The Fort Worth Press - Au procès du 13-Novembre, les "no comment" de Salah Abdeslam

USD -
AED 3.672501
AFN 64.000052
ALL 81.197358
AMD 364.066319
ANG 1.790365
AOA 916.999774
ARS 1525.000898
AUD 1.438383
AWG 1.8025
AZN 1.704465
BAM 1.725719
BBD 2.018882
BDT 123.247965
BGN 1.683441
BHD 0.377906
BIF 3005.722202
BMD 1
BND 1.279885
BOB 12.063778
BRL 5.183402
BSD 1.002338
BTN 96.076978
BWP 14.120969
BYN 3.01672
BYR 19600
BZD 2.01597
CAD 1.424315
CDF 2312.495038
CHF 0.836375
CLF 0.024656
CLP 973.539953
CNY 6.70475
CNH 6.714101
COP 3314.79
CRC 457.846208
CUC 1
CUP 24.056893
CVE 97.29465
CZK 21.58325
DJF 178.497375
DKK 6.60147
DOP 59.602065
DZD 133.940995
EGP 51.992301
ERN 15
ETB 160.99988
EUR 0.88312
FJD 2.24875
FKP 0.753812
GBP 0.754325
GEL 2.595019
GGP 0.753812
GHS 11.732889
GIP 0.753812
GMD 74.000416
GNF 8750.000269
GTQ 7.658099
GYD 209.730789
HKD 7.846595
HNL 26.850145
HRK 6.6546
HTG 131.186306
HUF 323.547501
IDR 17952
ILS 3.06855
IMP 0.753812
INR 95.985504
IQD 1310
IRR 1693849.999896
ISK 120.989912
JEP 0.753812
JMD 158.635902
JOD 0.709052
JPY 158.295999
KES 129.709633
KGS 87.448703
KHR 4056.000101
KMF 434.999789
KPW 900.000318
KRW 1358.484957
KWD 0.3089
KYD 0.835337
KZT 440.918897
LAK 22440.000239
LBP 89549.999842
LKR 331.231884
LRD 171.401635
LSL 16.450172
LTL 2.95274
LVL 0.604891
LYD 6.4159
MAD 9.723465
MDL 17.796797
MGA 4424.999837
MKD 54.331282
MMK 2099.783199
MNT 3598.053803
MOP 8.102072
MRU 40.084977
MUR 47.820549
MVR 15.459904
MWK 1735.99982
MXN 18.075735
MYR 4.087499
MZN 63.894034
NAD 16.459649
NGN 1327.110278
NIO 36.655019
NOK 9.630697
NPR 153.717739
NZD 1.77846
OMR 0.384509
PAB 1.002374
PEN 3.450503
PGK 4.444973
PHP 62.756498
PKR 277.050328
PLN 3.85302
PYG 5864.031411
QAR 3.645027
RON 4.6575
RSD 103.803969
RUB 83.373148
RWF 1475
SAR 3.780993
SBD 8.065041
SCR 14.585024
SDG 601.498309
SEK 10.01374
SGD 1.279395
SHP 0.754575
SLE 24.600496
SLL 20969.491881
SOS 571.483762
SRD 37.621498
STD 20697.981008
STN 21.675
SVC 8.77073
SYP 13002.000254
SZL 16.449742
THB 33.612502
TJS 9.232161
TMT 3.5
TND 2.97262
TOP 2.40776
TRY 49.034485
TTD 6.800164
TWD 31.922806
TZS 2640.003002
UAH 44.775489
UGX 3929.198542
UYU 40.386126
UZS 11820.000246
VES 859.100049
VND 25969.5
VUV 119.747847
WST 2.7762
XAF 579.288877
XAG 0.016302
XAU 0.000238595436
XCD 2.70255
XCG 1.806559
XDR 0.707052
XOF 579.288877
XPF 105.84944
YER 236.425006
ZAR 16.425675
ZMK 9001.19828
ZMW 19.596771
ZWL 321.999592
SSP 5712.591903
MXV 2.045685
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Au procès du 13-Novembre, les "no comment" de Salah Abdeslam
Au procès du 13-Novembre, les "no comment" de Salah Abdeslam

Au procès du 13-Novembre, les "no comment" de Salah Abdeslam

"Exactement", "ça, je ne dirai pas". Au procès des attentats du 13-Novembre, le principal accusé Salah Abdeslam a commencé à donner de rares réponses mardi sur son rôle dans les préparatifs des attaques jihadistes, se contentant souvent d'un "no comment".

Taille du texte:

Celui qui a boudé l'audience toute la semaine dernière en raison, selon sa défense, de "difficultés" liées au changement de son escorte policière a bien pris place dans le box des accusés pour son interrogatoire, le deuxième sur le fond du dossier.

"Vous m'entendez bien là ?", demande le Français de 32 ans, chemise à petits carreaux, gel dans les cheveux, masque noir sur le visage, avant de commencer un étrange pas de deux avec le président de la cour d'assises spéciale de Paris, Jean-Louis Périès.

Après une nouvelle série d'auditions des enquêteurs belges sur la logistique mise en place par la cellule jihadiste dès août 2015, les questions du magistrat au seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis sont nombreuses.

Salah Abdeslam est notamment soupçonné de deux déplacements en France pour rechercher des explosifs. Il est aussi accusé de la "récupération des terroristes" de retour de Syrie, via cinq convois en Europe, à l'aide de véhicules loués sous sa vraie identité, rappelle le président Périès.

- "Guerre en Ukraine" -

La location des voitures, le principal accusé ne les nie pas. "En revanche", il reconnaît avoir ramené "certains" membres des commandos, mais pas tous. Les trois Français qui constitueront le "trio" du Bataclan par exemple, ce n'était pas lui, assure-t-il.

S'exprimant avec aisance, parfois à la limite de l'insolence, Salah Abdeslam reconnaît deux allers-retours pour aller chercher ses "frères en islam". "Ils vivaient en zone de guerre", justifie-t-il.

Un peu comme avec "aujourd'hui la guerre en Ukraine", ceux qui vont "chercher des gens à la frontière", partis "faire de l'humanitaire" ou "combattre", ose-t-il.

S'il n'était pas le chauffeur du premier des cinq trajets qui lui sont imputés, à qui a-t-il prêté le véhicule ? Son ami d'enfance et voisin de box, Mohamed Abrini ? "Moi, je dis pas de noms, je balance pas", rétorque Salah Abdeslam.

Le magistrat insiste, tente d'autres noms. "Je crois que vous ne m'avez pas bien entendu, Monsieur le président", persifle l'accusé.

"Dites la vérité, ça ira plus vite", poursuit Jean-Louis Périès. "Vous ne voulez pas dire qui vous a demandé de louer ce véhicule ?" "Exactement", coupe Salah Abdeslam.

Le ton monte quand le magistrat lui demande ce qu'il savait de l'organisation. "J'ai l'impression que vous êtes un peu susceptible", lâche Salah Abdeslam.

Après l'avoir menacé d'un outrage à magistrat, le président passe au deuxième trajet, l'un des deux seuls que Salah Abdeslam reconnaît avoir effectués.

Mais aux questions précises, il répond par le silence ou des "no comment" obstinés. Il critique le "travail bâclé" de l'enquête. Elle se fonde sur des investigations "sophistiquées", pas "farfelues", proteste le président.

- "Surréaliste" -

"On ne va pas dire que c'était grandiose non plus", rétorque Salah Abdeslam. "J'ai été contrôlé (lors du deuxième trajet), j'ai loué les véhicules à mon nom".

"Surréaliste !", s'indignent des parties civiles sur les bancs.

Face à la persévérance de la cour, Salah Abdeslam répète qu'il ne savait rien de la "mission" des hommes qu'il allait chercher.

"Si vous aviez su que ces personnes allaient participer de près ou de loin à des attentats, est-ce que vous seriez allé les chercher ?", demande une assesseure, Xavière Simeoni.

"Franchement, c'est une bonne question", dit l'accusé. Il prend son temps et ajoute: "Dans l'état d'esprit dans lequel j'étais à l'époque, fêtard, j'allais me marier, je pense que je serais pas parti les chercher", même s'ils "avaient sans doute de bonnes raisons".

Mais "aujourd'hui, vous m'avez bousillé ma vie, la France, son gouvernement. La manière dont vous m'avez traité depuis six ans, ça laisse des traces", lance Salah Abdeslam.

L'assesseure le coupe: ce ne sont pas "les réponses qu'attendent les parties civiles".

L'une de ses avocates, Me Olivia Ronen, s'étonne de ce commentaire et rappelle que le procès a pour but "la manifestation de la vérité".

L'interrogatoire se poursuivait en milieu d'après-midi.

J.Barnes--TFWP