The Fort Worth Press - Après le pétrole, l'Angola veut amorcer la pompe à touristes

USD -
AED 3.672505
AFN 62.999929
ALL 82.780483
AMD 367.570226
ANG 1.790403
AOA 917.000068
ARS 1477.494296
AUD 1.450505
AWG 1.80125
AZN 1.696662
BAM 1.717384
BBD 2.017035
BDT 123.179593
BGN 1.69088
BHD 0.377582
BIF 2974.21533
BMD 1
BND 1.295752
BOB 6.92023
BRL 5.172901
BSD 1.001497
BTN 93.997348
BWP 13.61
BYN 2.904549
BYR 19600
BZD 2.014138
CAD 1.419615
CDF 2267.497324
CHF 0.808697
CLF 0.023438
CLP 922.459737
CNY 6.79815
CNH 6.79629
COP 3444.5
CRC 454.679165
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.82263
CZK 21.28995
DJF 178.336846
DKK 6.55847
DOP 58.84135
DZD 133.317033
EGP 49.215498
ERN 15
ETB 161.458114
EUR 0.87741
FJD 2.24725
FKP 0.757857
GBP 0.756935
GEL 2.645021
GGP 0.757857
GHS 11.291463
GIP 0.757857
GMD 73.000208
GNF 8774.795185
GTQ 7.640297
GYD 209.58444
HKD 7.84273
HNL 26.79575
HRK 6.611703
HTG 130.881249
HUF 310.805499
IDR 17849
ILS 2.98715
IMP 0.757857
INR 94.487796
IQD 1311.878471
IRR 1375250.000007
ISK 126.350085
JEP 0.757857
JMD 157.727432
JOD 0.708965
JPY 161.851985
KES 129.402857
KGS 87.450035
KHR 4019.685748
KMF 433.999693
KPW 900.00035
KRW 1542.769964
KWD 0.30972
KYD 0.834541
KZT 485.902198
LAK 21981.331718
LBP 89681.682473
LKR 336.626187
LRD 182.415286
LSL 16.461632
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.428697
MAD 9.390561
MDL 17.755943
MGA 4236.056533
MKD 54.077411
MMK 2099.649649
MNT 3579.92745
MOP 8.089654
MRU 39.96751
MUR 47.240344
MVR 15.449795
MWK 1736.57243
MXN 17.492402
MYR 4.0711
MZN 63.89956
NAD 16.461632
NGN 1379.729664
NIO 36.853613
NOK 9.933976
NPR 150.396242
NZD 1.769865
OMR 0.384497
PAB 1.001462
PEN 3.414908
PGK 4.394842
PHP 61.217977
PKR 278.710567
PLN 3.764385
PYG 6112.57464
QAR 3.650397
RON 4.600404
RSD 102.985973
RUB 77.503082
RWF 1466.637981
SAR 3.760889
SBD 8.051953
SCR 14.06555
SDG 600.000144
SEK 9.73593
SGD 1.293805
SHP 0.746601
SLE 24.801759
SLL 20969.503664
SOS 572.356867
SRD 37.483035
STD 20697.981008
STN 21.513213
SVC 8.762502
SYP 110.532098
SZL 16.452478
THB 33.275498
TJS 9.268372
TMT 3.5
TND 2.968209
TOP 2.40776
TRY 46.639598
TTD 6.806108
TWD 31.872399
TZS 2622.50295
UAH 44.952516
UGX 3675.718394
UYU 40.199152
UZS 12029.065045
VES 620.752985
VND 26287
VUV 119.179282
WST 2.780883
XAF 576.00973
XAG 0.017211
XAU 0.000247
XCD 2.70255
XCG 1.804843
XDR 0.716371
XOF 576.007201
XPF 104.721512
YER 238.625022
ZAR 16.44025
ZMK 9001.198078
ZMW 18.040042
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.2400

    1064.93

    +0.4%

  • BEL20

    -22.3900

    5717.49

    -0.39%

  • PX1

    -26.8300

    8357.94

    -0.32%

  • ISEQ

    -136.5900

    13801.62

    -0.98%

  • OSEBX

    4.1800

    1904.78

    +0.22%

  • PSI20

    -3.6500

    9132.83

    -0.04%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.8700

    4287.2

    +1.01%

  • N150

    -7.8800

    4141.64

    -0.19%

Après le pétrole, l'Angola veut amorcer la pompe à touristes
Après le pétrole, l'Angola veut amorcer la pompe à touristes / Photo: © AFP

Après le pétrole, l'Angola veut amorcer la pompe à touristes

Lorsque Feliesiano Muteca a dompté ses premières vagues sur sa planche de surf il y a une dizaine d'années, il avait la plage de Cabo Ledo, en Angola, quasiment pour lui tout seul.

Taille du texte:

A présent, cette plage de sable fin encadrée de falaises majestueuses, à 125 km au sud de la capitale Luanda, est devenue une destination prisée de surfers étrangers en quête de nouvelles vagues.

Le pays lusophone d'Afrique australe est l'un des principaux producteurs de pétrole du continent. Mais le gouvernement, échaudé par l'exposition de son économie aux variations des cours du brut, tente de faire revenir les touristes étrangers via des facilités d'obtention de visa et des campagnes de promotion des plus beaux sites du pays.

Cabo Ledo est l'un de ces joyaux, où Feliesiano peut désormais vivre de sa passion, lui qui donne des cours de surf aux touristes.

"Nous sommes deux à donner des leçons de surf", explique celui qui a fait ses débuts à 10 ans, sur une planche qu'il empruntait à qui voulait bien lui prêter.

Non loin, un lodge a installé son bar de plage et quelques chalets en contre-haut, avec vue imprenable sur l'océan Atlantique.

Un groupe de touristes allemands y profite de la brise et d'une ombre bienvenue, en attendant de retourner surfer. La même société, Carpe Diem, possède un complexe plus imposant un peu plus au nord sur la côte.

Certains sites touristiques des environs, comme les falaises dentelées de Miradouro da Lua, n'étaient accessibles il y a encore quelques années que par une petite piste poussiéreuse.

Les visiteurs peuvent à présent admirer les falaises depuis un bar à cocktails. Des cadres en bois plantés dans le sol leur indiquent même les meilleurs angles pour photographier le site.

- Croisières et gastronomie -

Au sortir de plus de 25 ans de guerre civile en 2002, le pays - deux fois plus grand que la France métropolitaine - est exsangue. Mais il connaît rapidement un boom pétrolier.

Cet afflux de pétro-dollars s'accompagne d'un pic de revenus touristiques à 1,6 milliard de dollars en 2014, principalement alimentés par de riches étrangers venant pour certains profiter de la baie de Luanda depuis leurs yachts et dépensant sans compter lors de fastueuses fêtes sur la plage.

Le pétrole coule à flots, l'argent aussi et le kwanza, la monnaie nationale, s'échange alors à 100 pour un dollar.

Mais le pays est durement touché les années suivantes par la baisse des cours du pétrole puis par le poids du service de sa dette. Il faut désormais 900 kwanza pour un dollar et le tourisme n'a généré en 2024 que 14,8 millions de dollars de revenus.

Cela a conduit le gouvernement à adopter une nouvelle stratégie pour le secteur: les ressortissants de dizaines de pays bénéficient d'une gratuité du visa d'entrée.

Et les soldats qui patrouillaient dans l'aéroport international ont laissé la place à de jeunes et souriants ambassadeurs touristiques arborant sur leur T-shirt le message: "Puis-je vous aider?"

Le yacht club demeure fréquenté mais Luanda est devenue aussi une escale régulière de grand bateaux de croisière reliant le Cap en Afrique du Sud au Sénégal ou à l'Europe.

Le journaliste et écrivain Claudio Silva, né à Luanda, a co-organisé en juin une semaine de découverte gastronomique pour des passionnés étrangers: au programme, visite de nouveaux vignobles, exploration de la cuisine pré-coloniale, le tout avec le concours d'un chef angolais reconnu.

"Ce genre de circuits gastronomiques en immersion (...) nous permet de raconter nos propres histoires, à travers la nourriture et la culture, à la fois en ville et en milieu rural, un voyage conçu autour des expériences des gens qui vivent sur place", explique-t-il.

La société sud-africaine de trains de luxe Rovos Rail a ajouté le port angolais de Lobito à son catalogue, permettant à ses clients fortunés de rallier Dar es Salaam et l'océan Indien, en 15 jours, à bord d'un cinq étoiles ambulant.

Le gouvernement mise également sur les safaris. La faune sauvage du pays a été décimée durant la guerre civile (1975-2002) mais les autorités s'efforcent de repeupler certains parc naturels, selon Pedro Monterroso, de l'ONG African Parks, installée à Johannesburg.

L'ONG, présente dans plus de 10 pays du continent, s'est vue confiée par l'Angola la gestion du parc national d'Iona, à la frontière avec la Namibie.

"L'ambition (du gouvernement), c'est de devenir la Namibie ou le Botswana dans 10 ou 15 ans", décrypte M. Monterroso, en référence aux deux pays voisins qui attirent chaque année des dizaines de milliers de touristes dans leurs réserves naturelles.

L.Coleman--TFWP