The Fort Worth Press - RDC: à Uvira, l'angoisse des habitants piégés dans la ville, sous contrôle du M23

USD -
AED 3.6725
AFN 63.999963
ALL 81.031648
AMD 363.339607
ANG 1.790365
AOA 917.999804
ARS 1524.705601
AUD 1.424309
AWG 1.8
AZN 1.682409
BAM 1.7198
BBD 2.014334
BDT 123.134148
BGN 1.683441
BHD 0.376974
BIF 2996.596875
BMD 1
BND 1.278343
BOB 12.245759
BRL 5.218835
BSD 1.000132
BTN 95.938305
BWP 13.673816
BYN 3.027326
BYR 19600
BZD 2.011326
CAD 1.41692
CDF 2339.999699
CHF 0.832115
CLF 0.024551
CLP 969.44992
CNY 6.71325
CNH 6.71309
COP 3360.3
CRC 454.20569
CUC 1
CUP 24.002462
CVE 96.96141
CZK 21.467901
DJF 178.084962
DKK 6.577425
DOP 59.542287
DZD 133.898952
EGP 52.099202
ERN 15
ETB 162.972098
EUR 0.879898
FJD 2.238201
FKP 0.754816
GBP 0.75475
GEL 2.615059
GGP 0.754816
GHS 11.635494
GIP 0.754816
GMD 73.487652
GNF 8795.170658
GTQ 7.637958
GYD 209.257745
HKD 7.84493
HNL 26.846287
HRK 6.632298
HTG 130.885748
HUF 323.53006
IDR 18049
ILS 3.079598
IMP 0.754816
INR 95.990103
IQD 1310.042516
IRR 1374837.497943
ISK 120.54049
JEP 0.754816
JMD 158.315197
JOD 0.708963
JPY 157.515498
KES 129.749784
KGS 87.448502
KHR 4059.056814
KMF 432.999961
KPW 900.000318
KRW 1360.974981
KWD 0.30885
KYD 0.833443
KZT 439.793707
LAK 22439.127338
LBP 89556.106612
LKR 331.022111
LRD 172.008688
LSL 16.434096
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.397263
MAD 9.630717
MDL 17.680991
MGA 4387.052523
MKD 54.140561
MMK 2099.83552
MNT 3596.071123
MOP 8.080829
MRU 40.062785
MUR 47.469804
MVR 15.449921
MWK 1734.1564
MXN 17.833685
MYR 4.082197
MZN 63.910181
NAD 16.434096
NGN 1328.439777
NIO 36.800429
NOK 9.52116
NPR 153.505837
NZD 1.765425
OMR 0.384482
PAB 1.000079
PEN 3.398334
PGK 4.52425
PHP 62.502968
PKR 277.095071
PLN 3.84667
PYG 5873.947548
QAR 3.645277
RON 4.645004
RSD 103.410375
RUB 84.497409
RWF 1476.596231
SAR 3.755913
SBD 8.000512
SCR 13.914605
SDG 601.502416
SEK 9.965625
SGD 1.278495
SHP 0.755002
SLE 24.650237
SLL 20969.491881
SOS 571.60445
SRD 37.685985
STD 20697.981008
STN 21.545091
SVC 8.750324
SYP 13002.000254
SZL 16.429972
THB 33.625502
TJS 9.225649
TMT 3.51
TND 2.961507
TOP 2.40776
TRY 48.982301
TTD 6.787754
TWD 31.804964
TZS 2635.003021
UAH 44.876871
UGX 3914.861437
UYU 40.089518
UZS 11815.811573
VES 852.43145
VND 25974.5
VUV 117.801098
WST 2.745718
XAF 577.175174
XAG 0.016375
XAU 0.000242541838
XCD 2.70255
XCG 1.802386
XDR 0.707052
XOF 577.175174
XPF 104.870231
YER 236.650243
ZAR 16.43214
ZMK 9001.205413
ZMW 19.476614
ZWL 321.999592
SSP 5712.591901
MXV 2.019619
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

RDC: à Uvira, l'angoisse des habitants piégés dans la ville, sous contrôle du M23
RDC: à Uvira, l'angoisse des habitants piégés dans la ville, sous contrôle du M23 / Photo: © AFP

RDC: à Uvira, l'angoisse des habitants piégés dans la ville, sous contrôle du M23

A Uvira, cité de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ceux qui n'ont pas pu fuir attendent désormais avec angoisse de connaitre leur sort entre les mains du groupe armé M23 soutenu par l'armée rwandaise, qui consolide jeudi son contrôle sur la ville.

Taille du texte:

L'offensive du M23 sur l'agglomération de plusieurs centaines de milliers d'habitants, lancée début décembre peu avant la signature d'un accord "pour la paix" entre le Rwanda et la RDC sous l'égide de Washington, a été qualifiée mercredi par la diplomatie burundaise de "gifle" infligée aux Etats-Unis.

Cette nouvelle percée du groupe armé et de ses alliés rwandais vise notamment à priver Kinshasa du soutien militaire de Bujumbura, selon des experts et des sources sécuritaires.

Des tirs retentissent encore dans la cité lacustre, où les combattants du M23 ratissent les rues à la recherche de miliciens pro-Kinshasa isolés, après s'être emparés la veille des points stratégiques, ont rapporté des sources sécuritaires et locales.

"Ça crépite par moments. On a encore peur car hier, il y a eu des morts", s'inquiète François, un habitant.

Une dizaine de cadavres ont été ramassés dans les rues entre mercredi et jeudi, selon des sources locales et des témoins.

"Hier on a ramassé au moins neuf cadavres et aujourd'hui deux sur l'avenue qui mène vers la cathédrale", a dit à l'AFP un représentant de la société civile, sans autre détail.

"J'ai vu au moins quinze corps du côté du rond-point Kavimvira. Ils commencent à se décomposer", témoigne Nyembo, habitant du quartier Kavimvira.

Quasiment tous les quartiers d'Uvira subissent des coupures d'électricité jeudi et seuls sont encore reliés au monde les habitants les plus chanceux ayant pu charger les batteries de leurs téléphones, décrivent des sources locales.

Les commerces sont fermés depuis plusieurs jours et seulement quelques motos circulent dans les rues. La majorité des centres de santé et des pharmacies ont fermé leurs portes, selon des sources humanitaires.

- Menaces -

La mairie, le siège du gouvernorat provincial et le poste-frontière menant au Burundi sont tombés aux mains du M23 mercredi, après la fuite en désordre de la majorité des forces gouvernementales et des milices alliées, surnommées "wazalendo", les jours précédents.

Plus de 200.000 personnes, en grande majorité des civils, ont été déplacées par les combats, selon l'ONU.

L'arrivée du M23 est attendue avec inquiétude par les habitants qui n'ont pas pu fuir, le plus souvent faute de moyens pour payer le voyage.

"Avant-hier et hier, j'avais très peur, croyant qu'ils allaient considérer tout le monde comme Wazalendo, qu'ils allaient tuer les gens", raconte Fidèle, un habitant du quartier Mulongwe.

"On n'a pas le choix, nous sommes obligés de vivre avec. Ici, c'est chez nous, je n'ai pas l'intention de fuir", ajoute-t-il.

Fonctionnaires, membres de la société civile et défenseurs des droits humains se disent particulièrement menacés. Plusieurs rapportent avoir reçu des messages de menaces sur leur téléphone, comme souvent à l'aune des offensives du M23, premier auteur des violations du droit international et humanitaire en RDC ces derniers mois, selon des experts de l'ONU.

"Le Burundi a fermé sa frontière, il n'y a plus de pirogues motorisées sur le lac Tanganyika. La dernière est partie hier", s'inquiète l'un d'eux, qui cherche à quitter la ville.

Les habitants interrogés par l'AFP témoignent sous couvert de l'anonymat, par crainte de représailles.

- Tirs de mortiers -

Le M23 a préparé cette offensive pendant plusieurs mois, grignotant du terrain dans les plateaux, afin de prendre à revers les forces congolaises et burundaises, ont expliqué à l'AFP des sources sécuritaires. Une stratégie déjà éprouvée lors de la prise de la grande ville de Goma en janvier.

Face à une armée congolaise minée par la corruption, le M23 et l'armée rwandaise, réputée supérieurement entrainée et équipée, ont fait usage de drones, de mortiers à guidage GPS et de systèmes de lance-roquettes multiple, tétanisant leurs adversaires, selon des sources sécuritaires.

Après quelques jours de combats intenses dans la plaine frontalière de Ruzizi, le dispositif de défense autour d'Uvira s'est effondré quand des tirs de mortiers ont retentit depuis les hauteurs entourant la ville, encastrée entre des montagnes et le lac Tanganyika, menaçant de couper la retraite des forces de Kinshasa.

Les soldats congolais et les miliciens wazalendo, dont le nombre sur le terrain n'est jamais communiqué, ont alors pris la fuite vers le Burundi voisin et vers la ville de Kalémie au sud.

"C'était le sauve qui peut, les militaires tiraient en l'air, et il y a eu quelques pillages", relate un responsable religieux à Uvira.

Une partie des 18.000 soldats burundais présents dans la province du Sud-Kivu a déjà passé la frontière vers Bujumbura, mais ils seraient encore 2.500 coincés dans les collines surplombant Uvira et la plaine frontalière de la Ruzizi, selon des sources au sein de l'armée burundaise. Et 5.000 autres seraient en repli vers le sud de la région.

burs-clt/cld/mm

M.Delgado--TFWP