The Fort Worth Press - A Varsovie, des réfugiés juifs venus d'Ukraine tentent de se reconstruire

USD -
AED 3.672498
AFN 65.999773
ALL 81.973818
AMD 378.010114
ANG 1.79008
AOA 916.530447
ARS 1445.7622
AUD 1.435285
AWG 1.80125
AZN 1.701675
BAM 1.658807
BBD 2.01469
BDT 122.336816
BGN 1.67937
BHD 0.377
BIF 2964.288592
BMD 1
BND 1.274003
BOB 6.911584
BRL 5.248597
BSD 1.000305
BTN 90.399817
BWP 13.243033
BYN 2.865297
BYR 19600
BZD 2.011721
CAD 1.365769
CDF 2224.999941
CHF 0.775515
CLF 0.021898
CLP 864.480175
CNY 6.94215
CNH 6.935399
COP 3662.01
CRC 495.911928
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.521
CZK 20.555102
DJF 178.127969
DKK 6.32418
DOP 63.127629
DZD 129.961011
EGP 46.8977
ERN 15
ETB 155.859732
EUR 0.84705
FJD 2.2066
FKP 0.732184
GBP 0.737955
GEL 2.689805
GGP 0.732184
GHS 10.98271
GIP 0.732184
GMD 73.510149
GNF 8779.176279
GTQ 7.672344
GYD 209.27195
HKD 7.81248
HNL 26.422344
HRK 6.384802
HTG 131.225404
HUF 320.491503
IDR 16872.6
ILS 3.113155
IMP 0.732184
INR 90.211956
IQD 1310.388112
IRR 42125.000158
ISK 122.669412
JEP 0.732184
JMD 156.449315
JOD 0.708939
JPY 156.75302
KES 129.039839
KGS 87.449959
KHR 4037.199913
KMF 417.000436
KPW 900.030004
KRW 1462.830463
KWD 0.30734
KYD 0.833598
KZT 493.342041
LAK 21499.694667
LBP 89579.400015
LKR 309.548446
LRD 186.059136
LSL 16.159927
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.336511
MAD 9.181029
MDL 16.999495
MGA 4425.634414
MKD 52.199279
MMK 2099.783213
MNT 3569.156954
MOP 8.049755
MRU 39.901106
MUR 46.060158
MVR 15.460025
MWK 1734.461935
MXN 17.40415
MYR 3.946982
MZN 63.759847
NAD 16.159927
NGN 1368.090249
NIO 36.809608
NOK 9.77292
NPR 144.639707
NZD 1.669735
OMR 0.38449
PAB 1.000314
PEN 3.362397
PGK 4.348453
PHP 58.777504
PKR 280.076588
PLN 3.57332
PYG 6605.373863
QAR 3.645678
RON 4.314797
RSD 99.425967
RUB 76.575287
RWF 1459.984648
SAR 3.750159
SBD 8.064647
SCR 13.712043
SDG 601.501128
SEK 9.027399
SGD 1.27302
SHP 0.750259
SLE 24.550436
SLL 20969.499267
SOS 570.633736
SRD 37.869533
STD 20697.981008
STN 20.779617
SVC 8.752036
SYP 11059.574895
SZL 16.152192
THB 31.752499
TJS 9.362532
TMT 3.505
TND 2.89846
TOP 2.40776
TRY 43.539397
TTD 6.773307
TWD 31.650975
TZS 2584.99995
UAH 43.163845
UGX 3570.701588
UYU 38.599199
UZS 12269.30384
VES 377.98435
VND 25970
VUV 119.687673
WST 2.726344
XAF 556.374339
XAG 0.01329
XAU 0.000206
XCD 2.70255
XCG 1.802745
XDR 0.691101
XOF 556.348385
XPF 101.150088
YER 238.325034
ZAR 16.154445
ZMK 9001.191881
ZMW 18.580528
ZWL 321.999592
  • AEX

    -5.1500

    985.14

    -0.52%

  • BEL20

    -20.5200

    5525.05

    -0.37%

  • PX1

    -23.1300

    8238.17

    -0.28%

  • ISEQ

    -319.0500

    13200.06

    -2.36%

  • OSEBX

    1.4100

    1767.03

    +0.08%

  • PSI20

    -102.1300

    8779.01

    -1.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.2400

    4084.58

    -0.25%

  • N150

    -8.7600

    3975.26

    -0.22%

A Varsovie, des réfugiés juifs venus d'Ukraine tentent de se reconstruire
A Varsovie, des réfugiés juifs venus d'Ukraine tentent de se reconstruire / Photo: © AFP

A Varsovie, des réfugiés juifs venus d'Ukraine tentent de se reconstruire

Des juifs ukrainiens âgés, réfugiés à Varsovie après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, se retrouvent chaque semaine pour tenter de se reconstruire en se parlant autour d'une tasse de thé.

Taille du texte:

Certains arborent des kippas bleu azur sur leurs cheveux gris. Tous sont des habitués du club pour seniors "Parlons-en", que le centre communautaire juif accueille chaque semaine.

Janna Maïsterenko, 71 ans, coordinatrice du club, elle-même partie de la ville ukrainienne de Kharkiv, près de la ligne de front, s'empresse de remplir les tasses.

"J'ai créé ce club parce que les seniors avaient besoin de s'exprimer", explique-t-elle. "J'ai réalisé que les gens avaient besoin non seulement d'une aide matérielle, mais aussi d'un soutien spirituel."

Janna Maïsterenko a accueilli plus de 1.000 juifs ukrainiens, les aidant également dans leur recherche de logement et leur processus d'immigration en Pologne.

Les personnes âgées sont souvent le groupe de réfugiés le plus vulnérable, car elles peuvent avoir du mal à s'installer.

Elle dit avoir été poussée à agir parce que de nombreux membres de la communauté juive réfugiée étaient "déprimés" et épuisés par un exil prolongé, alors que la guerre entre dans sa quatrième année.

"Nous sommes encore en train d'assimiler tout ce qui nous est arrivé", explique Evguénia Fogel, 76 ans, pour qui ces réunions hebdomadaires apportent un "réconfort mental". "Ici, nous sommes unis dans l'adversité. Et cela aide à atténuer le choc."

Selon l'Institut de recherche sur la politique juive, entre 45.000 et 140.000 juifs vivaient en Ukraine avant la guerre, ce qui en faisait l'une des plus importantes populations d'Europe.

Vladimir Levin, un ingénieur à la retraite de 67 ans, enseigne l'histoire juive au groupe. "En grandissant en Union soviétique, on ne nous enseignait pas la véritable histoire. On ne nous autorisait même pas à dire que nous étions juifs", explique M. Levin.

- "Traumatisme transgénérationnel" -

Galina Ivannitskaïa, 75 ans, qui travaillait comme guide touristique à Kiev, a commencé à organiser des visites guidées des sites juifs de Varsovie. "J'utilise beaucoup les informations que Volodia (Vladimir, ndlr) nous donne ici", dit-elle.

"Je pensais ne rester ici que quelques mois", avoue Mme Maïsterenko, qui était directrice du centre communautaire juif local à Kharkiv, employant plus de 60 personnes. "Nous en sommes maintenant à la quatrième année de guerre et aucune fin n'est en vue", déplore-t-elle.

"Nous souhaitons tous rentrer chez nous. C'est là que reposent les restes de nos parents. C'est là que repose mon mari... Nous voulons passer le reste de nos jours chez nous."

Tetiana Wojciechowska, une psychologue travaillant avec des personnes âgées, explique que le traumatisme qu'elles vivent trouve ses racines dans la génération de leurs parents, des survivants de l'Holocauste.

"Le concept de traumatisme transgénérationnel est apparu après que l'Holocauste a été reconnu et a commencé à être étudié", dit-elle à l'AFP.

"La même chose arrive aujourd'hui aux Ukrainiens", fait-elle valoir.

Au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine, Mme Maïsterenko a eu l'impression de revivre son propre passé : son petit-fils avait alors le même âge que sa mère à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

"Quand cela a commencé, j'ai pensé avec horreur : +Mon Dieu, mon petit-fils est-il lui aussi destiné à passer toute sa jeunesse dans la guerre ?+"

Victoria Bykova, qui enseigne l'hébreu et la culture juive aux enfants ukrainiens à la synagogue Nozyki de Varsovie, a quitté Melitopol, dans le sud de l'Ukraine, pour la capitale polonaise en 2022.

"C'était ce genre de sentiment, celui dont ma grand-mère m'avait parlé", dit-elle, soulignant que l'évacuation de Melitopol lui avait donné l'impression d'être "emmenée dans un ghetto quelque part".

Les fonds destinés aux réfugiés ukrainiens s'épuisent et le club en ressent les conséquences sur ses propres activités.

Malgré ces obstacles, Janna Maïsterenko est reconnaissante "envers la communauté juive qui nous a accueillis à Varsovie" et le Centre communautaire juif. "Ses portes, dit-elle, sont toujours ouvertes".

L.Davila--TFWP