre les deux auteurs de la campagne de haine ciblant Samuel Paty

Peines aggravées requises contre les deux auteurs de la campagne de haine ciblant Samuel Paty

L'accusation a demandé vendredi d'alourdir à vingt ans de réclusion criminelle les peines en appel des deux initiateurs d'une campagne de haine contre Samuel Paty, lancée avant sa décapitation par un jihadiste tchétchène pour avoir montré des caricatures du Prophète lors d'un cours sur la liberté d'expression.

Taille du texte:

Contre deux proches de l'assassin, Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, "compagnons de route" d'Abdoullakh Anzorov, le parquet général a en outre demandé seize ans de réclusion pour complicité d'assassinat.

Bien qu'ils s'en défendent, ils avaient "conscience du projet terroriste de leur ami" même s'ils "n'avaient pas connaissance" de ses modalités, estime une des deux avocates générales. Elle a demandé à la cour d'assises spéciale de Paris d'ordonner une période de sûreté des deux-tiers durant laquelle aucun aménagement de peine ne serait envisageable.

Cette mesure a également été requise contre Brahim Chnina, 54 ans, et le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, rejugés depuis fin janvier par la cour d'assises spéciale de Paris pour cette cabale en ligne ciblant le professeur du collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Les deux hommes avaient interjeté appel de leur condamnation en première instance à 13 et 15 années de réclusion criminelle.

Ils ne connaissaient pas Anzorov, tué après son crime par la police qu'il menaçait. Mais ils n'avaient mis un terme à leur cabale en ligne qu'après la décapitation du professeur d'histoire-géographie le 16 octobre 2020 près de son établissement.

"On ne reproche pas à Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui des actes préparatoires à l'attentat commis par Anzorov. Ce qu'on leur reproche, c'est des actes préparatoires à tous les Anzorov potentiels", déclare une des deux avocates générales.

Leur action et la désignation d'une cible ne peut être mise sous le coup de l'impulsion vite réprimée. Elle "dure dix jours, du 7 octobre au 16 octobre", relève la magistrate, dans un réquisitoire minutieux, s'employant, point par point, à priver d'oxygène la défense qui doit plaider vendredi et samedi.

La cabale a semé au collège une "terreur" qui "était là avant même l'entrée en scène du terroriste Anzorov": "On leur reproche eux d'avoir créé les conditions d'un passage à l'acte terroriste."

- L'école, "fondement de la République" -

"Jamais un dossier de terrorisme n'aura revêtu autant d'enjeux sociétaux", poursuit la magistrate, insistant sur la nécessaire protection de l'école, "fondement de la République".

"L'accusation cherche à faire un exemple et à ce que la cour d’assises répondent à des enjeux sociétaux, là où elle ne devrait être tenue que par le droit", a commenté un des avocats d'Abdelhakim Sefrioui, Me Vincent Brengarth.

Le crime a traumatisé la communauté enseignante et avait jeté l'effroi dans un pays sous tension, avec notamment des menaces d'Al-Qaïda après la republication de ses caricatures par Charlie Hebdo à l'occasion du procès des attentats de janvier 2015.

Les deux hommes affirment n'avoir eu ni conscience de l'assassinat à venir ni intention qu'il advienne. Ils disent également n'avoir pas été mus par la question du blasphème et des caricatures, invoquée par Anzorov dans la revendication de son crime.

Brahim Chnina a parlé du sentiment d'injustice d'un père à qui sa fille avait dit avoir dû quitter la classe parce que Samuel Paty aurait fait sortir les musulmans au moment de montrer les caricatures. Elle avait menti: exclue pour indiscipline, elle n'assistait pas à ce cours.

Quant à Abdelhakim Sefrioui, qui avait contacté Brahim Chnina au début de la campagne en qualité revendiquée de représentant du Conseil des imams de France, il n'aurait été animé que par sa conviction que le professeur avait stigmatisé les élèves musulmans.

Une ligne de défense, balayée par l'accusation: "On est bien sur la question du blasphème", tranche l'avocate générale, rappelant témoignages et propos passés des deux accusés.

Si Brahim Chnina a exprimé "honte" et regrets, Abdelhakim Sefrioui s'est posé en héraut des droits des musulmans, qui aurait été livré à la "vindicte" publique par les autorités françaises avec la complicité de "médias aux ordres".

Secouant parfois la tête ou esquissant un sourire ironique, l'ancien dirigeant du Collectif Cheikh Yassine, du nom du fondateur du Hamas palestinien, militant depuis plus de trois décennies, a écouté l'avocate générale le décrire comme un "manipulateur", intervenu en croyant déceler une occasion "de relancer sa carrière d'islamiste politique qui était en déshérence".

Le verdict est attendu lundi.

P.McDonald--TFWP