The Fort Worth Press - Violences électorales: la Tanzanie lève le confinement mais veut bloquer la diffusion d'images sanglantes

USD -
AED 3.672499
AFN 64.501308
ALL 81.091764
AMD 369.248031
ANG 1.789884
AOA 917.999814
ARS 1395.523747
AUD 1.382485
AWG 1.8
AZN 1.698555
BAM 1.662466
BBD 2.013854
BDT 122.689218
BGN 1.668102
BHD 0.377545
BIF 2976.339735
BMD 1
BND 1.267973
BOB 6.9098
BRL 4.914103
BSD 0.999873
BTN 94.420977
BWP 13.425192
BYN 2.825886
BYR 19600
BZD 2.010964
CAD 1.36575
CDF 2316.000248
CHF 0.778435
CLF 0.022607
CLP 889.770183
CNY 6.80505
CNH 6.80103
COP 3738.9
CRC 459.648974
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.718924
CZK 20.662698
DJF 178.070373
DKK 6.35355
DOP 59.467293
DZD 132.269335
EGP 52.717905
ERN 15
ETB 156.137601
EUR 0.85023
FJD 2.184898
FKP 0.734821
GBP 0.734715
GEL 2.679792
GGP 0.734821
GHS 11.264445
GIP 0.734821
GMD 72.999787
GNF 8773.107815
GTQ 7.634866
GYD 209.223551
HKD 7.82816
HNL 26.583478
HRK 6.404025
HTG 130.919848
HUF 302.820499
IDR 17368.9
ILS 2.90496
IMP 0.734821
INR 94.478103
IQD 1309.963492
IRR 1312900.000029
ISK 122.270146
JEP 0.734821
JMD 157.601928
JOD 0.708974
JPY 156.754504
KES 129.130063
KGS 87.420497
KHR 4012.087263
KMF 419.000313
KPW 899.950939
KRW 1466.68497
KWD 0.30763
KYD 0.833358
KZT 462.122307
LAK 21929.626969
LBP 89547.492658
LKR 321.915771
LRD 183.493491
LSL 16.405102
LTL 2.952741
LVL 0.60489
LYD 6.322723
MAD 9.144703
MDL 17.099822
MGA 4176.618078
MKD 52.401617
MMK 2099.606786
MNT 3578.902576
MOP 8.06268
MRU 39.968719
MUR 46.820195
MVR 15.454972
MWK 1733.612706
MXN 17.23635
MYR 3.920978
MZN 63.900189
NAD 16.405102
NGN 1359.689667
NIO 36.794016
NOK 9.20175
NPR 151.087386
NZD 1.67806
OMR 0.384529
PAB 0.999962
PEN 3.457057
PGK 4.415452
PHP 60.485968
PKR 278.66746
PLN 3.598017
PYG 6107.687731
QAR 3.654753
RON 4.440951
RSD 99.791978
RUB 74.148427
RWF 1465.941884
SAR 3.780624
SBD 8.032258
SCR 14.326153
SDG 600.498337
SEK 9.218875
SGD 1.267885
SHP 0.746601
SLE 24.600677
SLL 20969.496166
SOS 571.467429
SRD 37.43097
STD 20697.981008
STN 20.823594
SVC 8.749309
SYP 110.543945
SZL 16.394307
THB 32.224021
TJS 9.329718
TMT 3.51
TND 2.904513
TOP 2.40776
TRY 45.36475
TTD 6.776593
TWD 31.394497
TZS 2604.644023
UAH 43.92104
UGX 3746.547108
UYU 39.879308
UZS 12128.681314
VES 496.20906
VND 26308
VUV 118.026144
WST 2.704092
XAF 557.575577
XAG 0.012389
XAU 0.000212
XCD 2.70255
XCG 1.802048
XDR 0.695511
XOF 557.525817
XPF 101.364158
YER 238.601522
ZAR 16.42005
ZMK 9001.201083
ZMW 19.037864
ZWL 321.999592
  • AEX

    -1.8300

    1017.54

    -0.18%

  • BEL20

    -13.6700

    5456.28

    -0.25%

  • PX1

    -94.3100

    8106.61

    -1.15%

  • ISEQ

    -177.3200

    12765.81

    -1.37%

  • OSEBX

    -8.9100

    1970.28

    -0.45%

  • PSI20

    -80.3800

    9054.16

    -0.88%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.2800

    3998.61

    -2.16%

  • N150

    -14.2800

    4184.6

    -0.34%

Violences électorales: la Tanzanie lève le confinement mais veut bloquer la diffusion d'images sanglantes
Violences électorales: la Tanzanie lève le confinement mais veut bloquer la diffusion d'images sanglantes / Photo: © AFP/Archives

Violences électorales: la Tanzanie lève le confinement mais veut bloquer la diffusion d'images sanglantes

Les autorités tanzaniennes ont levé mardi le confinement imposé à la population après des manifestations antipouvoir lors desquelles des centaines de personnes ont été tuées selon l'opposition, mais elles tentent de bloquer la diffusion d'images en ligne.

Taille du texte:

Le pays d'Afrique de l'Est a sombré dans la violence mercredi dernier, jour d'élections législatives et présidentielle sans réels rivaux, remportées selon la commission électorale par la présidente sortante Samia Suluhu Hassan et son parti avec près de 98% des voix. Un chiffre contesté par l'opposition, pour qui des tricheries d'ampleur ont eu lieu.

Les autorités ont imposé un confinement à la population et bloqué durant cinq jours l'accès à internet après les manifestations contre le régime, ralentissant considérablement la sortie d'informations. Les violences ont duré trois jours.

Le principal parti d'opposition, Chadema, a avancé le chiffre d'au moins 800 morts, un bilan que l'AFP n'a pas pu vérifier indépendamment. Des sources diplomatique et sécuritaire ont cependant corroboré l'idée que des centaines, voire des milliers de personnes, ont été tuées en marge des élections.

L'accès à internet a été partiellement rétabli lundi, et des photos et vidéos de cadavres, parfois empilés les uns sur les autres, mais aussi d'hommes en uniforme usant de leur arme à feu, ont commencé à circuler dans le pays, en dépit d'un SMS de la police ayant ce jour-là averti que la diffusion d'images en ligne "qui peuvent créer la panique ou humilier les gens" constituait une infraction pénale.

Le service de fact-checking de l'AFP a pu vérifier que certains clichés n'avaient jamais été postés auparavant. Plusieurs éléments montrent que ces images ont été prises en Tanzanie.

- Pays "terrorisé" -

D'après des "rapports préoccupants", la police a également utilisé le blocage d'internet pour "traquer les membres de l'opposition et les manifestants qui pourraient avoir des vidéos" de ces atrocités, selon la source diplomatique.

"Le pays est terrorisé", a résumé auprès de l'AFP l'avocat tanzanien des droits humains Tito Magoti, dont une proche, comme d'autres Tanzaniens, a reçu mardi un message avertissant que "toutes" ses communications sont désormais contrôlées par les autorités, notamment sur WhatsApp, où "trois marques, dont une rouge" signifieraient que "le gouvernement a pris note du message" - une fonctionnalité inexistante sur la messagerie.

"C'est le gouvernement et son appareil de propagande" qui tente d'effrayer la population pour éviter que ne ressortent d'autres preuves en ligne de tueries, assure M. Magoti. "Ils savent" que certains utilisateurs "ne sont pas suffisamment instruits pour comprendre qu'il s'agit d'absurdités", estime-t-il encore.

Lundi soir, les autorités ont également annoncé la levée à partir de mardi des restrictions de circulation, qui avaient eu un impact dévastateur sur l'économie du pays.

- "Garanti par un pistolet" -

A Dar es Salaam, la capitale économique de ce pays de 68 millions d'habitants, de longues files se sont formées dans la matinée devant les stations essence rouvertes. Et internet est partiellement accessible.

La présence des forces de sécurité reste néanmoins visible, selon un journaliste de l'AFP. Et un nombre limité de bus, principal transport public, a aussi recommencé à prendre des passagers, comme les conducteurs de motos-taxis et de tuk-tuks, à des tarifs cependant plus élevés après l'explosion des prix du carburant.

"J'espère que la violence ne recommencera pas... Certains d'entre nous mourraient de faim (...) je dois aller travailler pour gagner ma vie", confie Rehema Shehoza, 32 ans, vendeuse ambulante.

Avec le rétablissement d'internet, le journal tanzanien The Citizen a publié des excuses à ses lecteurs. "Nous n'avons pas abandonné la nation. Nous n'avions simplement pas les moyens de vous joindre", pouvait-on y lire.

Mahmoud Thabit Kombo, ministre tanzanien sortant des Affaires étrangères, a qualifié les manifestations anti-pouvoir d'"illégales", tout en concédant à l'AFP que le nouveau mandat de Mme Hassan avait "certainement" mal commencé.

Chadema, le principal parti d'opposition, a annoncé une nouvelle arrestation mardi de son numéro 2, John Heche, dont "la localisation est inconnue".

Les autorités "ne sont pas élues (...), c'est pourquoi elles privilégient la force brute", remarque le défenseur des droits humains Tito Magoti. "Le temps au pouvoir de Samia (Suluhu Hassan) est garanti par une pistolet".

P.Grant--TFWP