The Fort Worth Press - Sri Lanka: des bols à aumônes bon marché bouleversent la vie des moines et des artisans

USD -
AED 3.673037
AFN 63.999892
ALL 80.977186
AMD 362.830155
ANG 1.790365
AOA 917.999844
ARS 1524.953906
AUD 1.439263
AWG 1.8025
AZN 1.698534
BAM 1.722428
BBD 2.015086
BDT 123.012972
BGN 1.683441
BHD 0.376952
BIF 2995
BMD 1
BND 1.277405
BOB 12.040458
BRL 5.1786
BSD 1.000454
BTN 95.892522
BWP 14.09417
BYN 3.010995
BYR 19600
BZD 2.012171
CAD 1.42275
CDF 2309.999448
CHF 0.83523
CLF 0.024658
CLP 973.639829
CNY 6.70475
CNH 6.709005
COP 3314.43
CRC 456.985341
CUC 1
CUP 24.01166
CVE 97.750022
CZK 21.56055
DJF 177.719792
DKK 6.597021
DOP 55.980195
DZD 133.838825
EGP 51.939199
ERN 15
ETB 163.421342
EUR 0.882515
FJD 2.24625
FKP 0.756991
GBP 0.75375
GEL 2.604982
GGP 0.756991
GHS 11.694587
GIP 0.756991
GMD 73.504454
GNF 8798.844552
GTQ 7.643396
GYD 209.328131
HKD 7.8476
HNL 26.859007
HRK 6.649602
HTG 130.939066
HUF 323.429923
IDR 18336.7
ILS 3.07365
IMP 0.756991
INR 95.94315
IQD 1310.606294
IRR 1693792.50032
ISK 120.899758
JEP 0.756991
JMD 158.336929
JOD 0.709015
JPY 157.383971
KES 129.739459
KGS 87.448702
KHR 4057.22564
KMF 434.999706
KPW 900.000318
KRW 1357.87998
KWD 0.308899
KYD 0.833726
KZT 440.074329
LAK 22455.503791
LBP 89592.031739
LKR 330.60617
LRD 171.583824
LSL 16.385613
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.399
MAD 9.712993
MDL 17.763022
MGA 4394.578552
MKD 54.223526
MMK 2099.600314
MNT 3599.1704
MOP 8.086624
MRU 40.069045
MUR 47.701561
MVR 15.45005
MWK 1734.754084
MXN 18.068165
MYR 4.080503
MZN 63.910056
NAD 16.385685
NGN 1327.689877
NIO 36.821108
NOK 9.487685
NPR 153.428035
NZD 1.773855
OMR 0.38435
PAB 1.000449
PEN 3.44424
PGK 4.528402
PHP 62.715498
PKR 277.158584
PLN 3.85065
PYG 5852.979771
QAR 3.647324
RON 4.654798
RSD 103.721994
RUB 83.366336
RWF 1477.228194
SAR 3.755513
SBD 8.032647
SCR 13.871312
SDG 601.504398
SEK 10.010135
SGD 1.2764
SHP 0.755829
SLE 24.650172
SLL 20969.491881
SOS 571.727998
SRD 37.621497
STD 20697.981008
STN 21.576683
SVC 8.75393
SYP 13002.000254
SZL 16.377071
THB 33.580062
TJS 9.214436
TMT 3.51
TND 2.978703
TOP 2.40776
TRY 49.024415
TTD 6.787408
TWD 31.887102
TZS 2640.027998
UAH 44.690709
UGX 3921.672237
UYU 40.308767
UZS 11835.41907
VES 857.98905
VND 25962
VUV 119.008285
WST 2.76852
XAF 578.891892
XAG 0.016554
XAU 0.000240557805
XCD 2.70255
XCG 1.803098
XDR 0.707052
XOF 578.891892
XPF 105.029547
YER 236.403721
ZAR 16.41148
ZMK 9001.203741
ZMW 19.559579
ZWL 321.999592
SSP 5712.5919
MXV 2.045277
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Sri Lanka: des bols à aumônes bon marché bouleversent la vie des moines et des artisans
Sri Lanka: des bols à aumônes bon marché bouleversent la vie des moines et des artisans / Photo: © AFP

Sri Lanka: des bols à aumônes bon marché bouleversent la vie des moines et des artisans

Dans son atelier de tôle, Thenuwara Badalge Sarath s'échine à fabriquer des bols à aumône, mais depuis que des récipients moins chers et de piètre qualité ont envahi le Sri Lanka, le mode de vie des moines qui les utilisent est bouleversé.

Taille du texte:

Cet homme de 65 ans est le dernier forgeron de Panvila, un village situé près de la station balnéaire de Hikkaduwadu, dans le sud-ouest de l'île, autrefois un haut-lieu de la fabrication artisanale de ces "pathras".

Depuis des siècles, ces bols permettent aux moines de collecter leur nourriture quotidienne. Le couvercle leur sert d'assiette même si certains préfèrent manger directement dans la sébile.

"Quand mon père m'a appris le métier, plus de dix familles en fabriquaient", raconte-il à l'AFP en martelant un bout de métal.

"Je suis désormais le seul à perpétuer cette tradition", regrette M. Sarath, après la mort récente de son fils dans un accident de voiture.

Chaque semaine, cinq à six bols, fabriqués à partir de barils d'acier récupérés, sortent de son petit atelier. Ils sont vendus 600 roupies (1,70 euros) la pièce, contre 400 à 500 roupies pour ceux en aluminium, pour la plupart fabriqués en Chine.

"Ils sont moins chers et plus légers, nous ne pouvons pas rivaliser" constate-t-il.

A plusieurs reprises, le gouvernement a essayé d'en interdire l'importation, en vain.

L'île de 22 millions d'habitants, majoritairement bouddhistes, compte plus de 42.000 moines qui croulent sous les bols.

A la tête du temple de Gangaramaya, dans la capitale Colombo, Kirinde Assagi, explique que le bol est l'un des rares objets que les moines sont autorisés à posséder, avec deux robes, une ceinture, un tissu servant de filtre, un rasoir et une aiguille.

- Fin d'un rituel ancestral -

"C'est leur moyen de subsistance", insiste-t-il. "Lorsqu'un moine sort mendier avec son bol, il trouve de quoi se nourrir".

En offrant une sébile, les fidèles espèrent que cela leur apportera un bon karma, c'est pourquoi ils en reçoivent beaucoup, souligne-t-il.

A l'arrière de son temple, dans un entrepôt, gît une montagne de bols de mauvaise qualité, jetés au rebut. Les moines ne veulent même pas que les animaux domestiques mangent dedans.

"Nous perçons des trous au fond et les réutilisons comme pots pour les plantes".

M. Assagi affirme qu'en raison de leur mauvaise qualité, beaucoup de moines renoncent à leur rituel ancestral: parcourir, à l'aube, les rues pour collecter l'aumône auprès des habitants.

Dans le village d'Ingiriya, à 50 km au sud-est de Colombo, cette tradition perdure. Mais ailleurs dans le pays, il est de plus en rare de croiser le matin des hommes en robe couleur safran ou rouge un bol à la main.

Le temple Gangaramaya à Colombo mène une campagne pour améliorer la qualité des récipients offerts et préserver les rituels afin de maintenir des relations plus étroites avec les fidèles.

"Si les moines sortent quotidiennement, cela leur permet d'avoir un contact plus étroit avec les laïcs", affirme M. Assagi.

Contrairement au temple Gangaramaya, financièrement bien loti, les plus petits revendent parfois les bols dont ils ne savent que faire, ce qui nuit aux artisans traditionnels comme M. Sarath.

Quand les bols sont remis sur le marché, "nous avons du mal à vendre notre production", se lamente l'artisan, qui tente de convaincre les fidèles qu'il y a moins de mérite à offrir ces bols.

F.Garcia--TFWP