The Fort Worth Press - Stress post-traumatique, dépression, violences : l'état de santé "alarmant" des prostituées

USD -
AED 3.672505
AFN 64.483762
ALL 81.166471
AMD 363.179972
ANG 1.790365
AOA 917.000227
ARS 1525.012599
AUD 1.43287
AWG 1.80125
AZN 1.685566
BAM 1.723635
BBD 2.01455
BDT 122.977945
BGN 1.683441
BHD 0.377018
BIF 2997.193078
BMD 1
BND 1.277876
BOB 12.05776
BRL 5.229402
BSD 1.000181
BTN 95.952657
BWP 13.657294
BYN 3.019137
BYR 19600
BZD 2.011642
CAD 1.41934
CDF 2324.999955
CHF 0.834725
CLF 0.024611
CLP 971.710284
CNY 6.71045
CNH 6.709379
COP 3353
CRC 455.717175
CUC 1
CUP 24.004688
CVE 97.175893
CZK 21.556974
DJF 178.109536
DKK 6.594935
DOP 59.478538
DZD 133.75167
EGP 52.072002
ERN 15
ETB 163.374269
EUR 0.882204
FJD 2.243203
FKP 0.754339
GBP 0.757105
GEL 2.595017
GGP 0.754339
GHS 11.657656
GIP 0.754339
GMD 73.999791
GNF 8797.077629
GTQ 7.636548
GYD 209.280908
HKD 7.84685
HNL 26.851268
HRK 6.645399
HTG 130.898612
HUF 324.1905
IDR 17963
ILS 3.06706
IMP 0.754339
INR 95.96685
IQD 1310.308056
IRR 1374850.000093
ISK 120.679619
JEP 0.754339
JMD 158.34211
JOD 0.709003
JPY 157.636497
KES 129.704905
KGS 87.448303
KHR 4059.204815
KMF 433.000239
KPW 900.000318
KRW 1357.264968
KWD 0.30876
KYD 0.833521
KZT 439.095969
LAK 22442.154059
LBP 89567.332478
LKR 331.075752
LRD 171.53357
LSL 16.386165
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.398082
MAD 9.687185
MDL 17.748225
MGA 4404.707873
MKD 54.27009
MMK 2099.371601
MNT 3597.221926
MOP 8.083477
MRU 40.048647
MUR 47.610371
MVR 15.459817
MWK 1734.386774
MXN 18.026455
MYR 4.082797
MZN 63.881732
NAD 16.385877
NGN 1324.850241
NIO 36.812303
NOK 9.60008
NPR 153.522722
NZD 1.77533
OMR 0.384494
PAB 1.000181
PEN 3.440545
PGK 4.525445
PHP 62.697982
PKR 277.081154
PLN 3.85895
PYG 5875.587713
QAR 3.645826
RON 4.657097
RSD 103.663513
RUB 83.751869
RWF 1476.771496
SAR 3.756513
SBD 8.026199
SCR 13.834899
SDG 601.498266
SEK 10.010175
SGD 1.278775
SHP 0.754404
SLE 24.602594
SLL 20969.491881
SOS 571.602311
SRD 37.752979
STD 20697.981008
STN 21.591705
SVC 8.752132
SYP 13002.000254
SZL 16.382376
THB 33.592498
TJS 9.206879
TMT 3.5
TND 2.96908
TOP 2.40776
TRY 48.999696
TTD 6.785083
TWD 31.852097
TZS 2635.002988
UAH 44.863071
UGX 3920.877416
UYU 40.098881
UZS 11822.560247
VES 856.71525
VND 25972.5
VUV 118.916544
WST 2.76931
XAF 578.687715
XAG 0.016366
XAU 0.000240180808
XCD 2.70255
XCG 1.802599
XDR 0.707052
XOF 578.687715
XPF 105.104986
YER 236.624995
ZAR 16.447845
ZMK 9001.203679
ZMW 19.578657
ZWL 321.999592
SSP 5712.591898
MXV 2.041002
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Stress post-traumatique, dépression, violences : l'état de santé "alarmant" des prostituées
Stress post-traumatique, dépression, violences : l'état de santé "alarmant" des prostituées / Photo: © AFP/Archives

Stress post-traumatique, dépression, violences : l'état de santé "alarmant" des prostituées

Violences sexuelles, syndrome de stress post-traumatique, dépression : une enquête publiée mardi lève le voile sur l'état de santé "alarmant" des personnes prostituées en France, un volet jusque-là peu documenté.

Taille du texte:

Menée en partenariat avec l'Inserm et Sorbonne Université, l'étude Aspire (Accès aux soins, Santé et Prostitution) a été conduite auprès de 258 personnes majeures en situation de prostitution ou l'ayant été dans une trentaine de villes.

Les résultats sont sans appel : sur les 258 personnes ayant répondu (dont 238 femmes, 12 personnes trans et 8 hommes), la quasi totalité (95%) déclarent avoir subi une violence, sexuelle dans 85% des cas.

Elles sont 85% à déclarer avoir été forcées à des actes par un client au moins une fois et 65% à avoir été violentées physiquement et forcées par leurs proxénètes à des actes dont elle n'avaient pas envie.

Soixante-huit pour cent des personnes interrogées révèlent avoir entre un et six problèmes de santé, parmi lesquels hypertension, diabète, maux d'estomac, infection urinaire.

Sur le plan de la santé mentale, 62,5% présentent des symptômes de stress post-traumatique - contre 5 à 12% de la population générale ou contre un quart des militaires ayant participé à une guerre.

La moitié souffrent de troubles dépressifs et 72% souffrent au moins d'un trouble alimentaire et de troubles du sommeil, selon cette étude pilotée par le Mouvement du Nid, qui milite de longue date en faveur de l'abolition de la prostitution.

- Troubles du sommeil -

"Les personnes prostituées ont vraiment une santé physique et santé mentale détériorées par rapport à la population globale", souligne Fabienne El Khoury, chercheuse en épidémiologie sociale à l'Inserm qui a contribué à l'étude.

Or, pendant longtemps, leur "état de santé, qui est alarmant, a souvent été réduit à leur santé sexuelle et à la lutte contre les infections et maladies sexuellement transmissibles, il y a urgence à regarder leurs besoins dans leur ensemble et mieux les accompagner", ajoute-t-elle.

En matière de santé sexuelle, 66% des personnes interrogées ont dit se faire dépister au moins une fois par an, 59% ont eu recours à au moins une interruption volontaire de grossesse (IVG) contre 22% de la population féminine générale, et 27% ont subi une excision.

Seules 5,5% ont fait mention d’usage de substances psychoactives (hors tabac, alcool et cannabis) dans l’année écoulée.

Sur le terrain, l'accès au soin reste un parcours semé d'obstacles, entre barrière de la langue (96% de personnes interrogées sont d'origine étrangère), précarité économique et violences médicales.

A cela s'ajoutent les freins psychologiques (honte, crainte d’être jugées, tabou culturel sur la santé mentale, infiltration psychique des agresseurs qui les culpabilise...).

- Formation -

Aujourd'hui âgée de 29 ans, Alexine, qui s'est prostituée étudiante pendant deux ans, initialement pour pouvoir payer son loyer, n'a parlé de sa situation "ni à l'époque ni aux médecins qui me suivent aujourd'hui pour mon inflammation de la thyroïde".

Pendant sa période de prostitution, la jeune femme a vu "sa dépression s'accentuer", s'est "mise à boire beaucoup, à se scarifier" mais n'a réussi à mettre des mots dessus qu'une fois qu'elle s'en "est sortie".

L'étude dresse une série de préconisations, appelant notamment à former les professionnels de santé "aux conséquences traumatiques" de la prostitution.

"Il faut que les professionnels soient en capacité de lire la situation dans laquelle la personne rescapée ou encore en situation de prostitution se trouve", souligne Pauline Spinazze, coordinatrice de l'étude pour le Mouvement du Nid.

"Peut-être qu'elle est en situation de dissociation traumatique, peut-être qu'il y a un mécanisme psychotraumatique de déni ou de conduite d'évitement ou de mise en danger qui vont être appliquées", ajoute-t-elle.

Autre mesures préconisées, l'accès à l'aide médicale d'Etat (AME) - "encore trop souvent refusé" -, un renforcement du nombre de psychologues et de psychiatres et une augmentation du nombre de centres régionaux du psychotraumatisme.

L.Coleman--TFWP