The Fort Worth Press - Pour les vignerons français, un millésime 2024 éprouvant

USD -
AED 3.672498
AFN 66.000282
ALL 81.705151
AMD 361.722913
ANG 1.790365
AOA 916.999659
ARS 1524.875051
AUD 1.439345
AWG 1.8025
AZN 1.69408
BAM 1.736945
BBD 2.009591
BDT 122.673179
BGN 1.683441
BHD 0.37611
BIF 3010.213144
BMD 1
BND 1.276998
BOB 11.988455
BRL 5.2108
BSD 0.99778
BTN 96.665187
BWP 13.793961
BYN 3.005329
BYR 19600
BZD 2.006661
CAD 1.42554
CDF 2309.999791
CHF 0.828611
CLF 0.025096
CLP 990.919979
CNY 6.70455
CNH 6.706325
COP 3308.614565
CRC 457.193606
CUC 1
CUP 23.945826
CVE 97.926288
CZK 21.710052
DJF 177.673179
DKK 6.638711
DOP 59.573712
DZD 133.722913
EGP 52.188083
ERN 15
ETB 162.968561
EUR 0.88802
FJD 2.24725
FKP 0.755263
GBP 0.755287
GEL 2.604972
GGP 0.755263
GHS 11.718472
GIP 0.755263
GMD 73.497648
GNF 8777.087034
GTQ 7.625222
GYD 208.712256
HKD 7.846795
HNL 26.787744
HRK 6.696698
HTG 130.657194
HUF 327.243995
IDR 17888.5
ILS 3.05233
IMP 0.755263
INR 96.325495
IQD 1307.104796
IRR 1746539.487821
ISK 121.930074
JEP 0.755263
JMD 157.957371
JOD 0.708994
JPY 157.748041
KES 129.511545
KGS 87.449865
KHR 4047.069272
KMF 437.999818
KPW 900.000318
KRW 1343.189921
KWD 0.30883
KYD 0.831439
KZT 448.294849
LAK 22412.078153
LBP 89349.20071
LKR 329.964476
LRD 170.612789
LSL 16.68286
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.389876
MAD 9.912966
MDL 17.830373
MGA 4408.525755
MKD 54.684725
MMK 2099.850161
MNT 3596.272149
MOP 8.064742
MRU 39.871226
MUR 48.150298
MVR 15.460193
MWK 1730.106572
MXN 18.205702
MYR 4.084903
MZN 63.895836
NAD 16.68286
NGN 1330.790442
NIO 36.714032
NOK 9.60116
NPR 154.664298
NZD 1.781216
OMR 0.383694
PAB 0.99778
PEN 3.457638
PGK 4.51865
PHP 62.5835
PKR 276.353908
PLN 3.894315
PYG 5837.477798
QAR 3.636945
RON 4.741896
RSD 104.333925
RUB 83.296332
RWF 1477.708703
SAR 3.74627
SBD 8.078071
SCR 13.738099
SDG 601.510014
SEK 10.02959
SGD 1.279605
SHP 0.75503
SLE 24.599887
SLL 20969.491881
SOS 570.248668
SRD 37.811497
STD 20697.981008
STN 21.758437
SVC 8.730018
SYP 13002.000254
SZL 16.679396
THB 33.502797
TJS 9.184369
TMT 3.5
TND 2.973179
TOP 2.40776
TRY 49.077685
TTD 6.765542
TWD 31.821802
TZS 2629.129663
UAH 44.895293
UGX 3981.349911
UYU 40.213144
UZS 11768.206039
VES 865.47815
VND 25985.5
VUV 119.582079
WST 2.788611
XAF 582.502987
XAG 0.016565
XAU 0.000241497186
XCD 2.70255
XCG 1.798224
XDR 0.707052
XOF 582.502987
XPF 105.914742
YER 236.35751
ZAR 16.680053
ZMK 9001.205474
ZMW 19.605684
ZWL 321.999592
SSP 5712.591527
MXV 2.059943
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Pour les vignerons français, un millésime 2024 éprouvant
Pour les vignerons français, un millésime 2024 éprouvant / Photo: © AFP/Archives

Pour les vignerons français, un millésime 2024 éprouvant

Gérer les dégâts de la grêle ou de la sécheresse sur le raisin, chasser un parasite dans les vignes: déjà éprouvés dans certains vignobles par les difficultés à écouler leur production, les vignerons français ont de nouveau dû composer en 2024 avec une météo capricieuse.

Taille du texte:

La propagation du mildiou, une maladie causée par un champignon et favorisée par l'humidité, a particulièrement occupé presque tous les viticulteurs interrogés par l'AFP.

Autre particularité en 2024: les vendanges devraient débuter plus tardivement que ces dernières années.

Des premières estimations sur la production viticole en France seront publiées vendredi par le ministère de l'Agriculture. En 2023, elle avait légèrement progressé, permettant à l'Hexagone de devenir premier producteur mondial de vin devant l'Italie et l'Espagne.

- "Deux fois plus de travail" -

Le mildiou, c'est "deux fois plus d'heures de travail, deux fois plus de traitements, deux fois plus de coûts, avec des équipes appelées la nuit et les week-ends..." explique Stéphane Gabard, président de l'ODG Bordeaux rouge, la principale appellation du vignoble bordelais.

"Depuis 2017, il n'y pas eu une seule campagne sans aléas météorologique... La résilience, c'est le cœur de notre métier, mais beaucoup ont jeté l'éponge cette année", raconte ce viticulteur installé à Galgon (Gironde).

En crise de surproduction, le vignoble bordelais s'est résigné à arracher une partie de ses vignes, avec des compensations financières.

"Une petite récolte permet de rééquilibrer le marché, mais une récolte trop faible" fait perdre des parts de marché, met en garde M. Gabard.

- Cultures écoresponsables "plus délicates" -

Jean-Marc Lafont, président d'Interbeaujolais, s'attend à une récolte disparate.

"Nos vignobles se sont beaucoup engagés dans des cultures plus écoresponsables, ce qui rend le travail plus délicat, plus précis, et les marges de manœuvre beaucoup plus faibles", précise-t-il.

"Quand on a une météo compliquée comme cette année, c'est plus difficile de produire."

- "Tout est en train de se dessécher" -

La sécheresse a encore fait des dégâts dans le Languedoc-Roussillon.

"C'est catastrophique, tout est en train de se dessécher", déplore Etienne Laris, 50 ans, président de la coopérative Mont Tauch, dans le sud-est de l'Aude.

Il s'attend à des rendements autour de 20 hectolitres par hectare (hl/ha), contre 35 habituellement.

Dans les Pyrénées-Orientales, sur les 14 hectares du domaine de Tambour où l'irrigation est interdite, Clémentine Herre espère, elle, un "beau millésime". Avec quelques pluies au printemps, "les vignes ont repris un peu de couleur, on n'a pas une mortalité comme ces dernières années", se réjouit la vigneronne.

Plus au nord, le gel d'avril a fait souffrir les vignes de la vallée du Lot. Anne Swartvagher, gérante du Château Saint-Sernin, estime que 95% du domaine a été touché. "Si on fait entre 10 et 15 hl/ha, ce sera bien le maximum. A moins de 5 hectolitres, on ne vendangera même pas", soupire-t-elle.

- "Les pieds dans l'eau" -

Dans le Val de Loire, Luc Poullain décrit une "année de merde" pour ses vignes du Domaine des Echardières, près du château de Chenonceau, en raison "d'un printemps et d'un été humides et d'une attaque de mildiou ultra-précoce", qui pourrait faire baisser sa production d'environ 20%.

Christophe Vilain, vigneron au Loroux-Bottereau et président de la Fédération des vins de Nantes, s'est lui retrouvé avec de la vigne "les pieds dans l'eau".

Il prévoit une récolte de 20 à 25 hl/ha, contre 42 à 45 habituellement en moyenne. "On a un peu de stock, on va pouvoir alimenter les marchés, mais ça va être serré."

- "Floraison chaotique" -

La production en Bourgogne avait grimpé à un record en 2023.

"On va avoir au moins 30% de moins", estime Ludivine Griveau, régisseuse des 60 hectares de vignes des Hospices de Beaune.

Le "printemps froid" a freiné le bon développement des grappes puis la pluie a provoqué "une floraison chaotique", ainsi que des maladies comme le mildiou, explique-t-elle.

- Dates de vendanges "normales" -

A Goxwiller, dans le vignoble alsacien, Christophe Koenig a dû augmenter les traitements de bouillie bordelaise, à base de cuivre, pour combattre le parasite.

Son coût de production s'en ressent, non seulement à cause de l'achat du fongicide, mais aussi du carburant nécessaire au tracteur qui pulvérise la solution, les pluies récurrentes obligeant à retraiter les vignes entre chaque phase de précipitations.

Le vigneron ne prévoit pas de démarrer les vendanges avant le 5 ou le 10 septembre pour le crémant, alors qu'il avait pris l'habitude de commencer fin août. "On revient presque sur une année normale", comme avant les changements climatiques, souligne-t-il.

W.Lane--TFWP