The Fort Worth Press - Népal: le Premier ministre démissionne face à la colère de la rue

USD -
AED 3.672505
AFN 64.999744
ALL 81.225
AMD 363.78709
ANG 1.790365
AOA 917.99968
ARS 1524.905897
AUD 1.433281
AWG 1.8
AZN 1.698755
BAM 1.724805
BBD 2.015945
BDT 123.059285
BGN 1.683441
BHD 0.377275
BIF 2999.201894
BMD 1
BND 1.278733
BOB 12.066054
BRL 5.203502
BSD 1.000873
BTN 96.019508
BWP 13.66687
BYN 3.021227
BYR 19600
BZD 2.013035
CAD 1.41828
CDF 2310.000543
CHF 0.83327
CLF 0.024655
CLP 973.509818
CNY 6.70335
CNH 6.705265
COP 3335.5
CRC 456.028644
CUC 1
CUP 24.021307
CVE 97.550323
CZK 21.523795
DJF 178.23284
DKK 6.58652
DOP 59.51919
DZD 133.864205
EGP 52.149499
ERN 15
ETB 160.949782
EUR 0.881098
FJD 2.243196
FKP 0.756991
GBP 0.754545
GEL 2.604987
GGP 0.756991
GHS 11.665675
GIP 0.756991
GMD 73.509698
GNF 8754.999715
GTQ 7.641734
GYD 209.423022
HKD 7.84655
HNL 26.875001
HRK 6.639303
HTG 130.986922
HUF 322.608498
IDR 17856
ILS 3.06481
IMP 0.756991
INR 95.93795
IQD 1310
IRR 1693792.499774
ISK 120.539901
JEP 0.756991
JMD 158.451729
JOD 0.708991
JPY 156.9455
KES 129.702283
KGS 87.448298
KHR 4055.000133
KMF 435.000062
KPW 900.000318
KRW 1354.609501
KWD 0.30881
KYD 0.834094
KZT 439.39414
LAK 22439.99995
LBP 89550.000265
LKR 331.304954
LRD 171.450376
LSL 16.39751
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.398647
MAD 9.693763
MDL 17.76106
MGA 4399.999724
MKD 54.302533
MMK 2099.600314
MNT 3599.1704
MOP 8.089002
MRU 40.075027
MUR 47.760277
MVR 15.450098
MWK 1737.000291
MXN 18.05385
MYR 4.081496
MZN 63.909909
NAD 16.397293
NGN 1326.500169
NIO 36.664997
NOK 9.58738
NPR 153.629004
NZD 1.768795
OMR 0.384499
PAB 1.00086
PEN 3.442498
PGK 4.443996
PHP 62.590318
PKR 276.600586
PLN 3.84832
PYG 5879.655352
QAR 3.643035
RON 4.650697
RSD 103.544992
RUB 83.756272
RWF 1476
SAR 3.755513
SBD 8.032647
SCR 14.496934
SDG 601.503112
SEK 9.981681
SGD 1.277135
SHP 0.755829
SLE 24.649975
SLL 20969.491881
SOS 571.530108
SRD 37.752996
STD 20697.981008
STN 21.725
SVC 8.758075
SYP 13002.000254
SZL 16.390057
THB 33.528978
TJS 9.213253
TMT 3.51
TND 2.9815
TOP 2.40776
TRY 49.01708
TTD 6.78978
TWD 31.854196
TZS 2652.498012
UAH 44.894921
UGX 3923.539917
UYU 40.126641
UZS 11835.000121
VES 857.98905
VND 25970
VUV 119.008285
WST 2.76852
XAF 577.962529
XAG 0.016355
XAU 0.000239183523
XCD 2.70255
XCG 1.803823
XDR 0.707052
XOF 577.962529
XPF 105.625008
YER 236.392896
ZAR 16.37255
ZMK 9001.202086
ZMW 19.592384
ZWL 321.999592
SSP 5712.591899
MXV 2.043656
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Népal: le Premier ministre démissionne face à la colère de la rue
Népal: le Premier ministre démissionne face à la colère de la rue / Photo: © AFP

Népal: le Premier ministre démissionne face à la colère de la rue

Le Premier ministre népalais KP Sharma Oli a annoncé mardi sa démission au lendemain de manifestations contre le blocage des réseaux sociaux et la corruption sévèrement réprimées par la police qui ont fait 19 morts dans le pays.

Taille du texte:

"J'ai démissionné ce jour de mes fonctions de Premier ministre (...) afin que des mesures puissent être prises en vue d'une solution politique et d'une résolution de problèmes", a déclaré M. Oli, 73 ans, dans une lettre au président transmise à la presse.

Au soir lundi d'une journée de violentes protestations, le chef du gouvernement avait ordonné le rétablissement des réseaux sociaux et l'ouverture d'une enquête "indépendante" sur les conditions dans lesquelles la police a ouvert le feu sur la foule.

Mais la colère de la population n'est pas retombée.

Malgré le couvre-feu instauré dans le centre de la capitale Katmandou dans la matinée, des manifestants se sont regroupés mardi en plusieurs endroits pour dénoncer la répression de la veille, selon un photographe de l'AFP.

"Une vingtaine de personnes ont été assassinées par l'Etat", a dénoncé Yujan Rajbhandari, un étudiant de 23 ans qui a participé au défilé de la veille. "Ils (le gouvernement) doivent assumer la responsabilité de toutes ces vies perdues", a-t-il ajouté.

Se disant "profondément attristé" par ce qu'il a qualifié de "tragique incident", M. Oli a également annoncé plus tôt mardi la tenue de discussions avec les partis politiques pour parvenir à "mettre un terme" aux violences.

Trois de ses ministres ont déjà démissionné, dont celui de l'Intérieur, ont rapporté les médias locaux.

Dès mardi matin, la plupart des plateformes de réseaux sociaux étaient à nouveau opérationnelles, a constaté l'AFP.

- Balles réelles -

Le ministre de la Communication, Prithvi Subba Gurung, a confirmé la levée du blocage. "Nous sommes prêts à discuter avec les protestataires", a-t-il assuré à l'AFP.

La semaine dernière, son administration avait suspendu 26 plateformes, dont Facebook, Youtube, X et Linkedn, qui ne s'étaient pas enregistrées auprès de lui dans les délais, au grand dam de millions de leurs usagers.

Lundi matin, des milliers de jeunes se sont rassemblés dans les rues de Katmandou et d'autres villes pour exiger le rétablissement de leur réseau favori et dénoncer le fléau de la corruption qui, selon eux, mine le petit pays himalayen.

A Katmandou, la situation a dérapé lorsque les forces de l'ordre ont empêché le cortège de s'approcher du parlement avec force gaz lacrymogènes, canons à eau, matraques, balles en caoutchouc et tirs à balles réelles, selon des journalistes de l'AFP et des témoins.

Au moins 17 manifestants ont été tués et plus de 400 personnes, dont une centaine de policiers, blessées dans la capitale, selon un bilan du porte-parole de la police, Shekhar Khanal.

"La situation a été causée par l'infiltration dans le cortège d'éléments animés par divers intérêts personnels", a affirmé le Premier ministre.

Deux autres personnes ont été tuées lors d'une manifestation dans le district de Sunsari, dans l'est du Népal, ont rapporté les médias locaux.

- "Que ça change" -

"Les gens jetaient des pierres quand, soudain, j'ai été touché par une balle", a raconté lundi à l'AFP Ronish Regmi, un étudiant de 20 ans hospitalisé dans la capitale. "Quand j'ai repris mes esprits, j'étais dans une ambulance", a-t-il ajouté.

"Le gouvernement n'a pas hésité à recourir à la force", a rapporté un autre blessé, Iman Magar, 20 ans. "Ce n'était pas une balle en caoutchouc mais une balle en métal et elle a emporté une partie de ma main", a-t-il poursuivi.

Amnesty International a exigé "une enquête complète, indépendante et impartiale" sur les circonstances de l'intervention de la police.

La porte-parole du bureau des droits de l'Homme de l'ONU, Ravina Shamdasani, a fait de même, se déclarant "choquée par les morts et les blessés".

Le gouvernement avait annoncé jeudi le blocage des réseaux sociaux en application d'un arrêt rendu en 2023 par la Cour suprême exigeant qu'elles nomment un représentant local et une personne chargée de réguler leurs contenus.

"Le gouvernement ne souhaitait pas bloquer l'usage des médias sociaux", a répété le Premier ministre dans sa déclaration. "Il souhaite simplement protéger le cadre de leur utilisation", a-t-il insisté, "ce n'était pas la peine de manifester pour ça".

Motivées initialement par le blocage, les manifestations de lundi ont largement viré à la dénonciation de la corruption des autorités, dans un pays à l'économie ralentie et au fort taux de chômage.

"Nous voulons que ça change", a résumé lundi un manifestant, Ikshama Tumrok, 20 ans.

Depuis l'entrée en vigueur du blocage, les plateformes encore en service, comme Tik Tok, sont inondées de vidéos mettant en cause la vie luxueuse des enfants de responsables politiques.

pm-pa/pt

T.Gilbert--TFWP